La Cavalerie (Aveyron)

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La Cavalerie
La Cavalerie (Aveyron)
La place des Templiers.
Image illustrative de l’article La Cavalerie (Aveyron)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes Larzac et Vallées
Maire
Mandat
François Rodriguez
2020-2026
Code postal 12230
Code commune 12063
Démographie
Gentilé Cavalerien(ne)
Population
municipale
2 223 hab. (2023 en évolution de +54,27 % par rapport à 2017)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 31″ nord, 3° 09′ 31″ est
Altitude Min. 763 ou 764 m
Max. 892 m
Superficie 40,56 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Millau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Causses-Rougiers
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Cavalerie
Liens
Site web lacavalerie.fr

La Cavalerie est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : le dolmen de la Fabière, classé en 1889, et les fortifications, inscrit en 1998.

Localisation

Dans le quart sud-est du département de l'Aveyron, la commune de La Cavalerie est située sur le causse du Larzac, à l'intérieur du parc naturel régional des Grands Causses. Le territoire communal, qui s'étend sur 40,56 km2, n'est arrosé par aucun cours d'eau. Le réseau hydrographique de surface de la commune se limite à quelques mares ou lavognes.

L'altitude minimale, avec 763[1] ou 764 mètres[Note 1], se trouve localisée dans le sud-est, à l'intérieur de la carrière « Le Cavet »[2]. L'altitude maximale avec 892 mètres est située dans le nord-est, près du lieu-dit Lestournel[3].

Le territoire communal est parcouru par deux sentiers de grande randonnée, le GR 71C (tour du Larzac) et le GR 71D (templier et hospitalier) qui se croisent au niveau du bourg de La Cavalerie.

Communes limitrophes

La Cavalerie est limitrophe de cinq autres communes. Les communes limitrophes sont L'Hospitalet-du-Larzac, Lapanouse-de-Cernon, Millau, Nant et Sainte-Eulalie-de-Cernon.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[7]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 918 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 934,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,2 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station MILLAU-LARZAC_SAPC (12) - alt : 794 m, lat : 43°59'13"N, lon : 3°10'54"E (à 3 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
19,1
01.01.22
21,1
27.02.19
21,5
29.03.12
26,5
13.04.24
28,8
29.05.01
35,5
17.06.22
34
16.07.22
37,3
23.08.23
30,6
04.09.05
28,3
07.10.23
20,3
01.11.20
19
31.12.21
37,3
2023
Température maximale moyenne (°C) 5,5 6,4 10,3 13,5 17,2 22,2 24,8 24,6 20,2 15,3 9,4 6,5 14,7
Température moyenne (°C) 2,3 2,6 5,8 8,7 12,2 16,6 18,8 18,7 14,9 11,2 6,2 3,2 10,1
Température minimale moyenne (°C) −0,8 −1,2 1,3 3,9 7,2 10,9 12,8 12,8 9,6 7,2 3 −0,1 5,5
Record de froid (°C)
date du record
−16,2
11.01.10
−15,2
15.02.10
−14,5
02.03.05
−8
08.04.21
−2,8
07.05.19
1,5
10.06.05
4,6
13.07.00
4,3
15.08.06
−0,4
27.09.25
−5,5
19.10.09
−8,8
21.11.1999
−16,1
18.12.10
−16,2
2010
Précipitations (mm) 77 55 72,1 90,9 92,4 58 44,1 53,8 81,7 112,4 121,3 75,5 934,2
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
90,6
28.01.06
43,7
26.02.03
47,4
30.03.04
85
29.04.04
100,7
17.05.1999
76,1
21.06.21
41,9
13.07.21
43
27.08.12
151,8
16.09.14
79,8
20.10.19
146,8
03.11.11
75,6
03.12.03
151,8
2014
Source : « Fiche 12063003 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
5,5
−0,8
77
J
6,4
−1,2
55
F
10,3
1,3
72,1
M
13,5
3,9
90,9
A
17,2
7,2
92,4
M
22,2
10,9
58
J
24,8
12,8
44,1
J
24,6
12,8
53,8
A
20,2
9,6
81,7
S
15,3
7,2
112,4
O
9,4
3
121,3
N
6,5
−0,1
75,5
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , La Cavalerie est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Millau, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Logement

En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 676, alors qu'il était de 622 en 2014 et de 574 en 2009[I 2].

