Livarot-Pays-d'Auge
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Livarot-Pays-d'Auge est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 6 207 habitants[Note 1]. Elle est créée le par la fusion de vingt-deux communes, sous le régime juridique des communes nouvelles. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées.
Hydrographie
- 2Carte OpenStreetMap
- 3Carte topographique
- 4Carte avec les communes environnantes
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Touques, la Vie, la Monne, le ruisseau des Terres Noires[1], l'Aubette[2], le ruisseau du Moulin[3], le ruisseau d'Oeurre[4], le ruisseau de Castillon[5], un bras de la Touques[6], le fossé 02 du Bourg[7], le Val Raquet[8], le cours d'eau 01 des Houlettes[9], le fossé 02 du Chalet[10], le fossé 01 du Parc Hébert[11], le cours d'eau 01 de la Feultière[12], le Douet Cordeux[13], le ruisseau Crevier[14], le fossé 03 de la commune de Notre-Dame-de-Courson[15], le ruisseau de la Croupte[16], le Douet[17], le cours d'eau 01 de la Magnerie[18], le ruisseau de la Fontaine Margot[19], le ruisseau du Val Miesse[20], le cours d'eau 02 de la commune de Fervaques[21], le cours d'eau 01 du Manoir Saint-Aubin[22], le ruisseau de la Marette[23], le fossé 01 du Bois du Coudray[24], le ruisseau des Mollants[25], le ruisseau de la Hardonnière[26], un bras de la Touques[27], le fossé 01 des Ecaches[28], la Touques[29], le fossé 01 du Bois des Grandes Ventes[30], un bras de la Touques[31], le cours d'eau 05 de la commune de Prêtreville[32], le fossé 02 de la commune de Meulles[33], le fossé 01 du Racé[34], le fossé 01 de la Source[35], le ruisseau de la Fontaine Vas[36], le ruisseau de la Fontaine du Noyer[37], le ruisseau de Clermont[38], la Petite Vallée[39], le fossé 01 des Viguelières[40], le fossé 01 des Malberies[41], le ruisseau de Launay Benard[42], le fossé 02 du Parc Dupont[43], la Chaplinière[44], le ruisseau des Parcs Belle Eau[45], la Vie[46], le ruisseau de la Hanoudière[47], le ruisseau du Val Ingou[48], le Douet Fleury[49], le Hoguin[50], le fossé 02 du Manoir de la Pipardière[51], le fossé 01 de la Cour Ménard[52], le ruisseau du Quesnay[53], le fossé 01 de la Cour Viquesnel[54], un bras de la Vie[55], les Fondations[56], le fossé 01 du Parc du Rouet[57], le Ravin[58], le ruisseau de Cour Fauvel[59], le Douet du Moulin du Mesnil-Durand[60], le fossé 01 de l'Étardière[61], le ruisseau de la Fontaine Menage[62], le Douet de Hamars[63], le ruisseau du Mesnil Durand[64], le fossé 01 de la Cour Fougy[65], le fossé 02 de la Rogerie[66], le ruisseau du Peulvey[67], le ruisseau de la Fontaine du Vent[68], le fossé 01 du Verger[69], le ruisseau du Mesnil-Durand[70], le Herpin[71] et divers autres petits cours d'eau[72],[Carte 1].
La Touques, d'une longueur de 108 km, prend sa source dans la commune de Champ-Haut et se jette dans la baie de Seine en limite de Trouville-sur-Mer et de Deauville, après avoir traversé 42 communes[73].
La Vie, d'une longueur de 67 km, prend sa source dans la commune de Ménil-Hubert-en-Exmes et se jette dans la Dives à Méry-Bissières-en-Auge, après avoir traversé 16 communes[74].
La Monne, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune du Renouard et se jette dans la Vie à Val-de-Vie, après avoir traversé cinq communes[75].
- Réseau hydrographique de Livarot-Pays-d'Auge.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[76]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[77]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[78] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[79]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[80],[81].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 774 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[76]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Pierre-en-Auge à 14 km à vol d'oiseau[82], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 677,1 mm[83],[84]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −26,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[85], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Livarot-Pays-d'Auge est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[86]. Elle appartient à l'unité urbaine de Livarot-Pays-d'Auge, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[87],[88]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lisieux, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[88]. Cette aire, qui regroupe 57 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[89],[90].
