Blieux
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| Blieux | |||||
Une des cluses qui cloisonnent le territoire de Blieux. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | ||||
| Arrondissement | Castellane | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière | ||||
| Maire Mandat |
Gérard Collomp 2020-2026 |
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| Code postal | 04330 | ||||
| Code commune | 04030 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Blieuxiens | ||||
| Population municipale |
62 hab. (2023) | ||||
| Densité | 1,1 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 52′ 24″ nord, 6° 22′ 18″ est | ||||
| Altitude | Min. 831 m Max. 1 930 m |
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| Superficie | 56,8 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Riez | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Liens | |||||
| Site web | https://blieux.fr/ | ||||
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Blieux est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le nom de ses habitants est Blieuxiois.
Géologie et relief
Le village est situé à 950 m d’altitude[1], dans la vallée de l’Asse de Blieux, dans le massif du Montdenier.
Blieux est une des 46 communes adhérentes du parc naturel régional du Verdon.

Les communes limitrophes de Blieux sont :
Barrême, Senez, Castellane, Rougon, La Palud-sur-Verdon, Majastres et Senez à nouveau avec son enclave du Poil[2],[3].
Géologie
Le périmètre de protection de la réserve naturelle géologique de Haute-Provence couvre également la commune de Blieux.
Environnement
La commune compte 690 ha de bois et forêts, soit seulement 12 % de sa superficie[4].
Relief
- Mont Chiran (1 905 m) ;
- le Grand Mourre (1 898 m) ;
- crête de Montmuye (culmine à 1 621 m) ;
- le Mourre de Chanier (1 930 m).
Hydrographie
Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :
- rivière l'Asse,
- ravins de Reibert, de Chaudanne, du Riou d'Ourgeas, du Champ, de la Font des Bruscs, du Collet, de Chanier, de la Clue, de la Clape, de la Colle, du Riu, du Rayet, de la radasse, des Roumégière, de Longuet, des Lèches, de la Bourbonne, de la Castelle, de la Plâtrière, de la Charbonnière, de la Quille, des Combes, de Malamort, du Chast, du Pas d'Escale, de l'Enfantasse, du Roi, de la Gipière Blanche,
- vallon Nègre,
- torrent de Praux.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[8] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[9]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 9,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 854 mm, avec 6,8 jours de précipitations en janvier et 4,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Castellane à 12 km à vol d'oiseau[12], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 999,7 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Blieux est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digne-les-Bains, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[17]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (96,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (61,5 %), forêts (19,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (16 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %), prairies (0,5 %)[20].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux
- le Bas-Chaudoul
- la Tuilière
- Thon
- la Castelle
Risques naturels et technologiques
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barrême auquel appartient Blieux est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[21], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[22]. La commune de Blieux est également exposée à trois autres risques naturels[22] :
- feu de forêt ;
- inondation ;
- mouvement de terrain : la commune est concernée par un aléa moyen à fort dans toute la vallée de l’Asse[23].
La commune de Blieux n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[24].
Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[24] et le Dicrim existe depuis 2011[25].
La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle, en 1994 (hiver et automne) et en 2011, pour des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue[22]. Les tremblements de terre qui ont été le plus fortement ressenti à Blieux sont ceux des , avec une intensité de 6,5 (épicentre à Chasteuil, actuellement rattaché à Castellane) et , d’intensité 3 dans la commune (avec un épicentre dans le Piémont)[26].
Toponymie
Selon Ernest Nègre, le nom de la commune (Bleus en 1110, Vleus au XIIe siècle selon l’Atlas historique de la Provence[27]) vient de l’occitan bleusse, qui signifie « sec », probablement en référence au sol sec[28]. Selon Charles Rostaing, il se forme sur la racine oronymique (désignant une montagne en forme d’éperon) *BL[29], toponyme qui est probablement préceltique[30]. Les Fénié sont du même avis que Rostaing[31].
Le lieu-dit la Melle (castri de Mela, vers 1200), a un nom tiré du celtique mello, désignant un lieu situé en hauteur [32],[33].
Histoire
Dans l'Antiquité, le peuple installé à l'arrivée des Romains est celui des Sentii[34].