Parmi ces logements, 74,1 % étaient des résidences principales, 11,7 % des résidences secondaires et 14,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 71,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 27,8 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à La Cavalerie en 2020 en comparaison avec celles de l'Aveyron et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de logements vacants (14,2 %) supérieure à celle du département (10,9 %) et à celle de la France entière (8,2 %). Concernant le statut d'occupation des résidences principales, 51,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (55,1 % en 2014), contre 69,4 % pour l'Aveyron et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à La Cavalerie en 2020.
Typologie La Cavalerie[I 3] Aveyron[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 74,1 71,8 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 11,7 17,3 9,7
Logements vacants (en %) 14,2 10,9 8,2

Voies de communication et transports

Transport ferroviaire

Sur la ligne ferroviaire de Béziers à Neussargues, la gare de Millau est à 22 km du bourg de La Cavalerie.

Transport routier (bus)

La Cavalerie est desservie par deux lignes de bus, la première : la 217 de Saint-Jean-du-Bruel à Millau via Nant et La Cavalerie, du réseau LIO transport Occitanie, la seconde la 681 de Millau à Montpellier des réseaux LIO transport Occitanie et Hérault Transport.

Transports routiers desservant le bourg chef-lieu

Un kilomètre à l'ouest, l'autoroute A75 borde le bourg et y permet un accès direct par son échangeur no 47, dernière sortie avant le viaduc de Millau en venant de Montpellier).

Le bourg est également traversé par l'ancienne route nationale 9 (RN 9), devenue route départementale (RD) 809. À la suite de la baisse du trafic sur cette importante route depuis la mise en service de l'A75, une rénovation de la portion passant dans l'agglomération (RD 809A) a permis de nombreux aménagements à visées commerciale et touristique. Il est le point de convergence de routes en provenance des fermes du Larzac, des vallées de la Dourbie, du Durzon, du Cernon, de la Sorgues et du Tarn, notamment les RD 277 et 999.

La Cavalerie se situe à 20 km de l'entrée de la ville de Millau, à 80 km de celle de Rodez, à 40 km de celle de Lodève et à 95 km de celle de Montpellier.

Transport aérien

La commune de La Cavalerie est limitrophe de celle de L'Hospitalet-du-Larzac où se trouve l'aérodrome de Millau-Larzac dévolu à l'aviation légère.

Toponymie

La mention écrite la plus ancienne concernant La Cavalerie date de 1174 sous la forme La Cavalaria, ayant pour signification soit un lieu où sont élevés des chevaux, soit le fief d'un chevalier, soit une commanderie[16].

Le toponyme La Cavalerie (en occitan rouergat La Cavalariá) est basé sur le mot occitan lo caval qui désigne le cheval[17].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Le peuplement du Larzac est sans doute très ancien, comme en témoignent les mégalithes érigés sur le territoire de la commune.

Construite au Ier siècle apr. J.-C. sur les vestiges d'une ancienne piste gauloise, la voie romaine Segodunum-Condatomagus-Luteva-Cessero (Rodez-Millau-Lodève-Saint-Thibéry) traverse le Larzac du nord au sud pour rejoindre la via Domitia (voie Domitienne). Près de la voie, un kilomètre au nord de la commune actuelle, un premier village se développe sur le lieu-dit Lestrade.

Moyen Âge

Les Templiers et les Hospitaliers

En 1151, l’abbé Raimond de Saint-Guilhem-le-Désert fait don de l’église de Sainte-Eulalie-de-Cernon aux chevaliers de l'ordre du Temple. Grâce aux donations des seigneurs locaux, notamment celle de Raimond Bérenger, roi d’Aragon et comte de Barcelone, les Templiers s'implantent durablement dans le Larzac.

La commanderie de La Cavalerie est fondée en 1154. Au départ, les Templiers fondent deux villages : La Cavalerie Vieille, au lieu-dit Lestrade et La Cavalerie Neuve sur le lieu de l'actuelle commune. Finalement, à la suite d'un litige avec la ville de Milhau concernant la juridiction du lieu-dit Lestrade, les Templiers abandonnent progressivement La Cavalerie Vieille et obligent les populations à se regrouper dans le lieu de La Cavalerie Neuve. La Cavalerie Vieille disparait dans le courant du XIVe siècle.

