Le Brusquet

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Le Brusquet
Le Brusquet
Blason de Le Brusquet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Intercommunalité Communauté d'agglomération Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Gilbert Reinaudo
2020-2026
Code postal 04420
Code commune 04036
Démographie
Gentilé Brusquetier
Population
municipale
965 hab. (2023 en évolution de +0,73 % par rapport à 2017)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 42″ nord, 6° 18′ 37″ est
Altitude Min. 694 m
Max. 1 550 m
Superficie 22,25 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Digne-les-Bains
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Seyne
Législatives Première circonscription
Localisation
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Le Brusquet

Le Brusquet est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Brusquetier[1].

Localisation

Village situé à 10 km de Digne-les-Bains.

Géologie et relief

Le village est surtout connu pour sa colline de Lauzière. C'est sur cette colline que se trouvaient l'ancien château et la chapelle castrale. La commune est entourée par d'autres reliefs comme la Baisse d'Emporte, la Colle, Liman et le Blayeul.

La commune est répartie entre plaine, collines et montagnes de moyenne altitude.

Hydrographie

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[2] :

  • La rivière principale est la Bléone, qui puise sa source à l'Estrop, dans le massif des Trois Évêchés, et rejoint la Durance.
  • La commune est ensuite parcourue par de nombreux ruisseaux dont le Millesaule et le Riou (qui forme le Ravin du Riou et le Défens du Riou).

Le Brusquet dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 1000 équivalent-habitants[3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[7]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 9,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 823 mm, avec 6,4 jours de précipitations en janvier et 4,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Digne-les-Bains à 10 km à vol d'oiseau[10], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 681,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,8 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Environnement

Le domaine forestier est divisé entre des parcelles ONF, du reboisement et des parcelles appartenant à la commune.

La commune compte 1 138 ha de bois et forêts, soit la moitié de sa superficie[1].

Hameaux

  • le Plan ;
  • le Mousteiret ;
  • le Pré Clot ;
  • la Chenaie ;

Voies de communications et transports

Voies routières

  • Village desservi par la D 900[14].

Transports en commun

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Risques naturels et technologiques

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Javie auquel appartient Le Brusquet est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[16], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[17]. La commune du Brusquet est également exposée à trois autres risques naturels[17] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Bléone),
  • mouvement de terrain.

La commune du Brusquet est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[18]. La départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[19].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[18] et le Dicrim n’existe pas non plus[20].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle, liés à la nature du sol : pour des inondations et des coulées de boue en 1996, et pour des mouvements de terrain dus à la sécheresse en 2007[17]. Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont ceux du 15 mars 1980, avec une intensité macro-sismique de V sur l’échelle MSK et La Javie pour épicentre, et celui du 29 septembre 1935, avec une intensité de V et encore La Javie pour épicentre[21].

Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1050 (de Brusco). Le nom serait formé du vocable bruc (bruyère) et du suffixe collectif -et désignant une étendue couverte de quelque chose : Le Brusquet est l’endroit couvert de bruyères[22],[23].

Urbanisme

Typologie

Au , Le Brusquet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digne-les-Bains, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[25]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[26],[27].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,4 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,1 %), zones urbanisées (3,4 %)[28].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Enseignement

Établissements d'enseignements[29] :

  • La commune est dotée d’une école primaire[30],[31].
  • Écoles maternelles et primaires à La Javie, Digne-les-Bains,
  • Collèges à Digne-les-Bains,
  • Lycées à Digne-les-Bains.

Économie

Aperçu général

En 2009, la population active s’élevait à 496 personnes, dont 42 chômeurs[32] (40 fin 2011[33]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (87 %)[34] et travaillent majoritairement hors de la commune (86 %)[34].

Agriculture

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 19 établissements actifs au sens de l’Insee et 1 emploi salarié[35].

Le nombre d’exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est en légère baisse dans les années 2000, passant de 13 à 12 : à côté de 7 exploitations spécialisées dans les grandes cultures, on trouve également 3 exploitations tournées vers la polyculture, et des éleveurs[36]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a plus que doublé, de 410 ha à 879 ha, alors que le nombre d’exploitations chutait (de 20 à 13)[37]. La SAU a fortement diminué lors de la dernière décennie, passant à 180 ha, dont seulement 60 pour les grandes cultures[36].

Une ferme-élevage de chevaux islandais a été distinguée par le Conseil général en 2013[38].