La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1110, comme appartenant à Raimundus de Bleus[35]. Le fief appartient au chapitre épiscopal de Senez, puis passe aux Castellane au XIIIe siècle, aux Pontevès au XIVe siècle, aux Engelfred au XVIIIe siècle[27]. Les églises des paroisses de Blieux (à Blieux et à Melle), et les revenus qui y sont attachés, passent successivement à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, à l’évêque de Senez, puis à l’abbaye de Lérins[35].
En 1342, la communauté de Blieux est rattachée à la viguerie de Castellane par le comte de Provence[36],[35].
Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, la communauté de Roquemartine adhère à l'Union d'Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d'Aix. Ce n’est que fin 1387 qu’elle se soumet[37].
À la fin des guerres de Religion, les habitants de Blieux détruisent leur église pour éviter que leurs ennemis s’en emparent[35].
Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[38].
La Révolution et l’Empire apportent nombre d'améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du précise ses modalités. Dès 1811, le cadastre dit napoléonien de Blieux est achevé[39].
Comme de nombreuses communes du département, Blieux se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en compte deux qui dispensent une instruction primaire aux garçons, situées au chef-lieu et au hameau de la Melle[40]. Les filles bénéficient elles aussi de cette instruction, bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[41].
Politique et administration
Liste des maires
Intercommunalité
Blieux fait partie :
- jusqu'en 2016, de la communauté de communes du Moyen Verdon ;
- à partir du , de la communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière.
La communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi)[47].
Budget et fiscalité 2024
En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi[48] :
- total des produits de fonctionnement : 130 000 €, soit 2 412 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 75 000 €, soit 1 393 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 120 000 €, soit 2 230 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 80 000 €, soit 1 488 € par habitant ;
- endettement : 0 €, soit 7 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 8,07 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 29,50 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 55,00 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation[49].
Démographie
| type = Commune rurale à habitat très dispersé | unité urbaine = Hors unité urbaine | aire d'attraction = Digne-les-Bains
(commune de la couronne)
En 2023, Blieux comptait 60 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Blieux). Les autres « recensements » sont des estimations.
La commune est, parmi celles des Alpes-de-Haute-Provence qui ont subsisté sans être totalement abandonnées, celle qui a connu le plus grand recul démographique entre le milieu du XIXe (et même la fin du XVIIIe siècle) et le milieu du XXe siècle.
L’histoire démographique de Blieux, après la grande saignée du XIVe siècle et la lente croissance allant de la fin du XVe siècle aux années 1830, est marquée par une période d’« étale » où la population reste stable à un niveau élevé. Cette période, courte dure de 1831 à 1841. Elle est suivie d’un mouvement de diminution assez rapide. En 1896, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population de 1836[55]. Le mouvement de baisse s’est poursuivi jusqu’aux années 1960. Depuis un demi-siècle, la population est stable, entre 50 et 60 habitants, soit 5 à 6 % de la population du maximum de 1836.
Économie
Aperçu général
En 2009, la population active s’élevait à 22 personnes, dont sept chômeurs[56]. Ces travailleurs sont majoritairement non-salariés (neuf sur dix-sept)[57] et travaillent majoritairement dans la commune (même proportion)[57]. L’essentiel des établissements de la commune se trouvent dans l’agriculture (13 sur 21 en 2010)[58].
Agriculture
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 13 établissements actifs au sens de l’Insee et aucun emploi salarié[58].
Le nombre d’exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est en forte baisse dans les années 2000, passant de 10 à 6, essentiellement des élevages ovins[59][réf. incomplète]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement baissé, de 1 312 ha à 960 ha, alors que le nombre d’exploitations baissait (de 12 à 10)[60]. Ce mouvement s’est poursuivi, la SAU s’établissant à 256 ha en 2010[59].
Industrie
Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait un seul établissement artisanal, employant un salarié[58].
Activités de service
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait cinq établissements (sans aucun emploi salarié), auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif, sanitaire et social[58].
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[61]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :
Les résidences secondaires apportent un appoint important à la capacité d’accueil[64] : plus de la moitié des logements (soit 52) sont des résidences secondaires, dont 10 avec deux logements ou plus[65],[66].

