Malgré une vie politique marquée par l’instabilité depuis son indépendance, la Guinée-Bissau n'a connu qu'une seule constitution révisée en 1991, 1993 et 1996[1].
Le , Le président Bissau-guinée Umaro Sissoco Embaló a annoncé dans un décret présidentiel la création d’une commission chargée de proposer un projet de révision de la Constitution. Les cinq membres de cette commission, choisis par le président lui-même, auront 90 jours pour lui présenter leur travail. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait en effet exhorté le président à «engager immédiatement la réforme relative à une nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum dans six mois» dans un communiqué daté du [2].
Réforme de 2026
En , à la suite du coup d'État de 2025 en Guinée-Bissau, le Conseil national de transition, installé par la junte, adopte une révision de la Constitution. Celle-ci met en place un régime présidentiel, tandis que l'Assemblée nationale populaire, dont le président de la République dispose désormais du droit de dissolution, est rebaptisée Assemblée nationale[3].