Christianisme dans l'Afrique romaine
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Le Christianisme dans l'Afrique romaine trouve ses origines dans ce que la tradition appelle la première Église d’Afrique. Cette expression désigne les communautés chrétiennes qui habitaient la région connue politiquement sous le nom d’Afrique romaine, correspondant géographiquement à peu près à l’Afrique diocésaine de l’Empire romain : le littoral méditerranéen compris entre la Cyrénaïque à l’est et le fleuve Ampsaga (aujourd’hui l’Oued Rhummel à l’ouest ; la partie faisant face à l’océan Atlantique étant appelée Maurétanie, à laquelle s’ajoute la Byzacène. Elle correspond ainsi approximativement aux territoires des pays actuels (Algérie, Tunisie, Libye et Maroc). L’évangélisation de l’Afrique suivit globalement les mêmes voies que celles tracées par la civilisation romaine. À partir de la fin du Ve et du début du VIe siècle, la région comptait plusieurs royaumes berbères chrétiens[1].
Une primatie informelle était exercée par l'archidiocèse de Carthage, archidiocèse métropolitain également connu sous le nom d’« Église de Carthage ». L’Église de Carthage était pour la première Église d’Afrique ce que l'Église de Rome était pour l'Église catholique en Italie[2]. L’archidiocèse utilisait le rite africain (en), une variante des rites liturgiques latins, peut-être un usage local du rite romain primitif.
Parmi les figures célèbres, on compte Perpétue et Félicité, Tertullien, Optat de Milève, Cyprien de Carthage, Cécilien de Carthage, Secundus de Tigisi, Pétilien de Cirta, Donatus de Bagaï, Aurèle de Carthage et Eugène de Carthage. Tertullien et Cyprien sont tous deux considérés comme des Pères de l’Église latine. Tertullien, théologien en partie d’ascendance berbère, joua un rôle fondamental dans le développement de la théologie trinitaire et fut le premier à utiliser abondamment le latin dans ses écrits théologiques. À ce titre, Tertullien a été appelé « le père du christianisme latin »[3],[4] et « le fondateur de la théologie occidentale »[5]. Carthage demeura un centre important du christianisme, accueillant plusieurs conciles de Carthage.
Premiers siècles

La délimitation des frontières ecclésiastiques de l’Église d’Afrique est une question d’une grande complexité. À maintes reprises, l’autorité politique romaine réorganisa les divisions provinciales et, à diverses occasions, les autorités ecclésiastiques ajustèrent les limites de leurs juridictions respectives à celles du pouvoir civil. Ces limites, toutefois, étaient non seulement sujettes à des rectifications successives, mais, dans certains cas, elles n’étaient même pas clairement définies. Des parties de la Maurétanie restèrent toujours indépendantes ; la région montagneuse à l’ouest des Aurès (Moyen Atlas) et le plateau au-dessus du Tell ne furent jamais romanisés. Les hautes terres du Sahara et tout le pays à l’ouest de la chaîne de l’Atlas étaient habités par les tribus nomades des Gétules, et l’on n’y trouve ni églises ni organisations ecclésiastiques définies. Le christianisme s’y infiltra, pour ainsi dire, peu à peu.
Des évêchés furent fondés parmi les convertis, au fur et à mesure que le besoin s’en faisait sentir ; ils pouvaient être déplacés d’un lieu à un autre, puis disparaître sans laisser de trace de leur existence. La période historique de l’Église d’Afrique commence en 180 avec les groupes de martyrs. Un peu plus tard, les écrits de Tertullien témoignent de la rapide progression du christianisme africain. Celui-ci avait franchi les lignes militaires romaines et s’était répandu parmi les populations situées au sud et au sud-est de l’Aurès. Vers l’an 200, une violente persécution éclata à Carthage et dans les provinces tenues par les Romains. Nous en connaissons les différentes phases grâce au martyre de sainte Perpétue et aux traités de Tertullien. Le christianisme, cependant, ne cessa pas pour autant de réaliser de lointaines conquêtes ; on trouve des épitaphes chrétiennes à Auzia (actuelle Sour El Ghozlane), datées de 227, et à Tipasa, datées de 238. Ces dates sont certaines. Si l’on se fie à des textes moins précis, on peut admettre que l’évangélisation de l’Afrique du Nord commença très tôt.
