Nyatura
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| Natyura | |
| Idéologie | Anti-rwandais, anti-M23, défense des intérêts hutus[1] |
|---|---|
| Statut | actif |
| Fondation | |
| Origine | PARECO |
| Pays d'origine | République démocratique du Congo |
| Actions | |
| Mode opératoire | guérilla |
| Zone d'opération | Principalement dans les territoires de Masisi et de Rutshuru,[2] Nord-Kivu, république démocratique du Congo |
| Période d'activité | 2011 - présent |
| Organisation | |
| Chefs principaux | Kasongo Kalamo † John Love Dominique Ndaruhutse |
| Membres | Inconnu, plus de 10 factions active en 2020 selon le baromètre sécuritaire du Kivu[3] |
| Groupe relié | FDLR, CMC |
| Guerre du Kivu | |
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Le Nyatura (« frapper fort » en kinyarwanda[4]), également connus sous le nom de Maï-Maï Nyatura[5],[6] est un terme générique désignant des milices hutues congolaises qui opèrent dans la région du Kivu en république démocratique du Congo (RDC).
Certaines factions Nyatura sont aussi regroupées au sein du Collectif des mouvements pour le changement (CMC) [2],[7],[8].
Le Nyatura est un mouvement armé fondé selon les sources en 2011 ou 2012[4],[9],[10] dans la région des Kivus, en république démocratique du Congo[10]. Il trouve ses origines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment parmi les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI)[3], et émerge d’une scission au sein du groupe armées des Patriotes résistants congolais (de) (PARECO)[10],[3].
Kasongo Kalamo, un ancien commandant des PARECO originaire de Mweso, joue un rôle clé dans la structuration de cette nouvelle milice, dont le nom devient rapidement un terme générique pour désigner l’ensemble des milices hutues congolaises actives dans les Kivus[10],[11]. Leur apparition s’inscrit dans un contexte de tensions militaires, politiques et communautaires, marqué par la concurrence pour les terres et les ressources, ainsi que par la marginalisation perçue des communautés hutues face à la montée en puissance des ex-combattants du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) intégrés aux Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), majoritairement tutsis[10].
Parmi les facteurs ayant conduit à leur formation figurent des rivalités internes au sein de l’armée nationale, notamment la concurrence pour l’accès aux grades et aux postes de haut rang, ainsi que le refus de certains soldats d’être déployés en dehors des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Une motivation profonde réside également dans la défense des droits fonciers des communautés hutues locales, dans un contexte de conflits liés à l’accès et au contrôle des terres[10]. La création de la milice Nyatura s'inscrit dans un contexte plus large de concurrence pour les terres et les ressources, où les groupes armés jouent un rôle important dans l'affirmation du contrôle et de l'influence sur ces biens[10].
