Élections municipales de 2026 à Montpellier

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Typed’électionÉlection municipale
Postes à élire69 sièges au conseil municipal
51 sièges au conseil métropolitain
Population310 240
Inscrits174 968
Élections municipales de 2026
à Montpellier
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élection municipale
Postes à élire 69 sièges au conseil municipal
51 sièges au conseil métropolitain
Corps électoral et résultats
Population 310 240
Inscrits 174 968
Votants au 1er tour 88 232
50,43% en augmentation 19
Votes exprimés au 1er tour 87 003
Votes blancs au 1er tour 696
Votes nuls au 1er tour 533
Votants au 2d tour 80 219
45,84% en augmentation 13,5
Votes exprimés au 2d tour 77 137
Votes blancs au 2d tour 2 000
Votes nuls au 2d tour 1 082
Michaël Delafosse PS
Voix au 1er tour 29 069
33,41%
en augmentation 16,8
Voix au 2e tour 38 668
50,13%
en augmentation 2,9
Sièges obtenus 53 en augmentation 5
Nathalie Oziol LFI
Voix au 1er tour 13 366
15,36%
en augmentation 6,1
Voix au 2e tour 19 332
25,06%
Sièges obtenus 8 en augmentation 7
Mohed Altrad DVC
Voix au 1er tour 9 837
11,31%
en diminution 2
Voix au 2e tour 19 137
24,81%
en augmentation 6,7
Sièges obtenus 8 en augmentation 4
Maire de Montpellier
Sortant
Michaël Delafosse
PS

Les élections municipales de 2026 à Montpellier auront lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain de Montpellier Méditerranée Métropole.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[1],[2],[3].

Mode de scrutin

L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[4]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[5],[6].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Montpellier correspond à celui des communes dont la population est supérieure à 300 000 habitants, soit 69 sièges[7]. En raison de la croissance démographique de la ville, le conseil municipal est augmenté de 4 sièges par rapport au précédent scrutin. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[8]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[9].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 35 sièges. Les 34 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[10].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention élevée en raison de la pandémie de Covid-19 avec une participation au 1er tour de 34 %, contre 52 % en 2014.

Sur le plan local, la liste menée par le socialiste Michaël Delafosse, conseiller départemental, ralliée au 2d tour par liste d'Europe Écologie - Les Verts, reprend la mairie du maire sortant, et obtient 48 sièges.

La liste divers gauche du maire sortant Philippe Saurel devient quant à elle la première force d'opposition, ne conservant que 11 sièges.

La liste sans étiquette de l'homme d'affaires Mohed Altrad, propriétaire du Montpellier Hérault Rugby, parvient à entrer au conseil municipal avec 6 sièges en fusionnant sa liste avec 3 autres listes : celle sans étiquette du vidéaste Rémi Gaillard, la liste Divers gauche d'Alenka Doulain (LFI ayant retiré son soutien au second tour suite à la fusion avec Altrad[11]) et la liste écologiste de Clothilde Ollier.

La liste La République en Marche, menée par Patrick Vignal, député de la 9e circonscription, ne parvient pas à atteindre les 10 % et échoue à entrer au conseil municipal. Certains militants du parti ont préféré la candidature de Philippe Saurel, la députée Patricia Mirallès ayant déclaré sa préférence pour celui-ci, elle est élue au conseil municipal.

Le Rassemblement national, ne parvient pas à conserver ses 3 sièges : il désavoue son candidat et sa liste avant même la tenue du scrutin, du fait de la présence en troisième position de la liste d'un candidat ayant eu des propos et des comportements homophobes[12].