Au début du IIIe siècle, il existait déjà une importante population chrétienne dans les villes et même dans les campagnes, comprenant non seulement les pauvres, mais aussi des personnes de haut rang. Un concile tenu à Carthage vers l’an 235 fut présidé par le premier évêque de Carthage connu, Agrippinus[6], et réunit dix-huit évêques de la province de Numidie. Un autre concile, réuni à l’époque de Cyprien, vers le milieu du IIIe siècle, rassembla quatre-vingt-sept évêques. À cette époque, l’Église d’Afrique traversa une crise très grave.
L’empereur Dèce publia un édit qui fit de nombreux martyrs et confesseurs, mais aussi un grand nombre d’apostats. On vit un certain évêque, suivi de toute sa communauté, sacrifier aux dieux. Les apostats et les timorés qui avaient acheté un certificat d’apostasie contre de l’argent (voir Lapsi) devinrent si nombreux qu’ils pensèrent pouvoir dicter leur loi à l’Église et exiger leur réintégration dans la communion ecclésiastique, ce qui provoqua de vives controverses et de graves troubles[7].
Pourtant, l’Église d’Afrique eut des martyrs, même à cette époque. Les persécutions de la fin du IIIe siècle et du début du IVe siècle ne produisirent pas seulement des martyrs ; elles firent aussi apparaître une minorité qui soutenait que les chrétiens pouvaient remettre les livres sacrés et les archives de l’Église aux agents de l’État sans apostasier (voir Traditeurs (en)).
Après Constantin

L’avènement de Constantin le Grand trouva l’Église d’Afrique déchirée par des controverses et des hérésies ; catholiques et donatistes s’affrontaient non seulement par des polémiques, mais aussi de façon violente et sanglante. Une loi de Constantin (318) priva les donatistes de leurs églises, dont la plupart avaient été prises aux catholiques. Ils étaient toutefois devenus si puissants qu’une telle mesure ne suffit pas à les écraser. Leur nombre était tel qu’un concile donatiste tenu à Carthage en 327 réunit 270 évêques. Le donatisme s’était principalement diffusé parmi la population berbère autochtone[8], et les donatistes avaient su mêler christianisme et coutumes locales berbères[9]. De nouvelles cérémonies et doctrines furent ainsi ajoutées aux pratiques chrétiennes. Le christianisme donatiste fut une source d’unité pour ses membres et un vecteur de nationalisme berbère[9].
Les tentatives de réconciliation proposées par l’empereur Constance II ne firent qu’élargir la fracture, provoquant une répression armée, un mécontentement croissant et une hostilité de plus en plus vive. Pourtant, au milieu de ces troubles, le primat de Carthage, Gratus, déclara en 349 : « Dieu a rendu à l’Afrique son unité religieuse. ». L’avènement de Julien (361) et son décret rappelant les exilés religieux à leurs foyers aggravèrent encore les difficultés de l’Église africaine. Un évêque donatiste siégeait alors sur le siège schismatique de Carthage, face à l’évêque orthodoxe.
Les violences se succédaient et engendraient de nouveaux conflits. C’est à cette époque qu’Optat, évêque de Milève, commença à combattre la secte par ses écrits. Quelques années plus tard, saint Augustin, converti à Milan, revint dans sa patrie et se lança dans la lutte contre toutes les formes d’erreur. Le paganisme avait alors cessé de constituer une menace pour l’Église ; en 399, les temples furent fermés à Carthage. L’énergie et le génie d’Augustin furent cependant pleinement mobilisés pour former le clergé, instruire les fidèles et mener de vigoureuses controverses théologiques contre les hérétiques. Pendant quarante ans, de 390 à 430, les Conciles de Carthage, les discussions publiques avec les donatistes, les sermons, les homélies, les commentaires scripturaires, se succédèrent presque sans interruption : une activité sans précédent qui porta ses fruits.
