Élections au Parlement des îles Baléares de 1983
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| Élections au Parlement des îles Baléares de 1983 | ||||||||||||||
| 54 députés du Parlement des îles Baléares (majorité absolue : 28 députés) | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type d’élection | Élections législatives de communauté autonome | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 488 336 | |||||||||||||
| Votants | 315 795 | |||||||||||||
| 64,67 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 310 916 | |||||||||||||
| Votes blancs | 1 820 | |||||||||||||
| Votes nuls | 4 879 | |||||||||||||
| AP-PDP-UL – Gabriel Cañellas | ||||||||||||||
| Voix | 110 629 | |||||||||||||
| 35,79 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 21 | |||||||||||||
| PSOE – Félix Pons | ||||||||||||||
| Voix | 107 906 | |||||||||||||
| 34,91 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 21 | |||||||||||||
| UM – Jeroni Albertí (ca) | ||||||||||||||
| Voix | 46 915 | |||||||||||||
| 15,18 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 6 | |||||||||||||
| PSM – Sebastià Serra (ca) | ||||||||||||||
| Voix | 16 979 | |||||||||||||
| 5,49 % | ||||||||||||||
| Députés élus | 2 | |||||||||||||
| Président | ||||||||||||||
| Élu | ||||||||||||||
| Gabriel Cañellas AP | ||||||||||||||
| caib.es | ||||||||||||||
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Les élections au Parlement des îles Baléares de 1983 (en espagnol : elecciones al Parlamento de las Islas Baleares de 1983, en catalan : eleccions al Parlament de les Illes Balears de 1983) se tiennent le , afin d'élire les 54 députés de la Ire législature du Parlement des îles Baléares.
La majorité des forces politiques des îles Baléares signent le le « pacte pour l'autonomie » (Pacto Autonómico), par lequel ils s'engagent à promouvoir aux Cortes Generales, qui seront démocratiquement élues le 15 juin, l'accession de l'archipel à l'autonomie territoriale[1]. Une manifestation en faveur d'un gouvernement propre à l'archipel est organisée le suivant à Palma et réunit 20 000 personnes, emmenés par les forces politiques et syndicales du territoire[2]. Le , le Conseil des ministres du gouvernement Suárez II adopte le régime d'autonomie provisoire propre aux Baléares, qui institue le Conseil général inter-insulaire comme organe de gouvernement[3].
Les partis ont alors pour objectif de faire approuver le statut d'autonomie par la « voie rapide » prévue à l'article 151 de la Constitution, mais les deux principaux partis espagnols, l'Union du centre démocratique (UCD) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) s'entendent pour limiter cette procédure aux régions dites « historiques » comme la Catalogne, la Galice ou le Pays basque. Aussi, la « commission des Onze » est constituée en par 11 représentants des principales forces politiques et aboutit en à un avant-projet de statut d'autonomie après de fortes divisions sur les sujets comme le statut du catalan, le drapeau et la représentation de chaque île au sein du Parlement[4].
Le de cette même année, une assemblée réunissant les députés, les sénateurs et les conseillers insulaires adoptent le projet de statut et le remet au Congrès des députés, qui l'adopte le après que l'examen a été retardé par la convocation en des élections générales anticipées du 28 octobre suivant[5].
Mode de scrutin
Le Parlement des îles Baléares (Parlamento de las Islas Baleares, Parlament de les Illes Balears) est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de 54 députés (diputados, diputats), élus pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel D'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.
Convocation du scrutin
Conformément à l'article 20 du statut d'autonomie des îles Baléares, le Parlement est élu pour un mandat de quatre ans[6].
La deuxième disposition transitoire du statut précise que les élections sont convoquées par le Conseil général inter-insulaire, au plus tard le , après avoir convenu d'une date avec le gouvernement espagnol[7]. Le décret du Conseil du convoque les électeurs le suivant[8].
Nombre de députés par circonscription
La deuxième disposition transitoire du statut d'autonomie prévoit que « le Parlement sera composé de 54 députés », établit que Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera formeront quatre circonscriptions électorales et leur attribue respectivement 30, 12, 11 et 1 députés[7].
Présentation des candidatures
Peuvent présenter des candidatures[9],[10] :
- les partis et fédérations de partis inscrits auprès des autorités ;
- les coalitions de partis et/ou fédérations formellement enregistrées auprès de la commission électorale au plus tard 15 jours après la convocation du scrutin ;
- et les électeurs de la circonscription, s'ils sont au moins 500 et représentent au moins 0,1 % des inscrits.
Répartition des sièges
Le seuil électoral est fixé à 3 % des suffrages exprimés dans chaque circonscription[11].
