Ernodurum

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Ernodurum
Image illustrative de l’article Ernodurum
Stèle funéraire.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 46° 55′ 47″ nord, 2° 06′ 50″ est
Géolocalisation sur la carte : Cher
(Voir situation sur carte : Cher)
Ernodurum
Ernodurum
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Ernodurum
Ernodurum

Ernodurum est un vicus (agglomération secondaire) gallo-romain, intensément active entre le Ier et le IIIe siècle et dont l'occupation antique se poursuit jusqu'à la fin du IVe siècle, située sur la commune française de Saint-Ambroix, à l'ouest du département du Cher.

Bien que le site soit habité depuis la Protohistoire, c'est sous le Haut Empire romain que l'agglomération se développe, même si sa taille reste modeste. Son organisation et sa parure monumentale restent à découvrir. Ernodurum est surtout connue pour sa nécropole qui a livré plusieurs dizaines de stèles funéraires. Les inscriptions portées sur ces stèles donnent de précieux renseignements sur la vie dans l'agglomération.

Avaricum et Argentomagus (-mago) sur la table de Peutinger (Ernodurum n'est pas indiqué sur ce document).

L'agglomération antique d'Ernodurum se développe sur la rive gauche de l'Arnon, dans le territoire des Bituriges Cubes. À l'époque moderne, le site se trouve sur la commune de Saint-Ambroix.

Dans l'Antiquité, le site se trouve au carrefour de plusieurs voies : celle qui relie Avaricum (Bourges) au nord-est à Argentomagus (Saint-Marcel) au sud-ouest et celle plus hypothétique qui, longeant les rives de la Cinaise et de l'Arnon, relie Châteaumeillant à Vierzon. Une troisième voie relie Ernodurum à Vierzon mais elle n'est pas localisée avec précision aux abords de Saint-Ambroix[1].

La voie de Bourges à Saint-Marce est mentionnée dans deux documents antiques : la table de Peutinger et l'itinéraire d'Antonin. C'est dans cette dernière source qu'Ernodurum est indiquée avec des distances entre les étapes permettant d'assimiler Ernodurum à Saint-Ambroix, les vestiges archéologiques confirmant cette hypothèse[2].

Chronologie du site

Voies routières du territoire biturige.

Dès l'époque laténienne, une occupation humaine est avérée sur peut-être trois hectares le long de la voie principale : la fréquence des tessons de céramiques retrouvés le prouve[3].

L'agglomération antique semble se développer vers le milieu du Ier siècle sous le règne de Claude et connaître son apogée dans les deux siècles qui suivent. Les monnaies retrouvées attestent de la poursuite de l'occupation jusqu'à la fin du Ive siècle[4].

La construction d'une basilique paléochrétienne (Ve siècle) entourée d'une nécropole mérovingienne montre que le site est toujours habité pendant le Haut Moyen Âge[4]. Les fondations de cette basilique réutilisent, en remploi, plus de 40 stèles funéraires provenant sans doute de la nécropole antique[1].

Organisation de l'agglomération antique

Notes et références

Pour en savoir plus

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