Reillanne

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Reillanne
Reillanne
La colline et le village de Reillanne.
Blason de Reillanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon
Maire
Mandat
Sébastien Terranova
2026-2032
Code postal 04110
Code commune 04160
Démographie
Gentilé Reillannais
Population
municipale
1 730 hab. (2023 en évolution de +3,28 % par rapport à 2017)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ nord, 5° 40′ est
Altitude Min. 387 m
Max. 805 m
Superficie 38,55 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Manosque
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Reillanne
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Reillanne

Reillanne est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Localisation

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Reillanne et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Clocher de l’église Saint-Pierre de Reillanne.

Les communes limitrophes de Reillanne sont Aubenas-les-Alpes, Saint-Michel-l'Observatoire, Villemus, Montjustin, Céreste, Sainte-Croix-à-Lauze et Vachères.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 3 855 hectares ; son altitude varie de 387 à 805 mètres[1].

La commune de Reillanne est établie sur le col des Granons, au contact entre les vallées du Calavon et du Largue[2].

Hydrographie

Reillanne est traversée par plusieurs cours d'eau, dont le plus important est le Largue[3], qui longe la commune par l'est. Dans le village, le ruisseau du Tréchiou serpente à l'ouest de la colline de Saint-Denis avant de descendre vers la plaine et de se jeter dans l'Encrême. Plusieurs retenues d'eau artificielles existent à proximité de l'Encrême[4], dans le quartier de la Garde de Dieu.

Environnement

La commune compte 1 964 ha de bois et forêts[5].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[8] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[9]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 843 mm, avec 6,5 jours de précipitations en janvier et 3,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dauphin à 10 km à vol d'oiseau[12], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 693,2 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports

Voies routières

Le territoire de la commune est traversé d'est en ouest par la route départementale 4100 (ancienne route nationale 100) ; deux routes départementales relient le village à l'ancienne nationale, la RD 14 et la RD 214.

Services autocars

Reillanne est desservie par deux lignes du réseau Zou ![16] :

  • 2 lignes de PROXIMITÉ :
Ligne Tracé
460(Vachères) ↔ Reillanne ↔ Manosque
915AvignonApt ↔ Reillanne ↔ ForcalquierLa Brillanne[17]

Risques naturels et technologiques

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Reillanne est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[18], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[19]. La commune de Reillanne est également exposée à trois autres risques naturels[19] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : environ la moitié du territoire de la commune est concerné par un aléa moyen à fort[20].

La commune de Reillanne est de plus exposée à un risque d'origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[21]. La départementale RD 4100 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[22].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n'existe pour la commune[21] et le Dicrim n'existe pas non plus[23].

La commune a été l'objet de cinq arrêtés de catastrophe naturelle dont trois pour des inondations et des coulées de boue en 1994, 2011 et en 2019, et deux pour des mouvements de terrain dus à la sécheresse en 1997 et en 2017[19]. Le dernier tremblement de terre fortement ressenti à Reillanne est celui du , avec une intensité macro-sismique de VII sur l'échelle MSK (niveau correspondant à des dommages causés aux immeubles)[24]. L'épicentre était situé à Bussana Vecchia, en Italie[25].

Urbanisme

Typologie

Au , Reillanne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[26]. Elle est située hors unité urbaine[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Manosque, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[27]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[28],[29].

Occupation des sols

Le château du Pinet.

La répartition des sols de la commune est la suivante[30] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 4,33 % 168,58
Zones agricoles 33,74 % 1 312,78
Zones naturelles 61,96 % 2 410,78
Total 100 % 3 891

Logement

Reillanne comptait 1 014 logements en 2007 (contre 870 en 1999). Les constructions neuves sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 13,9 % des résidences principales dataient d'après 1990 contre 10,4 % en France. En revanche, la commune connaît un important déficit de constructions des années 1950 aux années 1970 qui s'explique par l'exode rural.

Les résidences principales représentent 663 logements soit 65,4 % du parc, réparties à 87,8 % en maisons individuelles (91,3 % en 1999) et à 10,5 % en appartements (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine). 65,7 % des habitations principales comportent 4 pièces et plus[31]. Les propriétaires de leurs logements constituent 71,7 % des habitants contre 25,3 % qui ne sont que locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine).

Toponymie

La commune se nomme Relhana en provençal et vivaro-alpin de norme classique et Reihano en provençal de norme mistralienne. Le linguiste Charles Rostaing relève 26 formes pour le nom de Reillanne[32], la plus ancienne, Reglana, remontant à 909. On trouve des formes similaires, comme Reilana (XIe siècle), Rillana (1125), Reillana (1274) ou encore Reilhane (1401).