Toponymie
Livarot
La ville de Livarot est attestée tardivement sous les formes Livarou en 1137[91] ; Livarrot en 1155[92],[93] ; Livar(r)ou en 1156 ou 1157[94] ; Livarrou en 1180[95] ; Livarroth vers 1190[96] ; Livarrout en 1198[97], Lyvarrout en 1320[98] ; Livarroul[99], Livaroh[100], Lyvarot et Lyverrotum au XIVe siècle[101]; Liverrot en 1620[102].
L'explication étymologique de ce nom de lieu ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes :
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, se basant sur une fausse attestation Livaron de 1137 (forme et date erronées), le qualifient d'« obscur », tout en évoquant un sous-dérivé d'ivos, mot supposé gaulois désignant l'if, et le déclarant peu probable[103]. Ils reprennent peut-être en cela des hypothèses antérieures. En réalité, le terme *ivos ou *īvos n'est pas attesté et devrait comporter un astérisque.
- Ernest Nègre, raisonnant à partir de cette même forme erronée, considère qu'il pourrait s'agir du nom de personne germanique Liubwar, suivi du suffixe -o / -onem[104] et que la finale se serait modifiée par attraction des noms en -ot. Or, François de Beaurepaire note qu'un nom de personne germanique n'est jamais employé avec ce suffixe[105].
- Dominique Fournier réfute Livaron (cacographie attribuable à Albert Dauzat, et mal datée) et se base sur la forme réelle Livar(r)ou issue de la Chronique de Robert de Torigni pour avancer l'hypothèse du nom de personne gallo-romain Libarius suivi du suffixe d'origine gauloise -avo qui explique la plupart des terminaisons en -ou de Normandie[106].
Pays d'Auge
Lors de la fondation de la commune nouvelle, le , on a tout simplement rajouté le mot Pays d'Auge, région naturelle où se trouve la commune.
Le nom du pays d'Auge est mentionné dès le IXe siècle sous la graphie Algia, forme latinisée correspondant peut-être à un dérivé d'une hypothétique racine pré-latine °alg-, en relation possible avec la notion d'humidité. Au XIe siècle, on rencontre la forme romane Alge qui deviendra ensuite Auge[107]. Ce radical pré-latin semble être également présent dans le nom de l'ancien territoire d'Augerons dans l'Eure (Algerum 1050), divisé vers le XIIe siècle en deux paroisses : Saint-Aquilin-d'Augerons et Saint-Denis-d'Augerons. Le radical °alg- pourrait représenter un élargissement d'une racine pré-indo-européenne °al- que l'on pense retrouver dans le nom de l'Algot (Alegot 1108), affluent rive droite de la Vie à Saint-Loup-de-Fribois[108].
Histoire
La commune est créée le par un arrêté préfectoral du [109], par la fusion de vingt-deux communes, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées et Livarot est le chef-lieu de la commune nouvelle.
Politique et administration
Démographie
Économie
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame de la Halboudière
- Église Saint-Bazile des Autels-Saint-Bazile
- Église Saint-Jean-Baptiste de Familly
- Église Saint-Ouen de Saint-Ouen-le-Houx
- Église Saint-Pierre de Cerqueux
- Église Saint-Pierre du Mesnil-Bacley
- Chapelle du domaine Saint-Bazile
- Église Saint-Pierre de Meulles
- Chapelle Notre-Dame du prieuré du Val-Boutry
- Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette du Petit Houx
Auquainville
Bellou
Cheffreville-Tonnencourt
- Château de Fervaques
- Croix du cimetière de Cheffreville
- Manoir de Tonnencourt
- Église de l'Assomption-de-Notre-Dame de Cheffreville
La Croupte
Fervaques
Heurtevent
- Manoir d'Heurtevent
- Église Saint-Jacques-le-Majeur de Heurtevent
Livarot
- Usine Leroy
- Église Saint-Ouen de Livarot
- Manoir de l'Isle
Le Mesnil-Durand
- Église Saint-André
- Manoir du Verger
Le Mesnil-Germain
- Manoir du Mesnil-Germain
- Église Saint-Jean-Baptiste du Mesnil-Germain
Les Moutiers-Hubert
- Manoir de Chiffretot
- Église Saint-Martin des Moutiers-Hubert
Notre-Dame-de-Courson
- Manoir de Belleau-Belleau
- Manoir de la Cauvinière
- Manoir de la Chapelle
- Manoir de Courson
- Église de la Nativité-de-Notre-Dame de Notre-Dame-de-Courson
Préaux-Saint-Sébastien
Sainte-Marguerite-des-Loges
Saint-Martin-du-Mesnil-Oury
Saint-Michel-de-Livet
Tortisambert
- Manoir de la Varinière
- Église de la Sainte-Trinité de Tortisambert



