Ve congrès du Front national
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Ve congrès du Front national | ||||||||
| Type | Congrès | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Édition | 5e | |||||||
| Localisation | Rueil-Malmaison | |||||||
| Organisateur | Front national | |||||||
| Date | 11 et 12 novembre 1978 | |||||||
| Résultat | Réélection de Jean-Marie Le Pen. | |||||||
| ||||||||
| modifier |
||||||||
Le Ve congrès du Front national se tient à Rueil-Malmaison les et . Il intervient dans un contexte interne compliqué suite à l’échec des dernières élections législatives. Le parti souhaite par ce congrès réaffirmer sa doctrine économique en vue de la préparation de la prochaine élection européenne. Il est marqué par la reconduction de Jean-Marie Le Pen à la tête du mouvement et la restructuration des cadres suite à la mort de François Duprat.
En le FN mène la campagne des législatives autour d'un slogan d'une rare violence xénophobe : « 1 million de chômeurs c’est 1 million d’immigrés de trop ! La France et les Français d’abord ! ». Les élections sont décevantes pour le parti qui ne récolte que 0,3% des voix. Quelques jours plus tard, le , entre les deux tours des élections législatives, François Duprat meurt dans l’explosion de sa voiture piégée, près de son domicile en Normandie[1].
Cette disparition précipite l’évolution du Front national qui, pour sortir du ghetto politique, prononce dès l’été 1978 plusieurs exclusions de proches de Duprat issus de la mouvance nationaliste-révolutionnaire[2].
Lors du IVe congrès, réuni en 1976 à Bagnolet, Jean-Marie Le Pen avait souhaité « abattre le mur qui sépare le Front national de l'opinion publique », objectif toujours à l'ordre du jour à l'approche de ce congrès, pour lequel le président du parti estime qu'il est plus que jamais privé d'un accès normal à la radio et à la télévision, malgré les assurances qui lui avaient été données[3].
Election et renouvellement du bureau politique
Jean-Marie Le Pen est réélu président avec 89 % des voix par les 350 congressistes présents le [4].
Un nouveau bureau politique est composé, avec un certain rajeunissement des cadres du parti marquant une volonté de réorganisation destinée à restaurer la crédibilité du mouvement vis-à-vis des différentes oppositions à l'extrême droite. Le bureau politique comprend Jean-Marie Le Pen comme président ; Jean-François Chiappe, Henri David et Dominique Chaboche comme vice-présidents ; Alain Renault comme secrétaire général, ainsi que d'autres membres comme Pierre Durand, Pierre Bousquet, Jean-Pierre Stirbois, Jean-Claude Nourry (en charge du FNJ), Frank Timmermans, Alain Jamet et Michel Bayvet[5].