L'existence de l'église Sainte-Marie de la Cavalerie est mentionnée en 1180 : l'église et son cimetière étaient inclus dans la maison des Templiers qui regroupait autour d'une cour intérieure les bâtiments agricoles, une tour carrée et le logis des chevaliers. Après l'édification de l'église, les Templiers construisent un château (autour de l'actuelle place de l'église) dont il ne subsiste que peu de traces. Après la chute de l'ordre du Temple, tous les biens des Templiers sont transmis Ad providam à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem vers 1312. Les Hospitaliers transforment au fil des ans La Cavalerie en commanderie de grande importance.

Les Hospitaliers fortifient le bourg en 1435, neuf ans avant La Couvertoirade et quatorze ans avant Sainte-Eulalie-de-Cernon. L'enceinte quadrangulaire est pourvue de trois tours rondes et d'une tour carrée appelée donjon carré des Templiers et située au niveau du chœur de l'église actuelle. La Cavalerie devient alors un bourg prospère comptant marchands, notables, professions libérales. Autour des remparts, les « jasses » et les « paillets[Quoi ?] » alternent avec les jardins.

Lors des guerres de Religion, La Cavalerie est prise et pillée deux fois par les protestants en 1568 et en 1578. Le château des Hospitaliers est presque entièrement détruit en 1580. Quelques années plus tard, les tours rondes sont abaissées et démilitarisées.

XVIIe et XVIIIe siècles

Au XVIIe siècle, la prospérité retrouvée de La Cavalerie se traduit par la construction d'hôtels particuliers et de la tour carrée existante aujourd'hui.

Au XVIIIe siècle, les intendants du roi décident d’améliorer la route qui relie la Haute-Guyenne et le Languedoc. Pour La Cavalerie, c’est la naissance du « grand chemin ». Bientôt, un relais de poste est construit ; les tavernes, auberges et hôtels se développent et l’activité économique principale des Cavalériens devient le transport de marchandises.

À la Révolution française, les terres et les greniers du commandeur sont vendus à des particuliers. Lors de le vente des biens nationaux en 1794, les restes du château des Templiers sont mentionnés comme « une petite maison, à La Cavalerie, dite ci-devant le château ... »[citation nécessaire].

XIXe et XXe siècles

L’exode rural modifie la courbe de croissance démographique de La Cavalerie, dès le milieu du XIXe siècle. Le bourg s’écarte de ses racines templières mais reste quand même le siège de nombreuses fermes d'exploitations agricoles.

En 1818, la commune de L'Hospitalet-du-Larzac (créée en 1793) fusionne avec La Cavalerie[18] (mais il existe toujours deux paroisses). En 1834, l’Hospitalet-du-Larzac redevient commune indépendante[18].

En s'achève la construction du camp militaire du Larzac. La Cavalerie est le lieu de passage pour de nombreux appelés du contingent qui viennent y faire leurs classes. L'activité économique engendrée par l'armée complète l'activité agricole usuelle de la commune et de nombreux bars et hôtels voient le jour face à l'entrée du camp militaire.

Vers la fin des années 1950, le camp militaire devient un centre d'assignation à résidence surveillée pour les membres du Front de libération nationale (FLN). À la suite d'une dénonciation des conditions sanitaires par la Croix-Rouge et de nombreuses manifestations, le centre est transformé en centre d'accueil des rapatriés d'Algérie en 1962. Plus de 12 000 harkis et leurs familles ont alors été accueillis sous des tentes.

Les années 1970 et la commune sont marquées par la Lutte du Larzac, un mouvement de résistance non violente engagé par une centaine de paysans larzaciens et leurs familles contre la procédure d'expropriation de leurs terres. Celle-ci avait été engagée pour un projet d'extension (14 000 hectares) au bénéfice du camp militaire existant (3 000 hectares), voulue par les gouvernants de l'époque. Grâce à son ampleur (des dizaines de milliers de personnes s'impliquent dans cette lutte) et à sa durée (dix ans), elle marque durablement les esprits au point de faire connaitre le Larzac dans quasiment tout point du globe. Des organismes agricoles départementaux prennent leurs racines dans cette lutte (APAL, AVEM, APFA, APABA[Quoi ?]), nationaux (ADEAR, AFOCG) ainsi qu'un des syndicats agricoles nationaux (la Confédération paysanne). Elle a aussi pour conséquence la fondation en 1985 de la SCTL, unique bureau foncier agricole en France, administré par des habitants pour gérer des terres appartenant à l’État (6 300 hectares de terres acquises par les domaines durant la Lutte). Elle est également le point de départ du mouvement altermondialiste, reconnu aujourd'hui comme un courant de pensée important et implanté dans la vie politique.

