Bataille de Yaaroubiyé (octobre 2013)
octobre 2013
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La bataille Yaaroubiyé a lieu lors de la guerre civile syrienne. Elle a lieu en et se termine par la victoire des forces kurdes qui prennent aux djihadistes le contrôle de la ville et du poste-frontière de Yaaroubiyé.
- Territoire contrôlé par le PYD
- Territoire contrôlé par les groupes rebelles et djihadistes
- Territoire contrôlé par le gouvernement syrien
- Territoire contrôlé par le gouvernement irakien
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Yaaroubiyé |
| Issue | Victoire du PYD |
Ansar al-Khalifah Liwa al-Tawhid wa al-Jihad |
| inconnues | inconnues |
| 3 morts[1] | 15 morts au moins[2],[3],[4] |
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| Coordonnées | 36° 48′ 42″ nord, 42° 03′ 59″ est | |
|---|---|---|
Déroulement
En , les forces kurdes des YPG lancent une offensive contre les groupes rebelles islamistes présents dans la petite ville de Yaaroubiyé, située à la frontière avec l'Irak[1]. Les Kurdes accusent alors les rebelles et les djihadistes d'utiliser cette localité pour préparer des bombes et envoyer des kamikazes contre leurs forces[1]
Les forces salafistes et djihadistes présentes à Yaaroubiyé sont alors l'État islamique en Irak et au Levant, le Front al-Nosra, Ahrar al-Cham, Ansar al-Khalifah et Liwa al-Tawhid wa al-Jihad[1],[5],[6],[7]. Un autre groupe rebelle local, Ahrar al-Jazeera (en), constitué de combattants de la tribu des Chammar, avait été expulsé hors de la ville par le Front al-Nosra à la mi-octobre, quelques jours avant l'offensive[7],[8].
Les combats à Yaaroubiyé durent quatre jours et s'achèvent le par la victoire des YPG qui prennent le contrôle total de la ville[1],[5],[6],[9].
La prise de Yaaroubiyé est condamnée par la Coalition nationale syrienne (CNS), qui dénonce une offensive contre l'Armée syrienne libre, bien qu'en réalité aucun groupe affilié à l'Armée syrienne libre n'était présent à Yaaroubiyé au moment de l'offensive kurde[7]. La victoire des YPG est en revanche saluée par le Conseil national kurde (CNK), pourtant membre de la CNS[7]. La CNS accuse également l'armée irakienne d'avoir livré combat avec son infanterie en soutien aux combattants kurdes le , ce qui est démenti par une source sécuritaire de l'agence Reuters[1]. Des rebelles affirment également que l'aviation syrienne a bombardé Yaaroubiyé pendant les combats[1].
La population de Yaaroubiyé compte environ 80 % d'Arabes et 20 % de Kurdes, mais les Kurdes entretiennent de bonnes relations avec les Chammar, la principale tribu arabe de la région, et bon nombre de ces derniers apportent leur soutien aux YPG[8].
Les pertes
Les YPG déclarent dans un communiqué que trois de leurs combattants ont été tués pendant les quatre jours de combats livrés à Yaaroubiyé[1]. Certains combattants kurdes blessés sont évacués par des véhicules de l'armée irakienne et emmenés en Irak[1].
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) évoque pour sa part la mort de trois rebelles le [2] ; un Kurde des YPG et trois combattants du Front al-Nosra tués le [3] : et deux combattants kurdes et neuf djihadistes de l'État islamique tués dans la nuit du 26 au et dans la journée du , ainsi que quatre chars et blindés de l'État islamique détruits[4].