Sukenari Yokoyama

From Wikipedia, the free encyclopedia

PrédécesseurNobutsura Chō (ja)
PrédécesseurIsei Ōtsuka (ja)
Sukenari Yokoyama
Illustration.
Portrait officiel datant de , issu du « Kizoku-in Yōran » (貴族院要覧)[1].
Fonctions
13e Gouverneur (ja) de la préfecture d'Okayama

(6 mois et 28 jours)
Prédécesseur Nobutsura Chō (ja)
Successeur Shigeyoshi Ōmihara
26e gouverneur de la préfecture d'Ishikawa

(5 mois et 20 jours)
Prédécesseur Isei Ōtsuka (ja)
Successeur Sanosuke Nakayama (ja)
21e et 34e Gouverneur (ja) de la préfecture de Hiroshima

(6 mois et 18 jours)
Prédécesseur Kaiichirō Suematsu (ja)
Successeur Masao Kishimoto (ja)

(1 an et 1 mois)
Prédécesseur Saiichirō Miyamura (ja)
Successeur Mitsuma Matsumura (ja)
Directeur général (ja) du bureau des Affaires policières (ja) du ministère de l'Intérieur

(1 an, 1 mois et 8 jours)
Prédécesseur Mannosuke Yamaoka (ja)
Successeur Isei Ōtsuka (ja)
21e Gouverneur de la préfecture de Kyoto

(6 mois et 10 jours)
Prédécesseur Shinya Kurosaki
Successeur Munenori Saitō
17e Gouverneur de la préfecture de Kanagawa

(2 ans, 6 mois et 18 jours)
Prédécesseur Ryūsaku Endō (ja)
Successeur Kaoru Ishida (ja)
30e Gouverneur de la préfecture de Tokyo

(2 ans et 26 jours)
Prédécesseur Masayasu Kōsaka (ja)
Successeur Tetsuji Tachi (ja)
42e surintendant-général (ja) de la Police métropolitaine de Tokyo

(3 mois et 26 jours)
Prédécesseur Saburō Hayakawa (ja)
Successeur Itsuki Saitō (ja)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Higashiōdate[N 1], district de Kitaakita, préfecture d'Akita
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Tokyo
Nationalité Japonaise
Diplômé de Université impériale de Tokyo
Profession Fonctionnaire

Image illustrative de l’article Sukenari Yokoyama
Gouverneurs de la préfecture de Hiroshima (ja)

Sukenari Yokoyama (横山 助成, Yokoyama Sukenari?)[N 2], né le à Ōdate, dans la préfecture d'Akita, et mort le à Tokyo, est un fonctionnaire et homme politique japonais, successivement gouverneur des préfectures d'Okayama, d'Ishikawa, de Hiroshima, pour deux mandats non consécutifs, de Kyoto, de Kanagawa et de Tokyo entre 1923 et 1944. Il est également directeur du bureau des Affaires policières (ja) du ministère de l'Intérieur de 1928 à 1929 et surintendant-général (ja) de la Police métropolitaine de Tokyo en 1937. De 1939 jusqu'à l'abolition de la Chambre des pairs en 1946, il en a été l'un des membres nommés par décret impérial.