Le pélagianisme, qui avait fait de grands progrès en Afrique, fut condamné au Concile de Carthage (411). Le donatisme et le semi-pélagianisme furent également frappés à mort, au moment même où des événements politiques d’une extrême gravité changeaient l’histoire et le destin de l’Église d’Afrique. Le conflit entre Carthage et Rome sur la régulation de l’Église africaine éclata lorsque Apiarius de Sicca (en) fit appel de son excommunication à Rome, défiant ainsi l’autorité de Carthage. En 426, le comes Boniface appela les Vandales en Afrique, et dès 429, l’invasion était achevée. Les barbares progressèrent rapidement et prirent possession des villes et des provinces. En 430, saint Augustin mourut pendant le siège d’Hippone. Neuf ans plus tard, Genséric, roi des Vandales, s’empara de Carthage. Alors commença pour l’Église d’Afrique une ère de persécution d’un genre jusqu’alors inconnu : les Vandales étaient ariens et décidés à imposer l’arianisme[10],[11].
Les églises que l’invasion avait épargnées furent soit transférées aux ariens, soit fermées au culte catholique. L’intervention de l’empereur Zénon (474-491) et la conclusion d’un traité de paix avec Genséric furent suivies d’un court répit. Les églises furent rouvertes et les catholiques purent élire un évêque (476), mais la mort de Genséric et l’édit d’Huneric en 484 aggravèrent encore la situation. Un écrivain contemporain, Victor de Vita, nous a transmis le récit de cette longue persécution vandale. Dans cette situation périlleuse, les chrétiens d’Afrique ne montrèrent guère de courage face à l’oppression[12].
Durant les dernières années de la domination vandale, l'évêque saint Fulgence de Ruspe, exerça une influence bénéfique sur les princes de la dynastie vandale, désormais moins barbares et dont la culture, entièrement romaine et byzantine, égalait celle de leurs sujets. Toutefois, la monarchie vandale, qui avait duré près d’un siècle, semblait moins solide qu’à ses débuts. Hildéric, qui succéda à Thrasamund en 523, était un prince trop cultivé et trop doux pour imposer son autorité. Gélimer tenta de l’écarter du pouvoir et, proclamé roi des Vandales en 531, marcha sur Carthage et détrôna Hildéric. Sa cause sembla complètement triompher, son pouvoir solidement établi, lorsqu’une flotte byzantine apparut au large des côtes africaines. La bataille de l'Ad Decimum (13 septembre 533) donna l’avantage aux Byzantins. La prise de Carthage, la fuite de Gélimer et la bataille de Tricaméron, vers la mi-décembre, achevèrent la destruction du royaume vandale[13].
Le général vainqueur, Bélisaire, n’eut qu’à se montrer pour reconquérir la plus grande partie du littoral et placer les cités sous l’autorité de l’empereur Justinien Ier. Un concile tenu à Carthage en 534 réunit 220 évêques représentant toutes les églises et publia un décret interdisant le culte public arien. L’instauration de la domination byzantine ne restaura pourtant pas l’unité de l’Église d’Afrique. Les conciles de Carthage rassemblaient les évêques d’Afrique proconsulaire, de Byzacène et de Numidie, mais ceux de Tripolitaine et de Maurétanie étaient absents. La Maurétanie avait en effet recouvré son autonomie politique durant la période vandale. Une dynastie locale s’y était installée et l’armée byzantine d’occupation ne parvint jamais à soumettre une région aussi éloignée de sa base de Carthage[14].