Le soir même de son élection aux présidentielles de 1981, fidèle à sa promesse, François Mitterrand met fin à dix ans de lutte en renonçant au projet d'extension du camp militaire du Larzac. Les conséquences économiques de la non-extension du camp affectent durablement l'économie locale : la commune perd près du tiers de sa population en deux ans[réf. nécessaire], les commerces ferment les uns après les autres et aucune mesure d'envergure n'est mise en place pour ralentir le déclin.

En 1995, les remparts sont réhabilités et d'importants travaux de modernisation sont réalisés, entraînant l'arrivée de nombreux touristes et un développement économique sans précédent[réf. nécessaire]. Une zone d'activité artisanale et industrielle est créée.

Le 122e régiment d'infanterie, anciennement locataire du site, est déménagé à Canjuers dans le département du Var.

En 2015, le ministère de la Défense annonce l'installation de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère (DBLE) dans le camp militaire du Larzac. Cette décision est soutenue par les élus du Conseil départemental et le maire en place Bruno FERRAND. Quelques initiatives pour lutter contre cette arrivée sont mises en place mais ne rencontrent aucun succès auprès des populations locales.

La cérémonie officielle d'installation des légionnaires du se déroule en présence des élus du conseil général mais sans la présence du maire et de son l'équipe municipale alors que près de 1 200 légionnaires sont attendus à la Cavalerie dans les prochaines années.

La population double rapidement. Au début de 2017, 715 légionnaires et 165 familles ont rejoint le Larzac, et doivent être rejoints par 340 autres militaires accompagnés de 80 familles. Finalement, la DBLE doit compter 1 300 légionnaires sur place, ce qui entraine une tension sur les locaux scolaires et une reprise de la construction dans le village et ses environs[19].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs de la Cavalerie
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1965 Joseph Cadilhac MRP Conseiller général de Nant (1949 → 1961)
mars 1965 1979 Marcel Lapeyre DVD[20]
(RPR app.)
Retraité
1979 juin 1995 Jean Andrieu   Entrepreneur, maire honoraire
juin 1995 juin 2011 Robert Muret[21] DVD[22] Retraité de la banque
Décédé en fonction
juillet 2011[23] décembre 2015 Bruno Ferrand DVD Agent immobilier
Mandat écourté après la démission de plus d'un tiers
des membres du conseil municipal[24]
décembre 2015 en cours
(au 19 janvier 2021)
François Rodriguez[25],[26] DVD Cadre retraité
1er vice-président de la CC Larzac et Vallées
Élu à la suite d'une élection municipale partielle[27]
Réélu pour le mandat 2020-2026[28]

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

En 2023, la commune comptait 2 223 habitants[Note 4], en évolution de +54,27 % par rapport à 2017 (Aveyron : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6808571 6651 5891 7491 3031 4131 5811 472
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5041 5061 4421 5881 5061 4161 3331 2561 115
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9617857837106177717821 149727
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 0297347489007018139849921 071
2015 2020 2023 - - - - - -
1 0762 1882 223------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 49,7 %, soit un taux supérieur à la moyenne départementale (28,5 %). Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (10,6 %) est inférieur au taux départemental (34,9 %).

En 2020, la commune comptait 1 598 hommes pour 590 femmes, soit un taux de 73,03 % d'hommes, supérieur au taux départemental (49,38 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[I 7]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ou +
0,8 
1,7 
75-89 ans
7,8 
5,1 
60-74 ans
11,7 
10,8 
45-59 ans
19,8 
27,8 
30-44 ans
23,2 
44,4 
15-29 ans
12,7 
10 
0-14 ans
23,9 
Pyramide des âges du département de l'Aveyron en 2022 en pourcentage[32]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ou +
3 
10,3 
75-89 ans
13,4 
21,5 
60-74 ans
21,5 
20,6 
45-59 ans
20 
16,4 
30-44 ans
15,7 
14,9 
15-29 ans
12,2 
15,1 
0-14 ans
14,1 

Enseignement

Les établissements scolaires de la Cavalerie dépendent de l'Académie de Toulouse[33].

