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Othman Nasrou

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Othman Nasrou, né le à Casablanca (Maroc), est un homme politique franco-marocain. Conseiller régional d'Île-de France depuis , il a été secrétaire d’État dans le gouvernement Barnier. Il est nommé secrétaire général des Républicains en par Bruno Retailleau, après avoir été son directeur de campagne en 2022 et en 2025 pour les élections à la présidence des Républicains.

PrésidentBruno Retailleau
PrédécesseurAnnie Genevard
Faits en bref Fonctions, Secrétaire général des Républicains ...
Othman Nasrou
Illustration.
Othman Nasrou en 2017.
Fonctions
Secrétaire général des Républicains
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 13 jours)
Président Bruno Retailleau
Prédécesseur Annie Genevard
Vice-président du conseil régional d'Île-de-France[1]
En fonction depuis le
(10 ans, 8 mois et 16 jours)
Président Valérie Pécresse
Conseiller régional d’Île de France
En fonction depuis le
(10 ans, 8 mois et 16 jours)
Élection 13 décembre 2015
Réélection 27 juin 2021
Président Valérie Pécresse
Conseiller municipal de Trappes
–
(10 ans, 5 mois et 17 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
10 octobre 2021
Maire Guy Malandain
Ali Rabeh
Coalition UMP-UDI-MoDem (2014-2020)
DVD (2020-2026)
Secrétaire d'État chargé de la Citoyenneté et de la Lutte contre les discriminations
–
(3 mois et 2 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Michel Barnier
Ministre Bruno Retailleau
Gouvernement Barnier
Prédécesseur Sabrina Agresti-Roubache (Citoyenneté)
Aurore Bergé (Discriminations)
Successeur Marie-Pierre Vedrenne (Citoyenneté)(indirectement)
Aurore Bergé (Discriminations)
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Casablanca (Maroc)
Nationalité Marocaine
Française (depuis 2012)
Parti politique UMP (jusqu'en 2015)
LR (depuis 2015)
SL (depuis 2019)
Diplômé de HEC Paris
Site web othman-nasrou.fr

Signature de Othman Nasrou

Image illustrative de l’article Othman Nasrou
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Biographie

Othman Nasrou naît le [2] à Casablanca, au Maroc, d'un père professeur de littérature arabe et d'une mère employée d'une compagnie aérienne[3]. Marocain d'origine, ancien élève du lycée Lyautey de Casablanca et du lycée Sainte-Geneviève à Versailles[4], il intègre HEC Paris en 2007, dont il sort diplômé en 2012. Il acquiert la nationalité française par naturalisation le [5].

Parcours politique

Élu local à Trappes

Aux élections municipales à Trappes en 2014, il conduit la liste d'union UMP-UDI-Modem et arrive au second tour de l’élection où il obtient le score de 30,53 %[6]. Ce score fait basculer à droite la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (CASQY) en apportant un siège supplémentaire[7]. En 2018, il est élu vice-président de la communauté d'agglomération, chargé du développement économique[8].

Intégrant le conseil d'administration du bailleur social Valophis en 2014, il en démissionne ensuite pour dénoncer le manque de considération et d'écoute vis-à-vis des locataires[9]. Il intervient, avec la région Île-de-France, autour de certains conflits entre les habitants et les bailleurs[10].

Il se fait connaître pour sa défense de la laïcité face à la montée des communautarismes religieux dans la ville de Trappes[11],[12].

En 2020, il mène de nouveau la liste divers droite aux élections municipales à Trappes[13],[14]. Le , au soir du second tour, il arrive de nouveau en deuxième position avec 37,18 % des suffrages exprimés, à seulement 161 voix de la liste du maire sortant[15]. Il conteste le résultat de cette élection municipale devant le juge électoral et obtient gain de cause devant le Conseil d'État, qui annule le scrutin[16].

Lors de la nouvelle élection municipale qui s'ensuit, Othman Nasrou est encore battu par son adversaire Ali Rabeh en octobre 2021. Dénonçant de nouvelles irrégularités, il dépose un recours devant le tribunal administratif de Versailles[17] qui n'aboutit pas[18].

Conseiller régional et vice-président de la région Île-de-France

Repéré par Valérie Pécresse, Othman Nasrou devient son porte-parole[19] dans les Yvelines en dans le cadre de sa campagne pour les élections régionales en Île-de-France. Il devient conseiller régional en , puis vice-président chargé des affaires internationales et du tourisme en [20].

À la suite de la démission de Thierry Solère en , il est élu à l'unanimité président du groupe LR au conseil régional[21], rebaptisé « Les Républicains et Indépendants - LRI ». Il démissionne de son mandat de vice-président en pour se consacrer à cette nouvelle charge[3],[22]. Il dirige le groupe majoritaire au sein du conseil régional pendant près de trois ans, puis le laisse à son collègue Vincent Jeanbrun afin de réintégrer l'exécutif régional en tant que premier vice-président délégué aux Relations internationales et aux Affaires européennes (-). Après la réélection de la liste de Valérie Pécresse fin , il reste dans l'exécutif régional comme deuxième vice-président délégué à la jeunesse, à la promesse républicaine, à l'orientation et à l'insertion professionnelle, à l'enseignement supérieur et à la recherche[23].