Le règne de Justinien marque une période sombre dans l’histoire de l’Église d’Afrique, en raison de l’implication du clergé dans la querelle des Trois Chapitres. Tandis qu’une partie de l’épiscopat gaspilla son temps et ses forces en vaines discussions théologiques, d’autres manquèrent à leurs devoirs. C’est dans ces circonstances que le pape Grégoire Ier envoya en Afrique des hommes dont l’intégrité contribua à accroître le prestige de l’Église romaine. Le notaire Hilarus devint en quelque sorte un légat pontifical, doté d’une autorité sur les évêques africains. Il ne laissa aucun doute sur leurs obligations, les instruisit ou les réprimanda et convoqua des conciles au nom du pape. Avec l’aide du métropolitain de Carthage, il parvint à restaurer l’unité, la paix et la discipline ecclésiastique dans l’Église d’Afrique, qui tira une nouvelle force de ce changement providentiel, tandis que le siège de Rome retrouvait respect et autorité[15].
Conquête musulmane et déclin

Les Arabes commencèrent la conquête de l’Afrique du Nord au VIIe siècle et, en 698, Carthage fut prise. L’Église romaine disparut progressivement en même temps que le latin vulgaire de la région[16]. Une opinion répandue veut que le déclin du christianisme nord-africain ait été rapide. D’autres chercheurs estiment cependant qu’il subsista dans la région durant plusieurs siècles avant de s’éteindre[8],[17].
Les recherches archéologiques et les études modernes confirment que le christianisme persista après les conquêtes musulmanes. L’Église catholique déclina graduellement en même temps que les dialectes latins locaux[16],[8]. D’autres auteurs considèrent toutefois que le christianisme en Afrique du Nord prit fin peu après la conquête musulmane entre 647 et 709[17].
Plusieurs causes sont avancées pour expliquer ce déclin : guerres, persécutions et migrations de chrétiens vers l’Europe. L’Église, dépourvue d’une véritable tradition monastique et affaiblie par les séquelles des hérésies comme le donatisme, se trouva fragilisée. Des historiens comparent cette situation avec celle de l’Égypte copte, où la forte tradition monastique permit à l’Église copte de rester majoritaire jusqu’au XIVe siècle malgré de nombreuses persécutions. De plus, les Romains n’avaient pas totalement assimilé les populations autochtones, notamment les Berbères[8],[18].
Certains auteurs soulignent que le califat omeyyade persécuta de nombreux Berbères chrétiens aux VIIᵉ et VIIIᵉ siècles, ce qui entraîna leur conversion progressive à l’islam[18]. D’autres chercheurs reconnaissent que les populations chrétiennes vivant dans les territoires conquis entre le VIIᵉ et le Xᵉ siècle furent soumises à la persécution religieuse, à la violence religieuse et au martyre[19],[20],[21],[22]. Certains furent exécutés pour avoir refusé de se convertir, pour apostasie ou pour blasphème envers l’islam[20],[21],[22].
Sous les régimes rigoristes des Almoravides puis surtout des Almohades, la pression sur les chrétiens s’accrut, avec des conversions forcées[23]. Des témoignages font état de la présence d’un évêque à Kairouan vers 1150, ce qui est notable car la ville avait été fondée par les Arabes vers 680. Une lettre du XIVe siècle mentionne encore quatre évêchés en Afrique du Nord, contre plus de quatre cents à l’époque de la conquête[24]. En 1159, l’almohade Abd al-Moumin força les chrétiens et les juifs de Tunis à se convertir. Ibn Khaldoun évoque encore une communauté chrétienne autochtone au XIVe siècle dans la région de Nefzaoua, au sud-ouest de Tozeur, qui payait la djizîa et comptait des personnes d’origine franque[25]. Des communautés chrétiennes subsistèrent à Tunis et dans le Nefzaoua jusqu’au début du XVe siècle et étendirent même leur église à Tunis au premier quart de ce siècle[26].
Un autre groupe de chrétiens, les Mozarabes, arriva en Afrique du Nord après avoir été expulsé d’Espagne musulmane et fut reconnu comme formant l’« Église marocaine » par le pape Innocent IV[27].
