VIIIe congrès du Front national
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| VIIIe congrès du Front national | ||||||||
logo du VIIIe congrès du Front national | ||||||||
| Type | Congrès | |||||||
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| Édition | 8e | |||||||
| Localisation | Nice (Alpes-Maritimes) | |||||||
| Organisateur | Front national | |||||||
| Date | 30 mars au 1er avril 1990 | |||||||
| Résultat | Réélection de Jean-Marie Le Pen. | |||||||
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Le VIIIe congrès du Front national se tient à Nice les 30, et au palais des congrès de l’Acropolis. Le slogan choisi pour ces journées de travail est « La France au pouvoir ! » et la ville choisie est, symboliquement, Nice « ville de la déesse grecque Niké, divinité de la Victoire ». Deux thèmes sont mis en avant pour ce congrès : le social et l’écologie[1].
Le parti, porté par ses précédents succès, engage ce congrès sous le prisme de la préparation à la conquête du pouvoir et cherche donc à « s’organiser en une force politique de grande envergure crédible et offensive »[2].
Le , se déroulent les législatives partielles à Dreux où Marie-France Stirbois est élue avec 61,3 % des voix. Dans certains quartiers son score monte jusqu’à 72 %. Dans le Sud-Est se déroulent aussi deux autres élections partielles : à Marseille où Marie-Claude Roussel obtient un bon score avec 47,18 % des voix et à Salon-de-Provence, Philippe Adam décroche le siège de conseiller général en dépassant les 50 %. Fin 1989, le FN revendique donc une « solide » implantation à tous les niveaux : 70 000 adhérents, 100 fédérations, 4,4 millions d’électeurs à la dernière présidentielle, 1 député, 10 députés européens, 120 conseillers régionaux et près de 1 200 conseillers municipaux[3].
Pour Jean-Marie Le Pen après les succès il s’agit de construire, par le discours et par la mise en place d’un programme et le développement d’un nouveau réseau. C’est le rôle donné à Bruno Mégret, promu à la tête de la nouvelle « délégation générale » pour s’occuper de l’interne du parti et pour préparer les prochaines échéances électorales[4].
« C'est un moment fort de l’histoire du Front national », un « congrès charnière », explique Jean-Marie Le Pen puisqu’il se « situe dans une phase ascendante de grande puissance » du FN. Le congrès de Nice veut marquer « le début de la troisième étape du combat politique du FN : la marche au pouvoir ». En ce sens ce congrès est perçu en interne comme une « étape décisive de l’histoire du Front national »[5].
Scrutins internes
Pour la première fois, la majorité des délégués est élue par les adhérents et non plus désignée. 1 605 délégués assistent au congrès[3]. Dans toute la France, sont organisés en amont du congrès, des congrès départementaux chargés de procéder à l’élection des délégués qui, représentant les adhérents, participeront aux travaux et aux élections lors du congrès. Parmi les 1 605 délégués, 412 seront candidats au comité central. Jean-Marie Le Pen est reconduit à la présidence par acclamations. Le président du FN, réélu à l’unanimité conclut son discours par une citation du général royaliste vendéen La Rochejaquelein : « Si j’avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi ; si je recule, tuez-moi ! »[6].
Carl Lang termine en tête à l'élection du comité central avec 2 073 voix. Roger Holeindre second avec 2 056 voix, suivi de Bruno Gollnisch avec 1 966 voix. Jean-Yves Le Gallou et Bruno Mégret suivent de peu avec respectivement 1 916 et 1 901 voix. Marie-France Stirbois, très populaire depuis son élection à Dreux, est 7e[7]. Sur les 100 élus, 46 sont des nouveaux entrants[8].
Pour l’élection du comité central, des listes circulent sous le manteau. En coulisses, une alliance unique est scellée entre le délégué général et Marie-France Stirbois pour faire liste commune. Elle assure la promotion d’un certain nombre de cadres favorables à Bruno Mégret et exclut, de ce fait, les amis de Jean-Marie Le Pen[9].
A l’issue du vote pour le comité central, Jean-Marie Le Pen annonce : « On ne change pas une équipe qui gagne, en fonction de quoi le Bureau politique précédent sera reconduit ». En conséquence les « historiques » conservent une place prééminente : Michel Collinot, Roland Gaucher, Bernard Antony, Pierre Durand, Bruno Gollnisch, Georges-Paul Wagner, Jean-Pierre Reveau et Christian Baeckeroot, entre autres. Tandis que les « horlogers » y demeurent très minoritaires (Mégret, Le Gallou et Blot seulement). Et autour de Jean-Marie Le Pen, le vice-président Dominique Chaboche et le secrétaire général Carl Lang sont donc reconduits[7].
