Portus Itius
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| Portus Itius | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Province romaine | Gaule belgique | |
| Région | Hauts-de-France | |
| Département | Pas-de-Calais | |
| Commune | Saint-Omer ? Boulogne-sur-Mer ? | |
| Type | Port antique | |
| Coordonnées | 50° 43′ 35″ nord, 1° 36′ 53″ est | |
| Superficie | 80 ha | |
| Histoire | ||
| Époque | Antiquité (Guerre des Gaules) | |
| Géolocalisation sur la carte : Rome antique
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Portus Itius est le nom donné par Jules César lors de sa conquête des Gaules à un port construit par les Romains situé sur le littoral de la Manche, au nord de la Gaule.
Sa localisation exacte est inconnue mais il se situerait probablement à Saint-Omer ou dans ses environs, au Cap Blanc-Nez, à Wissant, Ambleteuse, ou encore Boulogne-sur-Mer...
Première expédition de Jules César
Pour sa première invasion de l'Angleterre en 55 av. J.-C., Jules César fit construire une flotte à Portus Itius, composée de quatre-vingts navires pour le transport de deux légions, la VIIe légion et la Xe légion soit 12 000 hommes, ainsi qu'un certain nombre de navires de guerre (dix-huit) commandés par un questeur. Au transport des deux légions s'ajoute celui de la cavalerie[1]. César laissa une petite garnison dans le port et embarqua son infanterie en donnant l’ordre à la cavalerie de les rejoindre dès que possible. Cette décision pourrait être une erreur tactique car l’infanterie arriva sur l’île sans armement lourd ou bien une indication du fait que César voulait explorer le territoire et non pas le conquérir[1]. Cette première tentative de débarquement ne sera d'ailleurs qu'une expédition de reconnaissance[2].
Seconde expédition de Jules César
Portus Itius fut aussi le point de départ de sa deuxième invasion de l'Angleterre en 54 av. J.-C. Le légat de l’armée de César, Titus Labienus resta à Portus Itius avec l’ordre de superviser l’approvisionnement de l’armée. Aux navires de guerre se joignirent des bateaux de commerce, surtout en provenance de la Gaule. Ces bateaux recherchaient de nouvelles opportunités commerciales. Il est probable que le chiffre rapporté par César (800 bateaux) comprenne les navires de guerre et de commerce. César débarqua en un endroit jugé plus favorable que lors de l'invasion précédente. Les Bretons décidèrent de ne pas s’opposer au débarquement. Selon César, la taille de la flotte leur inspirait trop de crainte.
Il pouvait également s’agir d’une manœuvre destinée à rassembler les forces bretonnes ou peut-être que César ne causait pas la même inquiétude.