Jeunesse et éducation

Sukenari Yokoyama naît le [5],[6],[7],[8] de la 17e année de l'ère Meiji (1884)[5],[6],[7],[9],[8] dans le quartier de Nagakura (長倉)[8],[10] du bourg de Higashiōdate (actuelle ville d'Ōdate[5],[6]), dans la préfecture d'Akita[7],[9]. Il est le deuxième fils de Yokoyama Yūki (ja) (橫山 勇喜, 1852-1897), mais est plus tard adopté par son grand-père Un'nosuke (運之助), surnommé « Tsuyun » (ツユン), le chef de la famille[8],[4],[11]. Son père Yūki était également un homme politique et sera élu à la Chambre des représentants aux élections législatives de  (en)[5],[8]. La famille Yokoyama est une famille de samouraï auparavant au service du clan Satake et ses membres ont longtemps été chefs de quartier au sein de la ville-château d'Ōdate[12]. Son grand-père a notamment été porte-drapeau durant la guerre de Boshin (1868-1869 et a élevé Sukenari avec des règles strictes[12]. Le jeune Sukenari était ainsi très indiscipliné et rassemblait des garçons du quartier pour des batailles. Il affectionnait les combats de chiens et de coqs et se promenait avec son propre coq à la recherche d'adversaires[12]. Après un incident où il a déchargé un fusil de chasse en pleine rue, la famille de Sukenari le confie à des proches et il est envoyé à une école primaire à Noshiro[12]. Son caractère turbulent persiste en dépit et il parvient plus tard à intégrer le Collège préfectoral d'Akita (ja) (秋田尋常中学校)[N 3], comme son frère aîné, mais en troisième année, il prétend se préparer pour les examens d'entrée à l'université, mais sèche les cours pendant un mois avant d'abandonner les études[12]. Il part ensuite à Tokyo pour terminer ses études au collège et réussit à entrer au Deuxième lycée (ja) (第二高等学校) à Sendai[N 4],[12]. Après la complétion de ses études secondaires, il entre à la faculté de droit de l'université impériale de Tokyo et sort diplômé en sciences politiques en [4],[12],[13]. Il passe l'examen d'entrée à la fonction publique supérieure (ja) dans la même année[4],[12]. Il est alors embauché par le ministère de l'Intérieur[1]. Passionné de sports, il pratiquait l'aviron durant ses années de lycée et le tennis à l'université[12].

Débuts en fonction publique et en politique

Sukenari Yokoyama est d'abord nommé inspecteur de police et fonctionnaire du ministère de l'Intérieur auprès de la préfecture de Yamanashi en [5],[6],[14],[13]. En 1911, il est muté en tant que secrétaire du bureau du Génie civil (ja)[14]. Il devient un directeur du ministère de l'Intérieur auprès de la préfecture d'Osaka en 1913[4],[1]. Le , il est nommé chef du département de police (ja) de la préfecture d'Ōita, en remplaçant Tanabe Masaya (田邊 勝邪)[N 5], avant d'être remplacé par Mano Hajime (間野 一) le , l'échéance de son mandat ayant eu lieu le [15],[16],[17],[4],[7],[14]. Il retourne alors au ministère de l'Intérieur pour être fonctionnaire administratif au bureau des Affaires policières du ministère de l'Intérieur (ja), devenant chef des divisions de la sécurité, de la documentation et du fonctionnement policier[14],[4]. Yokoyama est alors envoyé effectuer des inspections en Europe, en Amérique et en Chine[14]. À son retour, il est réaffecté au sein du bureau central du ministère de l'Intérieur, où il occupe entre autres les postes de secrétaire administratif, fonctionnaire administratif, inspecteur général et directeur administratif[4],[14].

En , il devient le chef du bureau de la Santé (衛生局) du ministère de l'Intérieur[4],[14],[13]. Le , il est à Tokyo lorsqu'un important séisme frappe la région[14]. Il participe aux opérations de secours et de rétablissement après-sinistre[14].

Montée dans les échelons de la fonction publique

Le , il devient le 13e gouverneur de la préfecture d'Okayama, en remplaçant Shigeyoshi Ōmihara[4],[5],[6],[7],[14]. Ce premier séjour majeur en dehors de Tokyo marque un important changement dans sa vie[14]. Son mandat prend fin le [13]. Vers la fin de son mandat de gouverneur d'Okayama, à l'approche des élections législatives, il est approché par Mizuno Rentarō, alors ministre de l'Intérieur du gouvernement Kiyoura (ja), qui lui propose de se présenter dans sa préfecture natale sous la bannière du parti en place, le Seiyūhontō (en)[14]. Intéressé à faire ses débuts en politique nationale, il en parle à ses proches et amis, qui le soutiennent dans sa décision[14]. Le seul candidat en lice est Chūji Machida (ja), du Kenseikai, et un camarade de classe du collège[14]. Machida est également une figure influente et Yokoyama décide de retourner à Ōdate pour avoir l'opinion des locaux[14]. Ceux-ci affirment vouloir un nouveau candidat originaire d'Ōdate, comme Yūki le père de Sukenari Yokoyama et Yamada Itarō (ja)[18]. Yokoyama retourne alors à Okayama pour réfléchir sur le sujet et reçoit alors l'appui additionnel de Mizuno et de Sakakida Seibei (ja), venus sur place l'encourager, et il officialise ainsi sa candidature[18]. La campagne mène à une lutte serrée entre Yokoyama et Machida, l'influence de son père le favorisant, mais vers la fin de la période de campagne, certains membres de son parti ont essayé de saboter le camp adverse, retournant l'opinion publique contre lui[18]. Le jour de l'élection, Yokoyama est battu de seulement 157 voix et le parti au pouvoir subit également une défaite[18],[10]. Il se retrouve sans emploi pendant trois ans[18].

