Gare d'Angoulême
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| Angoulême | |
Façade du bâtiment voyageurs en 2018 avec l’obélisque sur la droite. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Angoulême |
| Quartier | L'Houmeau |
| Adresse | 4, place de la Gare 16022 Angoulême Cedex |
| Coordonnées géographiques | 45° 39′ 13″ nord, 0° 09′ 52″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Propriétaire | SNCF |
| Exploitant | SNCF |
| Code UIC | 87583005 |
| Site Internet | / La gare d'Angoulême, sur le site officiel de SNCF Gares & Connexions |
| Services | TGV inOui et Ouigo Ouigo Train Classique TER Nouvelle-Aquitaine Fret |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean Beillant à Angoulême Limoges-Bénédictins à Angoulême |
| Voies | 7 (+ voies de service) |
| Quais | 4 (dont deux centraux) |
| Transit annuel | 2 218 965 voyageurs (2023) |
| Altitude | 46 m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Correspondances | |
| Bus Möbius | lignes A (BHNS), 2, 5, 6, 10, NAU et EXP |
| modifier |
|
La gare d'Angoulême est une gare ferroviaire française située sur le territoire de la commune d'Angoulême, dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.
C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), qui se trouve à 1 h 45 de Paris et 35 min de Bordeaux, en TGV (meilleurs temps de parcours) ; elle est également reliée aux villes de Saintes, Royan et Poitiers, par TER Nouvelle-Aquitaine.

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 449,384[1] de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, au PK 519,904[1] de la ligne de Limoges-Bénédictins à Angoulême (en partie fermée) et au PK 67,462[1] de la ligne de Beillant à Angoulême.
La gare possède un quai 1 latéral (voies 1, 3 et 11) long de 465 m, un quai 2 central (voies 2 et Z) de 480⁄462 m et un quai 3 central (voies 4 et 6) de 380 m[2]. Son altitude est de 46 m[3].
Elle a pour particularité que son faisceau de voies, côté sud, se termine près d'un tunnel qui traverse l'éperon rocheux sur lequel est construite la vieille ville.
Histoire

La ville d'Angoulême a été desservie par le chemin de fer dès 1852 du fait de sa position sur la ligne Paris – Bordeaux. Cette ligne a été construite par deux sociétés différentes et ouverte en plusieurs étapes. Tandis que la partie Paris – Orléans revenait à la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, la section Orléans – Bordeaux a été attribuée à la compagnie du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux. Bordeaux est reliée à Angoulême dès 1852. La section de Poitiers à Angoulême est ouverte le permettant de relier Angoulême à Paris[N 1]. Les travaux sont effectués en Charente sous le contrôle de monsieur Rampnoux-Duvignaud, ingénieur des Ponts et Chaussées. Les six ouvrages d'art nécessaires sont en particulier les viaducs de Foulpougne sur la Touvre et de Couteaubière[N 2] et les trois tunnels de Livernan, Angoulême et Ruffec[N 3]. Cinq ouvriers ont trouvé la mort lors du percement du tunnel de Livernan et un ouvrier dans celui d'Angoulême[4]. Les voies ont été électrifiées en 1938.
La gare d'Angoulême, ou gare du PO, d'où son nom, gare d'Orléans, a été construite en incorporant une partie de l'ancien Collège royal de la Marine. Elle fut inaugurée officiellement le par Napoléon III[4]. La gare de la Compagnie des Charentes qui deviendra gare de l'État, est construite de l'autre côté de l'avenue Gambetta. Cette gare recevait initialement le trafic entre Saintes, Angoulême et Limoges, dont la ligne a été inaugurée en 1875 (un deuxième tunnel sous la ville a dû être creusé, aujourd'hui tunnel routier)[5]. Ce bâtiment modeste, qui devait avoir un étage qui n'a jamais été construit a été détruit par un bombardement durant la Seconde Guerre mondiale.
