Sonate K. 86
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La sonate K. 86 en ut majeur, notée Andante moderato, d'une facture élaborée à trois voix et d'une rythmique intéressante, forme une paire avec la sonate suivante, à quatre voix. Ces deux œuvres nous montrent comment Scarlatti traite l'écriture polyphonique : tout en restant dans un cadre monothématique, il fait progresser les différentes voix par de courts mouvements en alternances. Nombre de ces éléments apparaissent dans les sonates plus tardives, avec « de courtes progressions désarticulées »[1].
Cette sonate interroge Joel Sheveloff à propos de ses liens avec l'esthétique de la sonate en trio corellienne, même si le « contrepoint est trop lâche et trop libre pour que cela soit une réalité », et sur l’ambiguïté entre son soin apporté au style et son détachement technique. La sonate suivante nous montre mieux encore « une tentative d'un antico véritablement élégant ou d'un éclat nostalgique »[2].

Manuscrit
Le manuscrit principal est le numéro 51 du volume XIV de Venise (1754), copié pour Maria Barbara[3].
Interprètes
La sonate K. 86 est défendue au piano par Sergio Gallo (fi) (2022, Naxos vol. 27) ; et au clavecin notamment par Scott Ross (1985, Erato)[4], Colin Tilney (1987, Dorian), Richard Lester (2003, Nimbus, vol. 6), Pieter-Jan Belder (Brilliant Classics), Francesco Cera (2012, Tactus, vol. 3) et Cristiano Gaudio (2020, L'Encelade).