Le , il devient gouverneur de la préfecture d'Ishikawa[4],[5],[6],[7],[18]. Six mois plus tard, le , il est nommé gouverneur de la préfecture de Hiroshima[4],[7],[18]. Le , il est nommé directeur du bureau des Affaires policières du ministère de l'Intérieur[19]. Il lui est tâché d'assurer la sécurité en vue de la cérémonie d'Accession au trône (en) de l'empereur Shōwa en automne[19]. Le climat politique était tendu dû à une vague d'arrestations effectuée en mars[19]. Il réussit néanmoins au déroulement sans tracas de la cérémonie, et sur le chemin du retour, le premier ministre Tanaka Giichi lui fait la remarque « qu'on dirait bien un retour triomphal [pour Sukenari Yokoyama] »[19]. Durant le reste de son mandat, il s'est assuré de réprimer l'influence idéologique, mais est resté relativement progressiste sur le plan politique, en achetant des ouvrages variés[19]. Son mandat échoit le [13]. Yokoyama devient le 21e gouverneur de la préfecture de Kyoto le ,[5],[6],[7]. Durant son discours d'investiture en tant que gouverneur de la préfecture de Kyoto, il affirme que « Kyoto est une ville aux belles coutumes sociales et valeurs humaines et que l'Assemblée préfectorale présentement dominée par les factions du Minseitō ne représente pas l'opinion de l'ensemble de la population », laissant entendre qu'il confronterait l'Assemblée préfectorale[9]. Son mandat est cependant écourté par la dissolution du gouvernement Inukai (ja) en , qui était de faction Seiyūkai[9]. Le prochain poste gouvernoral qu'il occupe est celui de gouverneur de la préfecture de Kanagawa, à partir du [7]. En tant que gouverneur de Kanagawa, avec l'expansion rapide de la région du Keihin, il fait face à plusieurs conflits sociaux entre les locaux, notamment la question de la fusion du village de Hiyoshi (ja) (日吉村), dont la population était partagée entre intégrer Kawasaki ou Yokohama. Un autre conflit majeur a été le scandale de corruption lié à l'achat de terrains pour la construction d'un incinérateur de déchets[1],[20]. Le , Yokoyama entre en fonction en tant que gouverneur de la préfecture de Tokyo[5],[6],[7].

Fin de carrière

Le , il devient le surintendant-général (ja) de la Police métropolitaine de Tokyo, atteignant le sommet pour un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur[5],[6],[7],[19]. Il reste cependant seulement quatre mois en poste, jusqu'au [19]. Il réussit notamment à arrêter 32 membres d'un réseau de fraude de l'industrie textile, à arrêter les membres du groupe d'extrême-droite ayant attaqué (ja) Abe Isoo et à interdire le mouvement religieux « Hito no dō » (人ノ道)[21]. On le surnommait « lames de rasoir cachées dans la soie » (真綿にカミソリ), dû au fait qu'il apparaît charmant à première vue, mais avait une acuité intérieure féroce[21]. Il démissionne en jugeant avoir accompli tout ce qu'un haut fonctionnaire aurait pu accomplir, mais sa retraite ne dure qu'un an[21]. Il est contraint à devenir président des sociétés d'État Tōhoku Kōgyō (ja) (東北興業株式会社)[N 6] et Tōhoku Shinkō Denryoku (東北振興電力株式会社) en , en remplaçant Yoshiaki Hatta[21],[13]. Après la chute du gouvernement Hiranuma (ja) en , Yokoyama est invité par Nobuyuki Abe à participer dans la formation du nouveau gouvernement[21]. Les proches de Yokoyama étaient convaincus qu'il allait être nommé ministre de l'Intérieur, mais lorsqu'il n'a pas figuré dans la liste des ministres, Yokoyama a affirmé qu'il ne « pouvait pas encore quitter Tōhoku Kōgyō »[21].