Contexte politique local

Candidatures déclarées

La France insoumise

En novembre 2024, l'insoumise Nathalie Oziol, députée de la 2e circonscription, indique être prête à mener une liste[28]. Après deux assemblées générales des insoumis de Montpellier, le mouvement local publie un texte d’orientation stratégique[29] et annonce la nomination d'un quadrinôme de chefs de file avec, en plus de Nathalie Oziol, Rhany Slimane, Livia Jampy et Antoine Bertrand[30]. C'est finalement Nathalie Oziol qui est investie par LFI comme tête de liste[31]. Par une lettre ouverte à Jean-Louis Roumégas, Nathalie Oziol l’appelle à construire une liste commune entre LFI et les Écologistes sur la base des combats menés en commun à Montpellier[32], mais celui-ci refuse la proposition[33].

Le 28 janvier 2026, suite à des dissentions internes chez Les Écologistes, Julia Mignacca (LE) et Kevin Hoareau (G·s) annoncent quitter la liste du « Printemps montpellierain » de Jean-Louis Roumégas en faveur de la liste « Faire Mieux pour Montpellier » de Nathalie Oziol. Le même jour, Alenka Doulain, à la tête du collectif Cause Commune, issu du mouvement citoyen « Nous sommes Montpellier »[34], annonce également rejoindre la liste de la députée[35].

Les Écologistes - L'Après - Génération·s

Après les élections législatives anticipées de 2024 et en prévision des élections municipales de 2026, les Écologistes font face à plusieurs lignes internes[36] :

L'Assemblée générale de début janvier 2025 pour élire les dix sièges du comité d'animation donne alors la vision des 300 militants montpelliérains[37] :

  • 47 % des militants ont voté pour la motion Roumégas, qui remporte la moitié des sièges ;
  • 31 % des militants ont voté pour la motion Massart-Jouault, qui gagne 3 sièges ;
  • Les militants restant (21 %) ont voté pour la motion Mignacca, qui gagne les deux sièges restants.

En parallèle, Manu Reynaud, président des « Écologistes pour Montpellier », soit les Écologistes ayant suivi Michaël Delafosse, et soutenu par Marie Massart et Stéphane Jouault, est exclu du parti, mais lance l'initiative « Une heure pour Montpellier »[37].

Le 28 janvier, Julia Mignacca et Saïd Bouya sont élus co-secrétaires par le comité d'animation du parti et Nordine Maktoubi et Artee Panray sont élus porte-paroles de la section montpelliéraine du parti. Cette répartition ne convient toute fois pas aux membres proche de Michaël Delafosse, qui refusent alors le poste de trésorier et demandent à ce que la section soit mise sous tutelle[38].

Le 2 février, Julia Mignacca propose une alliance la plus large possible, allant possiblement jusqu'à la France insoumise[39].

En avril 2025, Jean-Louis Roumégas indique qu'il souhaite être à la tête d'un liste rassemblant les forces de gauche[40].

En interne, deux lignes s'affrontent : s'allier avec la liste du maire sortant ou avoir une candidature indépendante[41]. Le 23 juin, les 302 militants décident à près de 69 % de présenter une liste écologiste indépendante dès le premier tour et de ne pas s'allier à une liste de la majorité de Michaël Delafosse[42].

Le 7 juillet, L'Après annonce s'unir avec les Écologistes[43], puis sont rejoints fin août par Génération.s[44].

Le 4 septembre, ils dévoilent leur nouveau local ainsi que le nom de leur liste : Le Printemps montpelliérain[45].

Le 11 octobre Jean Louis Roumegas est désigné candidat de la liste par un comité de pilotage interne[46].

Le 6 décembre, et après de forte dissentions en interne et sur fond de désaccord électoraux, une altercation physique entre Marie Massart et Coralie Mantion a eu lieu en marge d'un rassemblement organisé par Génération écologie, le Parti animaliste et Place publique en soutien au maire sortant[47],[48].

Le 18 décembre, Serge Martin et ses colistiers, qui avaient précédemment annoncé leur propre liste[49], annoncent leur ralliement à la liste écologiste du Printemps montpelliérain[50].