La gare des CFD (compagnie de chemins de fer départementaux, réseau à voie métrique appelé Petit Rouillac en Charente) s'installe en 1896 à côté d'elle, au nord, ainsi que la gare CFEC (Chemins de fer économiques des Charentes, réseau dit Petit Mairat). Cette dernière ligne passait dans un troisième tunnel, situé au-dessus de celui de l'État[6] entre la rue de la Grand-Font[7] et l'angle de la rue des Artisans et de la Fontaine-de-Chande[8] avant de franchir les voies PO par un pont[9] pour rejoindre la rue de La Rochefoucauld.
Entre le 4 et le , la gare d'Angoulême connaît le pic d'activité de son histoire avec l'arrivée de 85 000 réfugiés de Moselle[10].
Le premier convoi de l'Occupation transportant des civils déportés vers les camps de concentration (Mauthausen) a quitté la gare d'Angoulême le . Ce sont 927 réfugiés espagnols enfermés dans des wagons de marchandises, hommes femmes et enfants de tous âges, qui subirent cette torture pendant cinq jours et cinq nuits. La plupart des hommes y mourront ; les femmes et les enfants seront renvoyés au régime franquiste. Depuis 2008, une stèle devant la gare rappelle cet événement[11].
En octobre 1942, les juifs charentais sont déportés en wagons à bestiaux vers le camp d'extermination d'Auschwitz[12]. Le , la gare est bombardée par des avions américains. Les bombes tombent dans les quartiers résidentiels et y font des centaines de morts[13].
La LGV Sud Europe Atlantique, mise en service le entre Tours et Bordeaux, comprend des raccordements le long de celle-ci afin de maintenir la desserte par TGV de la gare d'Angoulême située à proximité du centre-ville. Angoulême est ainsi à 35 minutes environ de Bordeaux, par certains TGV sans arrêt entre les deux villes.
Fréquentation
De 2015 à 2023, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous[14].
| Année | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voyageurs | 1 717 696 | 1 688 713 | 1 835 079 | 1 712 440 | 1 826 364 | 1 111 740 | 1 516 910 | 2 198 301 | 2 218 965 |
| Voyageurs et non voyageurs |
2 020 819 | 1 986 721 | 2 158 917 | 2 014 635 | 2 148 663 | 1 307 929 | 1 784 600 | 2 586 237 | 2 610 547 |
Service des voyageurs
Accueil
Plusieurs guichets sont présents et accessibles aux personnes à mobilité réduite. La gare dispose[15] :
- d'un espace d'attente dans le hall voyageurs, avec salle climatisée ;
- d'un service de bagages pour les groupes ;
- de plusieurs bornes en libre service pour la billetterie automatique (titres de transport grandes lignes et régionaux) ;
- un défibrillateur, un Photomaton, un distributeur de billets de banque et un téléphone public ;
- un bureau des objets trouvés et des toilettes ;
- du Wi-Fi en accès gratuit et illimité ;
- d'un point accueil pour les groupes ;
- d'un accueil avec équipements pour les personnes à mobilité réduite, ainsi qu'un accueil pour le service « Junior & Cie ».
Desserte
- TGV (TGV inOui et Ouigo) :
- Paris-Montparnasse – Bordeaux
- Tourcoing / Lille – Bordeaux
- Strasbourg – Bordeaux
- Ouigo Train Classique : Paris-Austerlitz – Bordeaux (les week-ends)[16],[17]
- TER Nouvelle-Aquitaine :
- Angoulême – Coutras – Bordeaux[18]
- Angoulême – Poitiers – Châtellerault
- Angoulême – Saintes – Royan ou La Rochelle[19],[20]
- Angoulême – Limoges (par autocar entre Angoulême et Saillat - Chassenon)
Intermodalité
La gare d'Angoulême est le point de départ de la relation TER « Angoulême – Jonzac – Pons » qui se fait uniquement par autocars à tarification SNCF. Cette liaison routière, qui relie les deux départements charentais, aboutit à la gare de Pons en desservant les communes de Barbezieux-Saint-Hilaire en Charente et de Jonzac en Charente-Maritime[N 4].