La répartition des sièges s'organise en suivant différentes étapes[11] :
- les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ;
- les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ;
- les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus.
Principales forces politiques
Résultats
Total régional
| Partis | Voix | % | Sièges | |
|---|---|---|---|---|
| Coalition AP-PDP-UL | 110 629 | 35,79 | 21 | |
| Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) | 107 906 | 34,91 | 21 | |
| Union majorquine (UM) | 46 915 | 15,18 | 6 | |
| Parti socialiste de Majorque (PSM) | 16 979 | 5,49 | 2 | |
| Parti communiste des îles Baléares (PCIB) | 7 669 | 2,48 | 0 | |
| Centre démocratique et social (CDS) | 6 611 | 2,14 | 0 | |
| Parti démocrate libéral (PDL) | 3 896 | 1,26 | 1 | |
| Parti socialiste de Minorque (PSM) (ca) | 3 732 | 1,21 | 2 | |
| Candidature indépendante de Minorque (CIM) | 3 250 | 1,05 | 1 | |
| Parti communiste ouvrier espagnol (PCOE) | 1 509 | 0,49 | 0 | |
| Votes valides | 309 096 | 97,88 | ||
| Votes blancs | 1 820 | 0,58 | ||
| Votes nuls | 4 879 | 1,54 | ||
| Total | 315 795 | 100 | 54 | |
| Abstentions | 172 541 | 35,33 | ||
| Inscrits / Participation | 488 336 | 64,67 | ||
Par circonscription
| Circonscription | Majorque | Minorque | Ibiza | Formentera | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Sièges | 30 | 12 | 11 | 1 | |||||||||||||
| Nombre | % | Nombre | % | Nombre | % | Nombre | % | ||||||||||
| Inscrits | 400 055 | 100,00 | 42 118 | 100,00 | 43 267 | 100,00 | 2 896 | 100,00 | |||||||||
| Abstentions | 139 824 | 34,95 | 13 980 | 33,19 | 17 950 | 41,49 | 787 | 27,18 | |||||||||
| Votants | 260 231 | 65,05 | 28 138 | 66,81 | 25 317 | 58,51 | 2 109 | 72,82 | |||||||||
| Nuls | 4 101 | 1,56 | 453 | 1,61 | 296 | 1,17 | 29 | 1,38 | |||||||||
| Blancs | 1 437 | 0,55 | 278 | 0,99 | 101 | 0,40 | 4 | 0,19 | |||||||||
| Exprimés | 254 693 | 97,89 | 27 407 | 97,40 | 24 920 | 98,43 | 2 076 | 98,43 | |||||||||
| Partis | Voix | % | Sièges | Voix | % | Sièges | Voix | % | Sièges | Voix | % | Sièges | |||||
| AP-PDP-UL | 87 893 | 34,51 | 11 | 9 042 | 32,92 | 4 | 12 878 | 51,68 | 6 | 816 | 39,31 | 0 | |||||
| PSOE | 88 771 | 34,85 | 11 | 10 441 | 38,10 | 5 | 7 673 | 30,79 | 4 | 1 021 | 49,18 | 1 | |||||
| UM | 46 915 | 18,42 | 6 | ||||||||||||||
| PSM | 16 979 | 6,67 | 2 | ||||||||||||||
| PCIB | 6 525 | 2,56 | 0 | 432 | 1,58 | 0 | 712 | 2,86 | 0 | ||||||||
| CDS | 6 101 | 2,40 | 0 | 510 | 1,86 | 0 | |||||||||||
| PDL | 3 657 | 14,67 | 1 | 239 | 11,51 | 0 | |||||||||||
| PSM (ca) | 3 732 | 13,62 | 2 | ||||||||||||||
| CIM | 3 250 | 11,86 | 1 | ||||||||||||||
| PCOE | 1 509 | 0,59 | 0 | ||||||||||||||
Analyse

Faute de majorité absolue, la formation du prochain gouvernement autonomique reposera nécessairement sur l'entente entre plusieurs partis. À ce titre, le rôle de l'Union majorquine (UM), parti nationaliste fondé par l'ancien président du Conseil général inter-insulaire issu de l'Union du centre démocratique (UCD) Jeroni Albertí (ca), se révèle déterminant. Le chef de file de la coalition AP-PDP-UL, Gabriel Cañellas, semble être favori pour accéder à la présidence de la communauté autonome en raison de la courte majorité obtenue par les partis de droite. À gauche, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) domine en raison des faibles résultats du Parti socialiste de Majorque (PSM) et du Parti communiste des îles Baléares (PCIB)[13],[14].