Trois interprétations du nom ont cours[33] :

  • le nom Reillanne viendrait du provençal reiho soc de charrue », un objet agraire que l'on trouve aujourd'hui dans les armes de Reillanne.) Il s'agit d'une étymologie populaire, liée à la proximité entre les noms Reillanne et reiho ;
  • Frédéric Mistral, le félibre provençal, et l'historien André Bouyala d'Arnaud, trouvent dans le mot « Reillanne » une évocation de la voie Aurélienne. Charles Rostaing s'oppose à cette interprétation ;
  • selon les toponymistes Skok et Groehler[34], Reillanne doit son nom à la gens Regilia, une famille (ou peut-être un clan, une tribu) propriétaire du terroir de Reillanne au Haut Moyen Âge. Le toponymiste Lorgnon envisage davantage Regulius que Regilius[35], le couple Fénié retient l’explication par le nom romain mais ne tranche pas entre les deux gentilices proposés[36].

Histoire

Préhistoire

Dans les années 1950, de nombreuses empreintes fossiles sont identifiées au quartier des Pas d'Ânes. Considérées par la tradition comme appartenant à des ânes, elles se révèlent être celles d'anchitherium[37], un genre d'équidé vivant il y a approximativement 20 MA[38].

Les plus anciennes traces humaines datent du mésolithique et du Bronze final: la grotte de Saint-Mitre est fréquentée et a livré plusieurs tombes[39].

Antiquité

Dans l’Antiquité, le territoire de Reillanne fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[40].

La voie domitienne traversait la commune, allant d'Italie en Espagne. À proximité des Roussetys, elle franchissait le torrent du Vallon par un gué aménagé similaire à celui du Reculon, à Saint-Michel-l'Observatoire[41].

À la fin de l'Empire romain, la grotte de Saint-Mitre est réoccupée (IIIe et IVe siècles)[42].

Reillanne bénéficie des privilèges de municipe et pouvait à ce titre s'auto-administrer[réf. nécessaire].

Moyen Âge et période moderne

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[43].

Reillanne apparaît dans les chartes en 909 sous le nom de Reglana, quand il est fait mention de la villa Pineta (actuel château Pinet) et de l’église Saint-Suffrein (sancti Sisfredi)[44]. Elle appartenait à l’abbaye de Montmajour, qui en percevait les revenus, moins le quart des dîmes et le tiers des offrandes aux morts, que l’archevêque d’Aix se réservait[44].

La bourgade a une certaine importance au Moyen Âge. La légende affirme que les Templiers ont construit un monastère, cependant aucun document ne vient corroborer cette affirmation. Ce monastère est en fait franciscain. La paroisse relevait elle du prieuré de Carluc, et donc indirectement de l’abbaye de Montmajour. Les revenus de cette église allait donc à cet ordre, moins le quart des dîmes et le tiers des offrandes aux morts, que l’archevêque d’Aix se réservait, comme pour Saint-Suffrein[44]. Le prieuré Saint-Mitre relevait lui de l’abbaye Saint-Victor de Marseille ; à partir de 1237, les franciscains installent dans ce prieuré un hospice pour les pèlerins allant à Rome[44]. Enfin, au XIVe siècle, les observantins créent un couvent à Reillane[44].

À la fin du XIIe siècle, les Hospitaliers de Saint-Jean ont sous leur garde l’église Saint-Égide (appartenant auparavant au chapitre d’Aix), placée sur l’ancienne via domitia, et un hospice destiné aux voyageurs[44].

Le fief de Reillanne relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Reillanne, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[45].

Dès le XIIIe siècle, la ville bénéficie d’un consulat[46]. La communauté relève de la viguerie de Forcalquier[44]. Reillanne est le siège d’une vicomté créée en 1346 et dont Foulque d'Agoult fut le premier titulaire[46]. La famille de Pierrevert fut signalée à Reillanne depuis la fin du XIIIe siècle ; mais elle ne semblait pas avoir de résidence fixe à Reillanne[47]. En 1304, Raymond de Pierrevert — qui était déjà coseigneur de Châteauneuf-lès-Mane (en 1303[48]) — était coseigneur de Reillanne. En 1346, la famille de Pierrevert n'était plus coseigneur de Reillanne[49]. Avant 1320, Engles de Reillanne (?-1340) était coseigneur de Reillanne[50]. Un de ses fils, Bertrand, noble, fut coseigneur de Reillanne. En 1349, Boniface de Reillanne, aîné et jeune, furent coseigneur de Reillanne[51].