Le 13 janvier 2026, Marie Massart, Bruno Paternot, Fatma Nakib et Stéphane Jouault, élus écologistes avec la majorité socialiste, sont suspendu du parti pendant trois mois[51].

Le 26 janvier 2026, Julia Mignacca et ses soutiens locaux quittent le parti Les Écologistes, annonçant le lendemain rejoindre la liste LFI de Nathalie Oziol[52]. À la suite d'un comité d'animation 一 non-réglementaire[53] — du groupe local des Écologistes, une convocation datée du 31 janvier est alors envoyé à tous les adhérents pour annoncer la mise sous tutelle du groupe local et pour accorder à nouveau ou non leur confiance à Jean-Louis Roumégas (désigné par un comité de pilotage interne, à l'unanimité des composantes de la liste) et au Printemps montpelliérain. Le 4 février, un nouveau communiqué annonce l'annulation de la réunion du groupe local, la tutelle nationale et régionale considérant ce comité d'animation comme s'étant réuni hors des règles du parti et renouvelant leur soutien à la candidature de Jean-Louis Roumégas[54],[55].

Parti socialiste et majorité sortante

Le 2 décembre 2025, Place publique et le Parti radical de gauche annoncent qu'ils soutiendront la candidature du maire sortant, Michaël Delafosse, s'il décide de se représenter[56].

Deux jours plus tard, c'est au tour du Parti animaliste et de Génération écologie d'officialiser leur ralliement à la future liste du maire sortant. Ils appellent également le candidat écologiste Jean-Louis Roumégas à l’union[57]. Ce dernier leur oppose une fin de non-recevoir, préférant une liste écologiste autonome[58].

Le 6 décembre, à cent jours des élections municipales, le groupe les Écologistes pour Montpellier (regroupant 6 élus exclus ou suspendus des Écologistes, au sein de la majorité), organisent avec la participation de Génération Écologie, du Parti animaliste et de Place publique un rassemblement symbolique en réunissant cent militants sur la place Max-Rouquette pour appeler Michaël Delafosse à mener de nouveau l’union de la gauche et des écologistes[59].

Le 8 décembre, le Parti communiste réaffirme sa volonté de reconstruire une union de la gauche autour du maire sortant Michaël Delafosse pour les municipales de 2026[60].

Le 11 décembre, Muriel Ressiguier, ancienne députée LFI et tête de liste du Front de gauche aux municipales de 2014 à Montpellier, rejoint la campagne du maire sortant Michaël Delafosse[61].

Le 17 décembre, la Gauche républicaine et socialiste et du mouvement L’Engagement affirment leur soutien à la majorité sortante[62].

Le maire sortant Michaël Delafosse se déclare finalement le 17 janvier 2026[63].

Rassemblement national - Union des droites pour la République

Le , Thierry Tsagalos, responsable local du Rassemblement national et suppléant du député UDR Charles Alloncle, annonce officiellement sa candidature avant même d'avoir obtenu le soutien officiel du RN auquel il est encarté[64]. Le 16 janvier, le parti investi l'eurodéputée France Jamet en tant que tête d'une liste commune avec l'Union des droites pour la République[65]. Suite à la candidature de France Jamet, Thierry Tsagalos dit se mettre en retrait, tandis que l'eurodéputée soutient qu'« il a été exclu » du parti. Ce dernier invite la candidate investie à rejoindre sa liste avant le 1er février à deux conditions : « l’adhésion publique à sa position contre l’incinérateur CSR et à son projet alternatif de traitement des déchets sans émission de particules fines, ainsi que la garantie qu’aucun scandale lié à l’ancien numéro deux de France Jamet, Djamel Boumaaz, ne puisse entacher la liste »[66].

Le 2 mars, le parti Identité-Libertés annonce soutenir la liste de l'eurodéputée[67].

Divers

Dès 2023, Isabelle Perrein indique qu'elle conduira la liste "Aimer Montpellier"[68],[69]. Elle parvient à obtenir le soutien des Républicains et de l'UDI[70], puis celui du MoDem[71].

