Bataille de Tichrine (2024-2025)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Tichrine et Sarrine |
| Issue | Victoire des FDS |
| Inconnues | Inconnues |
485 morts au moins[1] 4 morts au moins[1] |
104 morts au moins[1] |
Batailles
- 1re Deraa
- 2e Deraa
- Homs
- Banias
- Telkalakh
- 1re Rastane
- Talbiseh
- 1re Jisr al-Choghour
- 1re Jabal al-Zawiya
- 1er Hama
- Lattaquié
- 2e Rastane
- 1er Zabadani
- Douma
- 3e Rastane
- 2e Zabadani
- 1er Qousseir
- 1re Azaz
- 1re Idlib
- Taftanaz
- 4e Rastane
- Nobl et Zahraa
- Tremseh
- 1re Damas
- Ghouta orientale
- Alep
- Al-Tel
- Menagh
- 1er Régiment 46
- 1re Maarat al-Nouman
- Cheikh Souleimane
- 2e Taftanaz
- 2e Hama
- Kuweires
- 1re Al-Chaddadeh
- 1re Yaaroubiyé
- 1re Raqqa
- 2e Qousseir
- 3e Qousseir
- Ras al-Aïn
- Daraya
- Maaloula
- 2e Azaz
- Mahin et Sadad
- 2e Yaaroubiyé
- 1re Tall Hamis
- 2e Raqqa
- 1re Jarablous
- Al-Manajir
- Otaybah
- Yabroud
- Markada
- Kassab
- 1re Khan Cheikhoun
- Rankous
- 1re Boukamal
- Tall al-Jabiyah
- 1re Deir ez-Zor
- 1re Kobané
- Ras al-Maara
- 2e Deir ez-Zor
- Al-Chaer
- Division-17
- Brigade 93
- 1re Tabqa
- Djezaa
- 2e Kobané
- Mabrukah
- 3e Yaaroubiyé
- 2e Jabal al-Zawiya
- Wadi al-Deïf
- 2e Tall Hamis
- Tall Tamer
- 2e Régiment 46
- Bosra
- Cheikh Hilal
- 2e Idlib
- Foua et Kafraya
- Bousra al-Harir
- Qalamoun
- 2e Jisr al-Choghour
- 1re Palmyre
- Al-Amr
- 1re Tall Abyad
- Sourane
- 1re Hassaké
- Brigade 52
- Aïn Issa
- 2e Hassaké
- 3e Zabadani
- Sarrine
- Sahl al-Ghab
- Malkiyé
- Al-Qaryatayn
- 1re Marea
- 1re Abou Douhour
- 3e Hama
- Al-Hol
- 1re Tichrine
- Cheikh Meskin
- 1re Tall Rifaat
- 2e Al-Chaddadeh
- Khanasser
- 2e Tall Abyad
- 2e Palmyre
- Al-Raï
- 2e Maarat al-Nouman
- 1re Tasil
- Qamichli
- 2e Tall Rifaat
- Khan Touman
- 3e Raqqa
- 2e Marea
- 1re Manbij
- 2e Tabqa
- 2e Boukamal
- 3e Hassaké
- Opération Bouclier de l'Euphrate
- 2e Jarablous
- 4e Hama
- 4e Raqqa
- 3e Palmyre
- Al-Bab
- Wadi Barada
- 4e Palmyre
- 1re Poche d'Idlib
- 2e Tasil
- 5e Hama
- al-Hamad
- 3e Tabqa
- Badiya
- al-Tanaf
- Aqareb et Maboujé
- 5e Raqqa
- 2e Poche d'Idlib
- 1re Al-Soukhna
- Ouqayribat
- 3e Deir ez-Zor
- 2e Abou Douhour
- Beït Djine
- Mayadine
- 3e Boukamal
- Afrine
- Khoucham
- 3e Poche d'Idlib
- 4e Boukamal
- 3e Deraa
- 1re Soueïda
- Al-Safa
- 4e Poche d'Idlib
- 2e Khan Cheikhoun
- Opération Source de paix
- Baricha
- Maarat al-Nouman et Saraqeb
- 2e Al-Soukhna
- 4e Deraa
- Al-Sinaa
- 2e Afrine et al-Bab
- Opération Griffe-Épée
- 4e Deir ez-Zor
- Offensive rebelle de 2024 en Syrie
- 2e Alep
- 6e Hama
- 2e Homs
- 5e Palmyre
- 2e Damas
- 2e Manbij
- 2e Tichrine
- Côte syrienne
- Jaramana et Sahnaya
- 2e Soueïda
- Rojava
| Coordonnées | 36° 22′ 53″ nord, 38° 10′ 43″ est | |
|---|---|---|
La deuxième bataille de Tichrine se déroule du au , pendant la guerre civile syrienne. Elle s'achève par la victoire des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui repoussent une offensive de l'Armée nationale syrienne (ANS), contre le barrage de Tichrine, près de la ville de Tichrine et le pont de Qara Qawzak, près de la ville de Sarrine, situés tous deux sur l'Euphrate. Le , après avoir conclu un accord avec les FDS, les forces du Gouvernement de transition syrien se déploient autour barrage de Tichrine afin de mettre fin aux combats.