Vers 1357-1358, Arnaud de Cervole, dit l’Archiprêtre, célèbre chef de mercenaires du début de la guerre de Cent Ans, s’empare de Reillanne[52].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Reillanne, Boniface, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[53].

Avant 1334, Guillaume de Villemus possédait des droits seigneuriaux qu'il céda à Bertrand de Vandroma et à Bertrand Grassi. Sparron de Petraviridi fut aussi l'un des coseigneurs de Reillanne[54][réf. non conforme]. En 1390, Paul Triboleti, juge des secondes appellations de Marseille (1381) était propriétaire de la bastide De Apulia, à Reillanne[55].

Une foire se tenait à Reillanne, de la fin du Moyen Âge jusqu’à la Révolution, bénéficiant de la situation de la ville à la jonction de deux itinéraires allant de la vallée de la Durance à celle du Coulon et Avignon, par Apt[56],[57]. Le couvent des observantins est vendu en 1766[44].

Révolution française

La Révolution est accueillie avec joie à Reillanne. Quelques excès contre le clergé surviennent toutefois de la part des Jacobins, même s'ils sont limités car les Girondins, qui réprouvent ces excès, sont majoritaires dans le village[58]. Durant cette période, Reillanne compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[59]. Lors de la déchristianisation de l'an II, les autorités reillannaises envoient aux administrateurs du district de Forcalquier de nombreux ustensiles prélevés dans l'église de Reillanne. Pourtant, le peuple reste attaché à la foi catholique. Les actes paroissiaux ne diminuent pas, ou peu, entre 1790-1792 et 1793[60].

Le vaste château, dont l’enceinte extérieure comptait 18 tours, est entièrement détruit à la suite de la Révolution[61].

Époque contemporaine

Monument aux morts.

La commune du Bourget est rattachée à Reillanne en 1846[62].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : dix habitants de Reillanne sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[63]. En 1865, des moniales s’installent dans l’ancien couvent des observantins, qu’elles abandonnent dans les années 1930[44].

Comme de nombreuses communes du département, Reillanne se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[64]. La même instruction est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[65]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[66].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, un centre d’internement du service social des étrangers est créé à Reillanne en 1942 dans l'ancien couvent Notre-Dame des Prés : des familles espagnoles y sont internées. Puis elles sont rejointes par des familles juives, l’UGIF intervenant alors au camp[67],[68]. Le , une rafle menée par des membres français de la Gestapo de Marseille conduits par Charles Palmieri, conduit à l'arrestation de 54 Juifs, principalement des femmes, des enfants, et des personnes malades ou âgées. Ceux-ci sont emmenés en car à Marseille, puis en train à Drancy, et de là à Auschwitz[69] où ils meurent assassinés. Seuls trois survivants à cette rafle sont connus à ce jour. Le camp ne ferme qu’à la Libération[68]. Le couvent Notre-Dame-des-Prés est ensuite transformé en colonie de vacances en 1963[44], puis en hôtel en 2024.

La chartreuse Notre-Dame est créée en 1978[44].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Mairie de Reillanne.
Liste des maires successifs[70]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1801 François Dermitanis   maire, puis agent municipal
1801 1802 Michel Martin-Ferréol    
1804 1804 François Martin-Ferréol    
1804 1807 Joseph Dauphin    
1808 1823 Paul Devoulx    
1823 1826 Pierre-Paul Arnaud    
1826 1830 Jean-Denis Isoard    
octobre 1830 1831 Marie-Denis Martin    
décembre 1831 octobre 1840 Pierre-Paul Arnaud    
octobre 1840 avril 1848 Étienne Chauvin   Docteur en médecine, Révolution française de 1848
avril 1848 1851 Jean-Baptiste Roman    
1852 1857 Jean-Auguste Dermitanis    
1857 1860 Hercule César Alfred de Salve    
décembre 1860 avril 1861 Joseph Balthazar Aubert    
avril 1861 octobre 1861 Hercule César Alfred de Salve    
novembre 1861 juillet 1869 Joseph Louis Aubert    
juin 1869 juin 1906 Sébastien, vicomte de Salve[71],[70]    
juin 1906 juin 1912 Casimir Amédée Martin    
mai 1912 1935 Jean de Salve    
1935   Roger Lesbros    
  3 août 1943 Ernest Marseille   révoqué par Vichy[72]
         