Le 13 novembre 2025, Révolution permanente annonce présenter une liste menée par Max Muller[72],[73].

En décembre, Lutte ouvrière investit Morgane Lachiver, une enseignante, pour porter leur liste[74].

Le 15 janvier 2026, c'est au tour de Mohed Altrad, homme d'affaires et président du Montpellier Hérault Rugby, d'annoncer repartir en tant que tête de liste[75]. Le parti Horizons apporte son soutien à sa candidature[76]. Un temps évoquée comme candidate pour mener la liste du parti présidentiel Renaissance, Patricia Mirallès rejoint finalement l'homme d'affaires[77]. Après ce ralliement, le parti annonce finalement qu'« elle le fait en son nom propre, ça n’engage pas Renaissance ».

Le 4 février, Rémi Gaillard, humoriste, militant pour la cause animale et ancien candidat en 2020, a dévoilé sa candidature sur le réseau social X, avant de le confirmer à Midi Libre[78].

Le 7 février, Philippe Saurel, maire de 2014 à 2020, annonce officiellement sa candidature sur les réseaux sociaux[79] avec le soutien du mouvement centriste Utiles dont il est le chef de file dans l'Hérault[80],[81].

Le 27 février, le lendemain de la limite de dépôt des listes et jour de tirage au sort des listes pour l'ordre d'affichage, deux nouvelles listes font leur apparition : la liste citoyenne « La Municipaliste » menée par Kadija Zbairi et la liste du Parti des travailleurs avec Sylvie Trousselier en tête de la liste nommée « L’argent pour les travailleurs et les services publics de la commune, pas pour la guerre ! »[82].

Définition des projets des candidats

Le stade de la Mosson

L'idée d'un nouveau stade s'est imposée à la suite des inondations d'octobre 2014. Après plusieurs propositions successives, en premier temps en 2018 d'une construction au nouveau quartier d'affaires Cambacérès, ensuite à Pérols en 2020 sur l'ancien site d'« Ode à la mer », puis sur le parking de L'Arena en 2024. Le projet est définitivement abandonné par l'équipe municipale en septembre 2025. Voici les principales propositions pour le stade :

Morgane Lachiver (LO), Kadija Zbairi (SE), Max Muller (RP) et Sylvie Trousselier (PT) ne se sont pas prononcés sur le thème[83],[84].