Industrie

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 24 établissements, employant 16 salariés[35].

René Cossalter a fondé, avec son frère Gilles, la seule usine du village, qui produit des fermetures de bâtiment en bois de type provençal[39].

Activités de service

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 27 établissements (avec six emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 11 établissements du secteur administratif (salariant 27 personnes)[35].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[40]. Les faibles capacités d'hébergement consistent essentiellement en meublés[41]. Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[42] (avec 49 logements, soit 10 % du total de la commune, dont 5 comptant plus d’un logement[43],[44]).

Restaurant Bistrot de pays Lou mile sol[45],[46].

Histoire

Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune du Brusquet. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création[47].

L’abbé Coriol a rédigé une monographie sur l’histoire du Brusquet. Le village était un fief des évêques de Digne[48]. Le prieuré appartenait à l’abbaye Saint-Honorat de Lérins[49].

La colline de Lauzière (dont le nom viendrait de Yeuses signifiant "terre plantée de chênes verts") à 950 m d’altitude, est choisie pour construire un château et déplacer le village au XIIe siècle. Les églises du Brusquet (Saint-Maurice, Sainte-Marie-de-Lauzière) relèvent de Digne (soit le chapitre, soit l’évêque, qui porte le titre de baron de Lauzière en 1476[50]). Le château est abandonné au XVe siècle, les guerres de Religion achevant de le ruiner. La chapelle est aménagée en ermitage, et continue d’être modifiée jusqu’à l’époque moderne[51].

Il est probable que le village actuel soit un déplacement de la communauté d’Eusira, citée en 1198 et 1251, établie sur la colline de Lauzière au Moyen Âge, et qui se serait établie sur l’emplacement actuel au XVe siècle[48],[52], le Brusquet préexistant à ce déplacement.

La communauté médiévale du Mousteiret, citée en 1320, est rattachée au Brusquet à la même époque[53],[50].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[54]. Le Brusquet est chef-lieu de canton au début de la Révolution, et absorbe la commune voisine de Mousteure avant 1794[55].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 4 habitants du Brusquet sont traduits devant la commission mixte[56].

Comme de nombreuses communes du département, Le Brusquet se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède une, installée au chef-lieu, à laquelle s’ajoute l’école du Mousteiret par la suite. Ces écoles dispensent une instruction primaire aux garçons[57]. Alors que la loi Falloux (1851), n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants (puis la première loi Duruy (1867) abaisse ce seuil à 500 habitants[58]), Le Brusquet ouvre néanmoins une école de filles dès avant 1863[59]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve au Mousteiret et rénover l’école du village[60].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation. Cette culture, qui s'était maintenue dans l'entre-deux-guerres mondiales malgré la crise phylloxérique[61], a depuis été abandonnée[62].

Politique et administration

Municipalité

Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Marcel Maurel[63]    
    VERNET Louis    
mars 1959 juin 1995 Marcel Roux PS Conseiller général (1973-1998)
juin 1995 2001 Pierre Aubert[réf. nécessaire]    
mars 2001 mars 2010 Jean-Yves Roux[64] PS Conseiller général, conseiller régional
démission pour cause de cumul de mandat[65]
avril 2010 en cours
(au 17 avril 2014)
Gilbert Reinaudo[66],[65],[67] PS Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2017

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[68] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 444 000 , soit 1 432  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 382 000 , soit 1 371  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 555 000 , soit 550  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 233 000 , soit 231  par habitant ;
  • endettement : 703 000 , soit 697  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 14,36 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 34,95 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 101,22 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 533 [69].

Intercommunalité

Le Brusquet et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes du Brusquet sont La Javie, Draix, Marcoux, Digne-les-Bains, La Robine-sur-Galabre.

Le Brusquet fait partie :

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[70]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[71].

En 2023, la commune comptait 965 habitants[Note 3], en évolution de +0,73 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
493527509476570621599622585
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
568488500484486485461401375
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
372364375339301236288235231
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
220235264330585787966995991
2009 2014 2019 2023 - - - - -
969965960965-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[72].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
93 feux62 feux

L’histoire démographique du Brusquet, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure peu, de 1831 à 1851. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique rapide et de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[73]. Le mouvement de baisse s'interrompt ensuite très tôt dans les années 1950. Depuis, la population a quintuplé, dépassant son maximum historique du XIXe siècle.

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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