En contrepartie, il est nommé membre de la Chambre des pairs le [5],[6],[7],[21]. Il est remplacé en tant que président de Tōhoku Kōgyō en par Takeo Kawagoe (ja). En , il devient membre du conseil municipal de Tokyo (ja)[13]. Le , il devient le troisième secrétaire-général de l'Association pour le soutien du Trône, en remplaçant Sōtarō Ishiwata (ja), et est remplacé le par Fumio Gotō[7],[22],[21],[13]. Il en avait été contraint, car les organisateurs de l'Association avaient jugé qu'il était le plus approprié pour superviser les élections législatives de 1942[21]. Sitôt les élections terminées, qui se sont soldées par une victoire majeure pour l'Association pour le soutien du Trône, Yokoyama démissionne[23]. L'Association jugeait cependant que son expertise était encore nécessaire[23]. Avec le nouveau système d'administration régionale mis en place en 1943, avec un plus grand contrôle sur l'administration locale, Yokoyama est nommé gouverneur de la préfecture de Hiroshima pour une seconde fois le [23]. Il est également à la tête du conseil d'administration régionale (ja) du Chūgoku[23]. Il avait encore une fois accepté le poste à contrecœur, pensant qu'il s'agirait de son dernier[23]. Il démissionne de son poste de gouverneur le et échapperait ainsi au bombardement atomique du [23].

Le , il démissionne de la Chambre des pairs dû à son abolition[24],[13] et est par la suite interdit d'occuper un poste en fonction publique de jusqu'en [13],[25].

Vie après la politique et décès

Yokoyama vit par la suite un retraite paisible à Tokyo[23]. Il y meurt le de la 38e de l'ère Shōwa (1963)[5],[6],[7],[23] à l'âge de 79 ans[7],[23], d'un cancer colorectal[23].

Une stèle commémorative à son honneur a été érigée dans le parc pour enfants de Yanagimachi (柳町児童公園) à Ōdate. Sur la stèle figurent un chien Akita et un coq Koeyoshi (ja), clins d'œils à son enfance, sculptés par le peintre Toyoshirō Fukuda (ja)[26],[27]. Le parc lui-même est un don de son épouse Suma effectué en 1965 et porte aussi le nom « parc pour enfants Yokoyama » (横山児童公園)[23],[10]. Il a été inauguré le en compagnie de Suma Yokoyama et ses amis Fumio Gotō, ancien ministre des Affaires étrangères, Hirohide Ishida (en) et Kōichi Matsuno (ja), représentants du Japon, et Yūjirō Obata (ja), gouverneur de la préfecture d'Akita. L'inscription sur la stèle a notamment été écrite par Gotō[28].

Vie privée et famille

Sukenari Yokoyama devient chef de la famille Yokoyama après la mort de son grand-père en 1886[4]. Il épouse Suma Ishida (石田 すま), née en 1893 et originaire de Kyoto, avec qui il a une fille, Shizuko (靜子), née en 1912[4]. Il a comme beau-frère le folkloriste Eiichirō Ishida (石田 英一郞), 3e baron[4], et comme beau-père l'ingénieur Ishida Hachiya (石田 八弥), 2e baron, adopté par le premier baron Ishida Eikichi (ja) (石田 英吉)[29]. Un des fils de sa nièce est le romancier Makio Abe (ja) (阿部 牧郎)[30].

Yokoyama était un amateur de shōgi et de golf[9]. Il était aussi un connaisseur d'art, en particulier la calligraphie, la peinture, le cinéma et le rakugo, entre autres[23].

Résultats électoraux

Élections législatives japonaises du dans la quatrième circonscription de la préfecture d'Akita[31]
Suffrages exprimés 8 231
Candidat Parti Suffrages Pourcentage
Chūji Machida (ja) (élu) Kenseikai 4 194 50,95 %
Sukenari Yokoyama Seiyūhontō (en) 4 037 49,05 %

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI