IVe congrès du Front national
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| IVe congrès du Front national | ||||||||
| Type | Congrès | |||||||
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| Édition | 4e | |||||||
| Localisation | Bagnolet (Seine-Saint-Denis) | |||||||
| Organisateur | Front national | |||||||
| Date | 30 octobre au 1er novembre 1976 | |||||||
| Résultat | Reconduction de la présidence Jean-Marie Le Pen. | |||||||
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Le IVe congrès du Front national se déroule du 30 au à Bagnolet en Seine-Saint-Denis. Il est l’occasion pour le parti de réaffirmer sa position d’opposition à la majorité présidentielle et de renouveler son bureau exécutif.
En pour les cantonales, le Front national décide de présenter des candidatures mais n’arrive qu’a déposer une quinzaine de candidats compte tenu du mode de scrutin et des difficultés financières. Le parti y obtient en moyenne 6% des suffrages[1].
Le , quelques semaines avant le congrès, Hubert Lambert, membre du comité central du FN et conseiller national du parti pour les questions militaires décède. Il fait de Jean-Marie Le Pen son exécuteur testamentaire et son unique héritier[2].
Déroulement du congrès
Le IVe congrès se déroule dans la ville à tendance communiste de Bagnolet, dans un climat morose pour le parti qui peine à mobiliser pour l'évènement. Malgré l’absence d’un succès déterminant dans son adoption, la ligne politique d’opposition franche à la majorité chiraco-giscardienne perdure. L’objectif prioritaire du parti : conquérir une audience nationale en abreuvant les médias de déclarations et de communiqués de presse. Pour Jean-Marie Le Pen il faut alors « briser le mur du silence et de la désinformation »[1].
Le Parti adresse lors du congrès un message de soutien à Mgr Lefebvre, sanctionné par l'église catholique pour avoir contourné ses règles, à des fins politiques : « non sur le fond du problème religieux, qui ne concerne pas une organisation politique, mais sur celui de la liberté d’expression, qui doit être défendue dans l’Eglise comme ailleurs »[3].
Jean-Marie Le Pen réitère lors du congrès, l'appel au rassemblement de " la droite sociale, nationale et populaire " qu'il avait déjà lancé l'année précédente lors du troisième congrès du Front national, à Montpellier[4].

Au cours des débats internes, les cadres du mouvement dénoncent « les méfaits de la société libérale avancée » ainsi que l'augmentation supposée de la criminalité, présentée comme un sujet où « les positions attribuées à l'extrême droite sur ce sujet sont celles de la grande majorité des Français »[5].
Le congrès adopte également une motion sur « la sécurité des Français » qui affirme notamment :
« Le droit des Français à la sécurité est un élément du droit imprescriptible à la liberté, et il ne peut être préservé que par le maintien de l'ordre et l'application stricte des lois de la République. Le maintien de cet ordre doit être obtenu autant par la prévention que par la répression ferme des délits et des crimes. Seule la formation civique dans la famille, l'école, la cité, permet la meilleure prévention. (...) L'école, actuellement, est amorale. Elle prétend former les intelligences en dehors de toute référence morale et nationale. L'abandon de l'autorité et de la discipline en fait un foyer non de civisme mais d'anarchie. »
[5].
Renouvellement des instances politiques
Quelque trois cents délégués prennent part au congrès. Le comité central du Front national est complété par l'élection de treize nouveaux membres. Le mandat de Jean-Marie Le Pen est reconduit sans être soumis à un vote de renouvellement[4].
Les nationalistes révolutionnaires François Duprat et Alain Renault (fondateurs des GNR) entrent au bureau politique et Alain Renault devient vice-secrétaire général du FN[6],[7].
François Duprat devient responsable de la « commission électorale » chargée des questions stratégiques et propagandistes, dénomination informelle correspondant à la délégation générale[8].

