Massacres de Kishishe et Bambo
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| Massacre de Kishishe et Bambo | |
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Kishishe (en), |
| Victimes | Civils et milices |
| Morts | Entre 171 (rapport Monusco) et près de 300 (gouvernement) |
| Blessés | Non dénombrés |
| Disparus | Inconnus |
| Auteurs | M23 et probablement FDLR et maï-maï |
| Guerre | Guerre du Kivu |
| modifier |
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Les massacres de Kishishe et de Bambo sostudes attaques perpétrée survenus les 29 et par des milices du Mouvement du dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo faisant au moins 131 morts selon un rapport conjoint du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme et de la Mission des Nations Unies en RDC[1].
Dans es attaques attribuées au M23, dans un contexte de représailles liées aux affrontements avec d’autres groupes armés, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda et diverses milices locales, Les témoignages recueillis décrivent des actes d’une extrême violence : exécutions sommaires, maisons incendiées, pillages et populations empêchées de fuir. L’enquête, menée dans des conditions sécuritaires difficiles, repose sur les récits de survivants et de témoins directs. Des allégations indiquent également que certains auteurs auraient enterré les corps pour dissimuler les preuves, laissant craindre un bilan encore plus lourd.
Face à ces crimes, les Nations Unies ont condamné fermement ces exactions et appelé à un accès humanitaire urgent, ainsi qu’à la cessation immédiate des violences. Ces événements soulignent l’urgence de protéger les civils et de renforcer les efforts pour une paix durable dans la région[1].
Le , le Mouvement du 23 mars (M23), une rébellion qui a repris les armes fin 2021 dans l’est de la république démocratique du Congo, renouvelle son offensive contre les Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) dans le Nord-Kivu, non loin de Goma et parvient à s'emparer de nombreuses localités. Un cessez-le-feu est pourtant arraché à Luanda le . Le M23 indique n'avoir aucune obligation vis-à-vis du cessez-le-feu puisqu'il n'était pas présent lors des négociations, mais assure qu'aucune nouvelle attaque ne sera perpétré si ses propres positions ne sont pas attaquées. En revanche, les rebelles excluent de se retirer de leurs nouvelles conquêtes[2].
Déroulement
Au matin du , le cessez-le-feu est en partie respecté lorsque des combats éclatent entre le M23 et des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des maï-maï, lesquels cherchent à s'emparer de Kishishe (en) pour barrer la route vers Masisi au M23[3]. A l'issue des combats, le FDLR et les maï-maï sont vaincus et battent en retraite. C'est alors que les miliciens du M23 se déchainent contre la population, exécutant sommairement de nombreuses personnes, aussi bien par balles qu'avec des armes blanches[4].
En plus du meurtre, le M23 se livre à toutes sortes d’exactions : viols, pillages et enlèvements. Selon une enquête préliminaire de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), 60 personnes sont ainsi enlevées et 27 femmes et jeunes filles sont violées[5]. Pendant la tuerie, des enfants auraient été tués jusque dans une église et un hôpital[6]. Après le massacre, le M23 fait enterrer les corps, probablement pour dissimuler les preuves du massacre[5]. Il n'est pas exclu que des civils aient pu être tués par des combattants maï-maï et du FDLR lors des combats[4]. Selon les témoins, les hommes ont été particulièrement visés lors du massacre car assimilés à l'ennemi[7],[8]. Du reste, les chiffres publiés dans l'enquête préliminaire de l'ONU confirment que les hommes sont surreprésentés parmi les victimes[5].