Le , une semaine avant la chute du régime Assad, l'Armée nationale syrienne soutenue par la Turquie lance une offensive depuis la région d'al-Bab et assaille aussi bien les positions du régime syrien que celles tenues par les Forces démocratiques syriennes[2]. Le , Mazloum Abdi, le commandant en chef des FDS, annonce le retrait de ses forces de la ville de Manbij et la conclusion d'une trêve avec la médiation des États-Unis : « Nous sommes parvenus via une médiation américaine à un accord de cessez-le-feu à Manbij. [...] Notre but est de parvenir au cessez-le-feu dans toute la Syrie pour commencer un processus politique en faveur de l’avenir du pays »[3],[4].
Déroulement
Malgré la trêve, l'ANS lance une attaque le près du barrage de Tichrine, à 25 kilomètres au sud-est de Manbij[5],[6]. Selon l'OSDH, l'attaque est repoussée par les forces du Conseil militaire de Manbij et au moins 21 combattants pro-turcs sont tués[5],[6].
Cependant, au cours des semaines suivantes, l'ANS lance, avec le soutien de l'aviation et des drones turcs, plusieurs assauts contre le barrage de Tichrine et le pont de Qara Qawzak, près de Sarrine, afin de franchir d'Euphrate[7],[8],[9]. Ainsi, les 29 et , des combattants des FDS font une incursion à l'intérieur de la ville de Manbij, tandis que de nouveaux combats éclatent près du barrage de Tichrine[10]. Selon l'OSDH, au moins cinq combattants des FDS et 26 de l'ANS sont tués lors de ces affrontements[10].
Le , l'ANS lance un assaut contre deux villages au sud de Manbij[11]. Les FDS affirment avoir repoussé l'attaque, menée selon eux « avec le soutien de cinq drones turcs, de chars et de véhicules blindés »[11]. Elles revendiquent la mort de « dizaines de mercenaires » et la destruction de six véhicules blindés, dont un char[11]. L'OSDH donne pour sa part un bilan « non définitif » d'au moins 23 morts pour l'ANS et un tué pour le Conseil militaire de Manbij[11].
Entre le 2 et le , les forces de l'ANS lancent de nouvelles attaques près du barrage de Tichrine et dans plusieurs villages au sud-est de Manbij[12],[13],[14]. Selon l'OSDH, ces combats font au moins 101 morts, dont 85 pour l'ANS et 16 pour les FDS[12].
Le , une frappe aérienne touche un groupe de manifestants kurdes venus de réclamer l'arrêt des combats, faisant cinq morts selon l'OSDH[9],[7].
Le , de nouveaux combats dans la région de Manbij font au moins 37 morts selon l'OSDH, dont 26 pour l'ANS, 6 pour les FDS et 5 du côté des civils[15]. L'OSDH rapporte alors que l'ensemble des combats livrés dans cette zone ont alors fait au moins 322 morts depuis fin décembre[15].
Le , deux frappes de drones turcs touchent une manifestation kurde et une ambulance du Croissant-Rouge kurde, causant la mort de six civils et faisant 16 blessés[16].
Le , une frappe de drone turc tue 6 à 12 civils à Sarrine et en blesse 13 à 22 autres[17],[18].
Le , les FDS lancent plusieurs attaques au sud et à l'est de Manbij[19]. Selon l'OSDH, au moins 10 combattants de l'ANS sont tués lors des combats, tandis qu'au moins neuf personnes, dont un nombre indéterminé de combattants de l'ANS, périssent à la suite de l'explosion d'une voiture piégée près d'une position militaire à Manbij[19]. Selon les Casques blancs, au moins trois civils sont tués et six blessés dans cet attentat[19], tandis que l'agence SANA donne un bilan de quatre civils tués et neuf blessés[20].
Le , une autre voiture piégée explose à l'entrée de la ville de Manbij, causant la mort d'au moins 20 personnes selon l'agence SANA[21],[20], dont au moins 17 femmes[22]. L'attaque n'est pas revendiquée[21],[20], mais elle est probablement commise par les YPG[22].