Positionnement au sein des Républicains

Impliqué dans le mouvement Soyons libres lancé par Valérie Pécresse le , il devient troisième vice-président[24] du mouvement en , aux côtés de Maël de Calan et d'Agnès Canayer. Il intègre également le nouveau bureau politique de Force républicaine le , à l’initiative de Bruno Retailleau, et devient chef de file pour la région Île-de-France[25].

Il souhaite porter la voix d’une droite libérale[26] au sein du parti Les Républicains et s'oppose à la collusion entre la droite de gouvernement et les extrêmes[27]. À la suite de la mise à pied de Virginie Calmels, il rappelle la nécessité du débat idéologique au sein de LR[28].

À la suite des faibles résultats de la liste Union de la droite et du centre portée par Les Républicains aux élections européennes de mai 2019, il appelle à repenser la stratégie du parti[29], comme Bruno Retailleau. Il déclare : « Il est désormais urgent de tout réinventer et de changer à la fois la stratégie et les méthodes qui, depuis le choc de 2017, ont dramatiquement échoué à convaincre les Français[30]. »

Contrairement à Valérie Pécresse, il ne quitte pas Les Républicains en [31], mais dénomme le groupe qu'il préside « Libres, Républicains, et Indépendants » pour maintenir au sein de son groupe les différentes sensibilités de droite et du centre[32].

En , alors que le gouvernement prépare sa loi visant à conforter les principes républicains, il formule vingt propositions[33] pour lutter contre le séparatisme, issues de son expérience d'élu local à Trappes[34]. Pour lui, le projet de loi ne permet pas de répondre aux défis posés par le repli identitaire[35]. Parmi ses propositions, il demande notamment la création d'un délit de clientélisme[36].

Il se réclame du libéralisme économique et de la « droite vintage »[37]. Alors qu'il déclare envisager de se présenter au congrès de LR de pour en prendre la tête, il dénonce les « étatistes irresponsables » au sein de son parti, « l’État nounou », « l’assistanat » et les jeunes qui auraient « perdu le goût de l’effort »[37]. En , il est élu par les adhérents président de la fédération des Yvelines de LR[38].

Le , il est nommé directeur de campagne de LR pour les élections européennes, aux côtés de François-Xavier Bellamy et Céline Imart.

Il est candidat dans la troisième circonscription des Yvelines lors des élections législatives de 2024, une circonscription où la liste LR aux européennes a réalisé 16 % des voix, soit plus du double de son résultat national (7 %). Il arrive en 4ème position au premier tour. Au second tour, la députée sortante (Béatrice Piron - Ensemble) est réélue[39].

Fonctions ministérielles

Le , Othman Nasrou est nommé secrétaire d’État chargé de la Citoyenneté et de la Lutte contre les discriminations, auprès du ministre de l'Intérieur[40], dans le gouvernement Barnier[41],[42]. Certains médias s'en étonnent, Othman Nasrou étant connu pour son opposition au mariage pour tous[43],[44].

Polémiques

Accusations lors des municipales en 2020

En 2023, Othman Nasrou est accusé d'avoir acheté des voix par l'un des membres de son équipe de campagne pour les élections municipales de 2020[45]. Il lui est reproché d'avoir organisé des actions à destination des jeunes des quartiers, en échange de leurs voix aux municipales : une cinquantaine de billets pour le Parc des Princes ainsi que 2 300 euros en espèces pour organiser des « journées barbecue » durant lesquelles il était appelé à voter pour le candidat. L'ancien militant, qui a déposé plainte, assure également qu'il lui avait été demandé de dérober des sacs de tracts d'Ali Rabeh[45].

De son côté, Othman Nasrou qualifie ces accusations de mensongères. Le membre de son équipe de campagne ayant porté plainte a par ailleurs été condamné pour avoir dénoncé un cours de SVT jugé « raciste » sur les réseaux sociaux en [45]. La plainte de ce dernier qui reprend ces accusations a été classée sans suite par la justice[46]

En 2026, Babette de Rozières, qui avait également accusé Othman Nasrou d'avoir acheté des voix lors des élections municipales de 2020 dans son livre La Face cachée de la politique en Île-de-France, a été condamnée pour diffamation[46].

Proximité avec l'extrême droite

Il s'entoure de trois conseillers décrits selon Mediapart comme proches de l'extrême droite[47].

Synthèse des résultats électoraux

Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Davantage d’informations Année, Liste ...
Année Liste Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang CM CA
2014 DVD Trappes 1 068 18,23 2e 1 773 30,53 2e
5  /  35
1  /  10
2020 LR-SL-MoDem 1 202 27,51 2e 1 862 37,18 2e
7  /  39
2  /  11
2021 SL-LR-MoDem-SE-DVG 2 023 34,89 2e
7  /  39
2  /  11
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Pour approfondir

Article connexe

Liens externes

Notes et références

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