Bataille de Tremseh
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Tremseh, près de Hama |
| Issue | Victoire des loyalistes |
| inconnus | • Saleh al-Soubaai † • Ibrahim Zouait al-Tarkawai † |
| 800 hommes (selon les rebelles) |
250 à 300 hommes (selon le régime syrien) |
| 3 morts | 37 à 50 morts |
39 morts
(selon le régime syrien)
103 à 150 morts
(selon les rebelles)
Batailles
- 1re Deraa
- 2e Deraa
- Homs
- Banias
- Telkalakh
- 1re Rastane
- Talbiseh
- 1re Jisr al-Choghour
- 1re Jabal al-Zawiya
- 1er Hama
- Lattaquié
- 2e Rastane
- 1er Zabadani
- Douma
- 3e Rastane
- 2e Zabadani
- 1er Qousseir
- 1re Azaz
- 1re Idlib
- Taftanaz
- 4e Rastane
- Nobl et Zahraa
- Tremseh
- 1re Damas
- Ghouta orientale
- Alep
- Al-Tel
- Menagh
- 1er Régiment 46
- 1re Maarat al-Nouman
- Cheikh Souleimane
- 2e Taftanaz
- 2e Hama
- Kuweires
- 1re Al-Chaddadeh
- 1re Yaaroubiyé
- 1re Raqqa
- 2e Qousseir
- 3e Qousseir
- Ras al-Aïn
- Daraya
- Maaloula
- 2e Azaz
- Mahin et Sadad
- 2e Yaaroubiyé
- 1re Tall Hamis
- 2e Raqqa
- 1re Jarablous
- Al-Manajir
- Otaybah
- Yabroud
- Markada
- Kassab
- 1re Khan Cheikhoun
- Rankous
- 1re Boukamal
- Tall al-Jabiyah
- 1re Deir ez-Zor
- 1re Kobané
- Ras al-Maara
- 2e Deir ez-Zor
- Al-Chaer
- Division-17
- Brigade 93
- 1re Tabqa
- Djezaa
- 2e Kobané
- Mabrukah
- 3e Yaaroubiyé
- 2e Jabal al-Zawiya
- Wadi al-Deïf
- 2e Tall Hamis
- Tall Tamer
- 2e Régiment 46
- Bosra
- Cheikh Hilal
- 2e Idlib
- Foua et Kafraya
- Bousra al-Harir
- Qalamoun
- 2e Jisr al-Choghour
- 1re Palmyre
- Al-Amr
- 1re Tall Abyad
- Sourane
- 1re Hassaké
- Brigade 52
- Aïn Issa
- 2e Hassaké
- 3e Zabadani
- Sarrine
- Sahl al-Ghab
- Malkiyé
- Al-Qaryatayn
- 1re Marea
- 1re Abou Douhour
- 3e Hama
- Al-Hol
- 1re Tichrine
- Cheikh Meskin
- 1re Tall Rifaat
- 2e Al-Chaddadeh
- Khanasser
- 2e Tall Abyad
- 2e Palmyre
- Al-Raï
- 2e Maarat al-Nouman
- 1re Tasil
- Qamichli
- 2e Tall Rifaat
- Khan Touman
- 3e Raqqa
- 2e Marea
- 1re Manbij
- 2e Tabqa
- 2e Boukamal
- 3e Hassaké
- Opération Bouclier de l'Euphrate
- 2e Jarablous
- 4e Hama
- 4e Raqqa
- 3e Palmyre
- Al-Bab
- Wadi Barada
- 4e Palmyre
- 1re Poche d'Idlib
- 2e Tasil
- 5e Hama
- al-Hamad
- 3e Tabqa
- Badiya
- al-Tanaf
- Aqareb et Maboujé
- 5e Raqqa
- 2e Poche d'Idlib
- 1re Al-Soukhna
- Ouqayribat
- 3e Deir ez-Zor
- 2e Abou Douhour
- Beït Djine
- Mayadine
- 3e Boukamal
- Afrine
- Khoucham
- 3e Poche d'Idlib
- 4e Boukamal
- 3e Deraa
- 1re Soueïda
- Al-Safa
- 4e Poche d'Idlib
- 2e Khan Cheikhoun
- Opération Source de paix
- Baricha
- Maarat al-Nouman et Saraqeb
- 2e Al-Soukhna
- 4e Deraa
- Al-Sinaa
- 2e Afrine et al-Bab
- Opération Griffe-Épée
- 4e Deir ez-Zor
- Offensive rebelle de 2024 en Syrie
- 2e Alep
- 6e Hama
- 2e Homs
- 5e Palmyre
- 2e Damas
- 2e Manbij
- 2e Tichrine
- Côte syrienne
- Jaramana et Sahnaya
- 2e Soueïda
| Coordonnées | 35° 16′ nord, 36° 30′ est | |
|---|---|---|
La bataille de Tremseh (arabe : تريمسة) a opposé le l'armée arabe syrienne à l'armée syrienne libre dans le village du même nom, situé à 30 kilomètres au nord-ouest de Hama en Syrie. Un premier bilan a chiffré les morts entre 150[1] et 305[2] selon les activistes des droits de l'homme, avant d'être ramené à une liste de 68 noms par l’opposition, comprenant une femme et cinq enfants, les autres victimes étant des hommes en âge de combattre[3]. Un activiste syrien, Abu Adnan, maintient toutefois le nombre de 150 victimes, alléguant que l'armée syrienne aurait volé les autres corps.
La bataille s'est déroulée alors que les forces officielles tentaient de reprendre le contrôle de la localité jusqu'ici aux mains de l'armée syrienne libre.
Le village de Tremseh se situe à 35 kilomètres au nord-ouest de la ville de Hama, avec une population essentiellement sunnite mais encerclée par des communautés alouites et donc réputées loyales au président Assad. Des activistes ont décrit que le des forces de l'armée syrienne entourèrent Tremseh et se sont mises à bombarder le village — un bombardement qui dura toute la journée[1]. Les observateurs onusiens ont témoigné de l'utilisation d'artillerie lourde, d'hélicoptères et de chars[4]. Des rapports ont indiqué qu'à la suite de cet assaut, des militaires et miliciens loyaux au régime se sont rués dans le village, mitraillant et poignardant les habitants. Même ceux s'efforçant de fuir les violences du village sont visés[4].
Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, 150 personnes auraient été massacrées à Tremseh le lundi . Selon un militant « Une trentaine de véhicules de l'armée ont totalement encerclé le village. Il n'y avait aucune possibilité de sortir. Quiconque essayait de fuir à travers champs était abattu. » devant l'AFP. Toujours selon le même militant, « après le bombardement, l'armée est entrée [dans Tremseh] avec des armes légères et les shabbihas [miliciens pro-gouvernement] suivaient avec des couteaux. » Au vu de ses destructions importantes, l'hôpital semble avoir été particulièrement visé[5].
Pendant ce temps, le gouvernement nie toute responsabilité et fait porter la responsabilité à des « groupes terroristes » ainsi qu'aux « médias assoiffés de sang », selon l'agence officielle Sana (Agence de presse). Ce massacre fait suite à celui de Houla, en mai, où ont péri une centaine de personnes[6].