En juin 1225, le pape Honorius III publia la bulle Vineae Domini custodes (en) qui autorisait deux frères dominicains, Dominique et Martin, à établir une mission au Maroc[28]. L’évêque de Maroc, Lope Fernandez de Ain, fut nommé à la tête de l’Église d’Afrique le par Innocent IV[29]. Le pape demanda aux émirs de Tunis, Ceuta et Béjaïa de laisser Lope et les franciscains s’occuper des chrétiens locaux, mais son projet de fortifications côtières fut refusé[28].
L’évêché de Marrakech subsista jusqu’à la fin du XVIᵉ siècle sous la juridiction de Séville. Juan de Prado tenta de rétablir la mission mais fut tué en 1631. Des monastères franciscains existèrent encore à Marrakech jusqu’au XVIIIe siècle[30].
Une nouvelle phase du christianisme africain commença avec l’arrivée des Portugais au XVe siècle[27]. Après la Reconquista, Portugais et Espagnols s’emparèrent de nombreux ports nord-africains[31].
Littérature

La littérature ecclésiastique de l’Afrique chrétienne est la plus importante des littératures chrétiennes latines. Le premier nom qui s’impose est Tertullien, écrivain admirable dont une grande partie de l’œuvre nous est parvenue, malgré les pertes. Des textes comme la Passio S. Perpetuae lui ont parfois été attribués, mais le grand apologiste se suffit à lui-même et n’a pas besoin d’emprunter à d’autres[32]. Tertullien refuse de faire de l’apologétique chrétienne un simple discours défensif : il en appelle à la loi de l’Empire, revendique le droit à l’existence sociale et passe à l’offensive[33].
Sa théologie est parfois audacieuse, voire inexacte, et sa morale excessive. Certains traités qui nous sont parvenus datent d’après sa rupture avec l’Église catholique. Quoi qu’il en soit, ses écrits demeurent parmi les plus précieux de l’Antiquité chrétienne[34].
L’avocat Minucius Félix a montré tant d’habileté littéraire dans ses courts traités qu’il a mérité la célébrité. La correspondance, les traités et les sermons de saint Cyprien, évêque de Carthage au milieu du IIIe siècle, constituent l’une des sources les plus précieuses pour l’histoire du christianisme en Afrique et en Occident[35]. Ses relations avec l’Église de Rome, les conciles de Carthage et ses conflits avec d’autres évêques africains tiennent lieu en partie des documents perdus de cette époque.
Saint Cyprien, orateur avant d’être évêque, n’atteint pas Tertullien sur le plan du style, mais ses traités sont bien composés et rédigés avec soin.
Parmi les autres écrivains de cette période figurent Arnobe de Sicca, auteur d’une apologie chrétienne, et Lactance, dont le talent est marqué par un style cicéronien[8]. À ces noms s’ajoutent Maxime de Madaure et Optat de Milève qui comptent parmi les représentants majeurs de la littérature africaine au IVe siècle avant l’apparition de saint Augustin.
Les travaux littéraires de saint Augustin sont indissociables de son œuvre épiscopale. Il écrit pour instruire et convaincre, non pour être admiré[36]. Ses écrits les plus célèbres sont Les Confessions, La Cité de Dieu et le Commentaire sur l’Évangile de saint Jean[37]. La doctrine de la Trinité y trouve son exposition la plus complète parmi les Pères de l’Église.
Après Augustin, d’autres auteurs se distinguent, comme Fulgence de Ruspe, qui se présente comme son disciple, ou encore le poète Dracontius et l’historien Victor de Vita, témoin de la persécution vandale.
Les écrits africains, notamment ceux de Tertullien, Cyprien et Augustin, contiennent de nombreuses citations bibliques qui constituent des témoins essentiels de la Bible latine ancienne, dite « version africaine »[32]. On sait qu’il n’existait pas, en Afrique chrétienne, de texte latin officiel unique : plusieurs versions circulaient et pouvaient être corrigées en se référant au texte grec, surtout à la Septante pour l’Ancien Testament[33].