Les Quatre-Boulevards

En août 2022 la municipalité ferme l'avenue Albert-Dubout au sud de la ville, entraînant un report de la circulation sur les Quatre-Boulevards (d'Orient, Rabelais, Vieussens, Berthelot). L'augmentation de la charge de la fréquentation automobile amène à la création d'une association de riverains qui dénonce ce changement et souhaite un retour à une circulation avec moins de circulation de transit, notamment la remise en sens unique de trois des quatre boulevards.
  • Michaël Delafosse (PS) : il s'engage à poursuivre la réduction du trafic de transit sur les boulevards. Une expérimentation sera lancée dès l'été à partir d'un scénario étudié dans le but d'aboutir à des aménagements pérennes au plus tôt en 2027. Il refuse de reporter la circulation d'une rue à l'autre et veut améliorer la fluidité du carrefour du Nouveau Saint-Roch afin de garantir la circulation de la ligne 2 du tramway ;
  • Isabelle Perrein (DVD) : elle promet de rouvrir l'avenue Albert-Dubout immédiatement et supprimer les récentes pistes cyclables pour décongestionner le quartier. Un audit sera lancé pour analyser toutes les solutions. Le plan de circulation sera totalement conçu en concertation avec les habitants ;
  • Mohed Altrad (DVC) : il s'engage à ajuster le plan de circulation pour stopper les nuisances. Il lancera un travail avec les services techniques pour établir un diagnostic précis de la situation et un au retour au calme sur les boulevards ;
  • Nathalie Oziol (LFI) : elle propose un plan dès l'été 2026 avec trois options de circulation, dont la réouverture d'Albert-Dubout ou une organisation en "pétales". Une mission d'information et un grand forum citoyen prépareront ensuite la solution définitive, qui sera votée début 2027. Pour garantir la démocratie locale, elle instaurera un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) sur les décisions structurantes ;
  • Jean-Louis Roumégas (LE) : il s'engage à rouvrir l'avenue Albert-Dubout dans les deux sens et à instaurer une circulation "en pétales" sur tous les faubourgs pour bloquer le transit. Les 4 boulevards accueilleront une voie cyclable sécurisée, et de nouveaux "parlements de quartier" impliqueront les riverains. Pour réduire la voiture en amont, il mise sur la création de 5 grands parkings relais et le prolongement des tramways ;
  • Rémi Gaillard (SE) : Il veut rouvrir l'avenue Albert-Dubout dans un sens pour soulager la pression automobile immédiate. Il demande une transparence totale, avec la publication régulière des données locales sur le bruit et la qualité de l'air. Ainsi qu'une concertation globale qui définira la solution définitive sans déplacer le problème ailleurs ;
  • Philippe Saurel (DVG) : il veut supprimer le trafic de transit Est-Ouest pour revenir à la situation d'apaisement d'avant 2022. Il propose de modifier drastiquement le plan de circulation au sud de la gare pour empêcher la traversée automobile du quartier. Ce nouveau plan global sera ensuite soumis au vote direct des habitants ;

France Jamet (RN), Morgane Lachiver (LO), Kadija Zbairi (SE), Max Muller (RP) et Sylvie Trousselier (PT) , Thierry Tsagalos (DVD) ne se sont pas prononcés sur le thème.

Projet de l'incinérateur à CSR (Combustibles Solides de Récupération)

En avril 2024, la métropole de Montpellier acte de mettre en place une nouvelle usine à CSR dans le quartier des Grisettes à l'horizon 2030 pour ne plus exporter ces déchets. Cette décision acte la rupture d'une partie de la majorité métropolitaine et municipale : 4 élus écologistes quittent leurs fonctions et entrent dans l'opposition.

  • Michaël Delafosse (PS) est pour : il défend une solution locale indispensable pour baisser les coûts et réduire la facture d'énergie ;
  • France Jamet (RN) est pour : elle estime qu'il faut assumer une solution locale, considérant que l'exportation des déchets n'étant plus tenable ;
  • Isabelle Perrein (DVD) est contre : elle dénonce une implantation dangereuse en ville et privilégie un tri des déchets beaucoup plus poussé ;
  • Mohed Altrad (DVC) est contre : il s'est publiquement engagé à abandonner définitivement le projet s'il est élu ;
  • Nathalie Oziol (LFI) ne se prononce pas sur le sujet, mais propose de faire une convention populaire ;
  • Jean-Louis Roumégas (LE) est contre : il promet l'arrêt immédiat d'un projet jugé trop coûteux et dangereux pour la santé ;
  • Max Muller (RP) est contre : il fustige une "bombe anti-écologique" conçue pour enrichir une multinationale privée ;
  • Rémi Gaillard (SE) est contre : il est d'accord avec les propositions de Jean-Louis Roumégas et estime que si tous les maires de la métropole ont voté pour l’incinérateur à Montpellier c'est pour ne pas l'avoir chez eux ;
  • Thierry Tsagalos (DVD) est contre : il alerte sur la pollution atmosphérique et propose un centre de traitement alternatif inspiré de San Francisco ;
  • Philippe Saurel (DVG) est contre : il veut protéger les populations proches de cet incinérateur.