1945 1953 Daniel Reynaud[73]    
1953 1959 Raoul Anglès   Ancien député (1914-1924)
1959 1961 Maurice Brun    
1962 1965 Raoul Anglès    
1965 1971 Paul Blanc    
1971 1977 Jean-Pierre Brunet    
mars 1977 novembre 1996 Georges Alliaud PCF Instituteur, conseiller général du canton de Reillanne (1992-1996)
décembre 1996 janvier 2009[74] Raymond Bressand PCF[75] Conseiller général du canton de Reillanne (1997-2011)
mars 2009 avril 2014 Alain Calvet UMP[76],[77],[78]  
avril 2014 septembre 2015 Christine Baptiste[79] UDI  
septembre 2015 mars 2026 Claire Dufour[80] FG[81]  
mars 2026 en cours
(au 21 mars 2026)
Sébastien Terranova    

En 2014, les trois listes en lice obtiennent des scores proches. Des tensions apparaissent rapidement, et plusieurs conseillers municipaux, de l'opposition comme de la majorité (dont trois adjoints) démissionnent. En , dix conseillers au total avaient démissionné, sur les 19 élus en [82],[83].

Intercommunalité

Reillanne a fait partie, de 1992 à 2016, de la communauté de communes de Haute-Provence. Depuis le , elle est membre de la communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon.

Finances locales

L'imposition des ménages et des entreprises à Reillanne en 2009[84]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,90 %0,00 %5,53 %0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 22,74 %0,00 %14,49 %2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 82,69 %0,00 %47,16 %8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 17,48 %0,00 %10,80 %3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[85]).

Jumelages

Roccasparvera est une commune de 733 habitants de la province de Coni (Piémont). Le jumelage est signé à Reillanne le entre Gian Piero Robbione, maire de Roccasparvera, et Georges Alliaud, maire de Reillanne et conseiller régional des Alpes-de-Haute-Provence[87]. Ce jumelage s'explique du fait que, du XIVe au XVIIe siècle, la famille Bolleris, châtelain de Roccasparvera, règne alors aussi sur la vicomté de Reillanne (qui englobe également d'autres communes actuelles, comme Mane, Saint-Étienne-les-Orgues et Saint-Michel-l'Observatoire)[88].

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Reillannais[5].

En 2023, Reillanne comptait 1 730 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Reillanne). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [modifier]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
1 2171 2391 1751 4701 2921 4211 2701 3791 390
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 4511 5141 4801 4351 5161 5051 3561 3601 311
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 3281 3061 2171 081987939880808750
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
5856226026658921 1971 3221 4761 542
2016 2021 2023 - - - - - -
1 6531 7131 730------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[89].)
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
316 feux91 feux
(Source : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[46])

L’histoire démographique de Reillanne, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période occupe la majeure partie du siècle, et ne s’interrompt qu’après 1876. L’exode rural commence donc tardivement à Reillanne, mais provoque néanmoins un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1946, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1872, ce qui moins rapide que pour les communes de montagne[90]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1950, et s’inverse fermement dans les années 1970. Depuis, la population a retrouvé et même dépassé ses plus hauts niveaux.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est dotée d'une crèche et d’une école primaire[91]. Les élèves vont ensuite au collège Henri-Laugier à Forcalquier puis au lycée Félix-Esclangon[92] ou au Lycée polyvalent Les Iscles[93] tous les deux situés à Manosque.

Sports

La commune propose différentes activités sportives[94] comme le football avec le Football Club reillannais[95], l'équitation au club de Céline Beauvois[96], le tennis de table, le tennis avec le Tennis Club Reillannais[97], le stretching avec l' Elastic Girls ou le ski avec le Ski club de Reillanne[98].

Santé

Culture

Les lieux de culture de Reillanne sont : une bibliothèque, un atelier de cirque et une école de musique. Une association itinérante de cinéma, La Strada, projette régulièrement des films.

La librairie Regain, fondée en 2008 par Antoine Prohom et reprise en 2018 par Sadou Czapka propose un fonds exceptionnel en poésie, littérature et en musique classique [99]. Elle initie de nombreuses rencontres littéraires et tient un stand de livres depuis 2013 au festival international de piano de La Roque d'Anthéron.

En , le conseil municipal avait inscrit à l'ordre du jour la fermeture de l'école de musique pour des raisons budgétaires. Une pétition a entrainé l'ajournement de cette fermeture. L'école de musique continue à être un lieu de culture de Reillanne.

Cultes

La paroisse est rattachée à un secteur pastoral de 14 paroisses, le secteur pastoral du Largue. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[100].

Services publics

Plusieurs services publics ont une présence permanente, comme La Poste et la DDE. La mairie organise également un service d'aide à domicile[101].

La CPAM assure une permanence d'une demi-journée par mois, en mairie. L'office de tourisme vous aide à préparer votre séjour et établit un lien entre les différents acteurs du développement touristique[102].

Économie

Culture locale et patrimoine

Notes et références

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