Enseignement primaire

Située route de la Tune, l'école primaire Jules Verne a une capacité de 130 élèves[34]. Elle accueille les élèves depuis la petite section de maternelle jusqu'au CM2, avec des classes à niveaux multiples. L'établissement est labellisé Eco-école depuis 2021[35]. La fresque sur la façade a été peinte en 2019 par les élèves avec l'aide de l'artiste Jokolor[36].

Située rue Portalou, l'école primaire privée catholique sous contrat avec l'État Sainte-Bernadette a une capacité de 82 élèves[37], répartis en une classe de cycle 1, une classe de cycle 2 et une classe de cycle 3[38]. Ouverte le [39], l'école est assumée juridiquement sous forme associative par une Organisation de gestion de l'enseignement catholique[40]. Elle bénéficie de la qualité Entreprise Sociale et Solidaire[41] délivrée par ESS France.

Enseignement secondaire

Situé route de la Tune, le collège du Larzac est un établissement public sans internat ouvert le [42]. En 2025, il accueillait 130 élèves répartis sur 4 niveaux et 6 classes[43]. Il s'agit du premier collège construit en Aveyron depuis 1985[44]. D'une capacité de 360 élèves, il a été conçu par le cabinet d'architecture BPA[45] selon les principes de la construction durable. Il a été reconnu Bâtiment durable Occitanie en [46]. À la rentrée 2024, l'établissement a fait partie des 15 collèges de l'académie à expérimenter la pause numérique[47].

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 467 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 1 154 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 090 [I 8] (20 640  dans le département[I 9]).

Emploi

Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 10]11,2 %11,6 %4,6 %
Département[I 11]5,4 %7,1 %7,1 %
France entière[I 12]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 268 personnes, parmi lesquelles on compte 76,8 % d'actifs (72,2 % ayant un emploi et 4,6 % de chômeurs) et 23,2 % d'inactifs[Note 6],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Millau, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 13]. Elle compte 1 396 emplois en 2018, contre 703 en 2013 et 779 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 922, soit un indicateur de concentration d'emploi de 151,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 69 %[I 14].

Sur ces 922 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 728 travaillent dans la commune, soit 79 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 39 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,5 % les transports en commun, 10,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 50,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

135 établissements[Note 7] sont implantés à la Cavalerie au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 8],[I 17].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble135100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
3022,2 %(17,7 %)
Construction1410,4 %(13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
3928,9 %(27,5 %)
Information et communication21,5 %(1,5 %)
Activités financières et d'assurance32,2 %(3,4 %)
Activités immobilières85,9 %(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
64,4 %(12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
2417,8 %(12,7 %)
Autres activités de services96,7 %(7,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 28,9 % du nombre total d'établissements de la commune (39 sur les 135 entreprises implantées à La Cavalerie), contre 27,5 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises

Les trois entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[48] :

  • Mj2 Technologies, fabrication de moteurs et turbines, à l'exception des moteurs d'avions et de véhicules (6 978 k€)
  • Les Forges Du Larzac, fabrication d'autres articles métalliques (731 k€)
  • Boucherie Des Templiers, commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé (296 k€)

Plus de 80 entreprises artisanales ou industrielles sont présentes dans la commune et emploient près de 300 personnes. Elles sont présentes dans plusieurs secteurs d'activités : ameublement, BTP, câblage électrique, informatique, presse, distribution, laiteries.

Le secteur du tourisme occupe une place grandissante : hôtels, bars et restaurants travaillent été comme hiver pour accueillir les nombreux touristes venus visiter les remparts, camper ou chasser sur le causse.

L'implantation de la Légion étrangère et la création d'un village de marques devraient conforter La Cavalerie dans son rôle de cœur économique du Larzac.

Les agriculteurs sont peu présents dans la commune au travers de systèmes de production agricole ovin laitier qui permettent de fournir aux agro-industriels de Roquefort, le lait cru de brebis dévolu à la transformation de ce fromage.

Agriculture

La commune est dans les Grands Causses, une petite région agricole occupant le sud-est du département de l'Aveyron[49]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est l'élevage d'ovins ou de caprins[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations18161211
SAU[Note 10] (ha)1 4361 6961 5021 609

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 18 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 16 en 2000 puis à 12 en 2010[51] et enfin à 11 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 39 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[52],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 1 436 ha en 1988 à 1 609 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 80 à 146 ha[51].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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