Morgane Lachiver (LO), Kadija Zbairi (SE) et Sylvie Trousselier (PT) ne se sont pas prononcés sur le thème[85]

La gratuité des transports en commun

La gratuité des transports en commun était la mesure phare de Michaël Delafosse en 2020, progressivement mise en place de 2021 à 2023. En 2026 huit candidats sur neuf ont exprimé leur volonté de la maintenir, seule Isabelle Perrein propose de revenir en arrière.

  • Michaël Delafosse (PS) : il souhaite pérenniser la gratuité totale pour tous les habitants de la métropole, la présentant comme une mesure sociale de pouvoir d'achat et un levier écologique majeur et propose également une augmentation de la fréquence des lignes 2 et 3 de tramway en soirée ;
  • France Jamet (RN): la gratuité était l'un de ses thèmes de campagne en 2014, mais elle dénonce une politique punitive sur l'automobile.
  • Isabelle Perrein (DVD) : elle se positionne contre le modèle actuel, pointant du doigt le manque à gagner financier pour la métropole. Elle propose une gratuité pour les enfants et les séniors, et un tarifs au coefficient social pour les autres. Elle propose la création de sept parkings silo en lien avec le tramway ;
  • Mohed Altrad (DVC) : il souhaite maintenir la gratuité tout en dénonçant un réseau saturé et un manque d'investissement dans la fréquence des bus et tramways ;
  • Nathalie Oziol (LFI) : elle soutient le principe de gratuité, mais elle conditionne son efficacité à une amélioration de l'offre notamment avec l'augmentation de la fréquence des tramway ;
  • Jean-Louis Roumégas (LE) : il valide le maintien de la gratuité mais il veut améliorer l'offre, la fréquence et le maillage. Il propose un fonctionnement des tramways toute la nuit du jeudi au samedi, l'extension des lignes et un fonctionnement du réseau en cercle en reliant les terminus entre eux notamment ;
  • Rémi Gaillard (SE) : il ne s'est pas prononcé, mais la gratuité totale était une de ses propositions lors des élections municipales de 2020 ;
  • Thierry Tsagalos (DVD): il considère la gratuité comme un acquis et veut lancer un audit sur le coût réel ;
  • Philippe Saurel (DVG) : il ne reviendra pas sur la gratuité, mais veut faire contribuer les plus aisés par une augmentation d'impôts.

Morgane Lachiver (LO), Kadija Zbairi (SE), Max Muller (RP) et Sylvie Trousselier (PT) ne se sont pas prononcés sur le thème[86],[85].

Sondages

Premier tour

Source Date de réalisation Échantillon PT RP LO LFI CC LE DVG PS - PP - PCF Utiles SE SE SE RE SE - MoDem - UDI RN EXD
Trousselier Muller Lachiver Oziol Doulain Roumégas Martin Delafosse Saurel Gaillard Zbairi Altrad Mirallès Perrein Jamet Tsagalos
OpinionWay 2- 824 1 3 1 15 4 32 8[e] 7 <1 17 6 5[f] 1[g]
OpinionWay 13- 808 2 1 15 5 32 9[e] 7 15 6 6 2[g]
Ifop 9- 702 1 <1 16 4[h] 32[i] 9 10 9 6[j] 8[f] 2
Alenka Doulain annonce que Cause Commune se rallie à la liste de Nathalie Oziol ().
Patricia Mirallès annonce soutenir la liste de Mohed Altrad ().
Serge Martin annonce se rallier à la liste de Jean-Louis Roumégas ().
Harris 5- 809 1 16 2 7[h] 2 38[i] 11 6 6 10
Tsagalos
Ifop 14- 706 16 1 4[h] 2 36[k] 13 9 2 8 9
Tsagalos

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc les candidats qualifiés au second tour dans le sondage.

Second tour

Source Date de réalisation Échantillon LFI PS - PP - PCF Utiles SE
Oziol Delafosse Saurel Altrad
OpinionWay 13- 808 22 45 33
Ifop 9- 702 21 50[i] 29
22 42[i] 17 18

Résultats

Notes et références

Voir aussi

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