Isigny-le-Buat

From Wikipedia, the free encyclopedia

LOcalisation

Cette commune est située à 30 km à l'est du mont Saint-Michel. Couvrant 7 331 hectares, son territoire était le plus étendu des communes de Basse-Normandie avant la création de Tinchebray-Bocage le .

Les communes limitrophes sont La Chapelle-Urée, Ducey-Les Chéris, Le Grand-Celland, Grandparigny, Marcilly, Le Mesnil-Ozenne, Le Mesnillard, Reffuveille, Saint-Hilaire-du-Harcouët et Saint-Laurent-de-Terregatte.

Isigny-le-Buat et ses communes associées.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Sélune, le Lair, l'Oir, le Moulinet[3], le ruisseau de Livet[4], le ruisseau du Moulin du Bois[5], l'Yvrande[6], le cours d'eau 01 de la Moustière[7], le cours d'eau 01 des Chéris[8], le cours d'eau 01 des Violettes[9], le cours d'eau 03 du Châtellier[10], le fossé 01 de la Boucée[11], le fossé 01 de la Boutellière[12], le fossé 01 de la commune d'Isigny-le-Buat[13], le fossé 01 de la Gasneraye[14], le fossé 01 de la Lande Plion[15], le fossé 01 de la Quéronnière[16], le fossé 01 de la Rue Maurin[17], le fossé 01 de la Ville[18], le fossé 01 de Monthalet[19], le fossé 01 du Mesnil-Thébault[20], le fossé 01 du Montgothier[21], le fossé 01 du Neufbourg[22], le fossé 01 du Pont de l'Anie[23], le fossé 01 du Pont Gasne[24], le fossé 05 de la Huardière[25], le fossé 13 de la Martinière[26], l'Isolant[27], le ruisseau de la Roche[28], le ruisseau de la Sourvallee[29], le ruisseau de la Vallee aux Berges[30], le ruisseau du Bois Tyrel[31], le ruisseau du Jariot[32], le ruisseau du Moulinet[33], le ruisseau du Repas[34] et divers autres petits cours d'eau[35],[Carte 1].

La Sélune, d'une longueur de 85 km, prend sa source dans la commune de Saint-Cyr-du-Bailleul et se jette dans la Sée en limite de Courtils et de Vains, après avoir traversé 15 communes[36]. Les caractéristiques hydrologiques de la Sélune sont données par la station hydrologique située sur la commune de Ducey-Les Chéris. Le débit moyen mensuel est de 11,1 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 89,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 94,5 m3/s, atteint le [37].

Le Lair, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Louvigné-du-Désert et se jette dans la Sélune en limite de Saint-Hilaire-du-Harcouët et de Saint-Laurent-de-Terregatte, après avoir traversé huit communes[38].

L'Oir, d'une longueur de 21 km, prend sa source dans la commune de Reffuveille et se jette dans la Sélune en limite de Ducey-Les Chéris et de Saint-Quentin-sur-le-Homme, face à la commune de Poilley, après avoir traversé six communes[39].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Petit le lac, d'une superficie totale de 26,4 ha (13,9 ha sur la commune) et l'étang des Touches (0,1 ha)[Carte 1],[40].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[41]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[42]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[43] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[44]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[45],[46].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 934 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[41]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-du-Harcouët à 7 km à vol d'oiseau[47], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 929,5 mm[48],[49]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Isigny-le-Buat est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[50]. Elle est située hors unité urbaine[51] et hors attraction des villes[52],[53].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,3 %), terres arables (29,4 %), zones agricoles hétérogènes (24,6 %), forêts (4,1 %), zones urbanisées (2,5 %), eaux continentales[Note 4] (0,7 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[54]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la commune est créé par l'union de celui des deux anciennes communes, Isigny (Isigny-les-Bois)[55] et Le Buat.

Isigny est désignée en latin médiéval sous les formes de Isienio vers 1120, de Iseneio 1168, Ysigné vers 1191, Isigneio en 1214, Ysigney en 1488[56],[57].

François de Beaurepaire propose le nom de domaine gallo-roman *Isiniacum, basé sur le nom de personne germanique Iso (cité par Marie-Thérèse Morlet)[56]. Il y a plusieurs noms de ce type dans la Manche. En outre, on trouve Isigny-sur-Mer (Calvados), Saint-Lubin-d'Isigny (Eure-et-Loir), Isigné (Sarthe), Isenay (Nièvre) et peut-être Isignacum, un lieu non identifié du Gard[56]. Cependant, on rencontre ce type de toponyme : nom de personne germanique plus suffixe -(i)acum principalement au nord de la France, plus germanisé. Dans ce cas, il s'agit du suffixe -INIACU, forme allongée de -acum, basé à l'origine sur des anthroponymes terminés en -in qui a acquis une autonomie.

Le Buat signifie en ancien français, un « lavoir »[58], peut-être « un canal, un conduit d'eau ».

Le gentilé est Isignois.

Histoire

Le nom de la commune vient de la fusion en 1969 des communes d'Isigny et du Buat.

En 1973, la commune a encore fusionné avec Les Biards, Chalandrey, La Mancellière, Le Mesnil-Bœufs, Le Mesnil-Thébault, Montgothier, Montigny, Naftel et Vezins, qui ont gardé le statut de communes associées.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1969 1973 Auguste Pinel   Négociant
Ancien maire d'Isigny (1962 → 1968)
1973 mars 1999
(démission)
Bernard Pinel DVD puis
UDF-PR
Négociant en meubles
Conseiller général d'Isigny-le-Buat (1967 → 2004)
mars 1999[59] mars 2008 Maurice Orvain DVD Premier adjoint au maire (1995 → 1999)
mars 2008[60] mai 2020 Érick Goupil[61] DVD puis UDI Magasinier cariste
mai 2020[62] en cours Jessie Orvain DVD Exploitante agricole
Conseillère départementale d'Isigny-le-Buat (2021 → )
2e vice-présidente de la CA Mont-Saint-Michel-Normandie (2020 → )

Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et cinq adjoints[61]. Neuf de ces conseillers sont respectivement maires délégués des communes associées des Biards, de Chalandrey, de La Mancellière, du Mesnil-Bœufs, du Mesnil-Thébault, de Montgothier, de Montigny, de Naftel et de Vezins.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1975. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[63]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[64].

En 2023, la commune comptait 3 183 habitants[Note 5], en évolution de −4,1 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Avant les fusions et associations de 1969 et 1973

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
Les Biards[C 1] 1 180 1 104 1 163 1 042 1 164 1 073 1 040 1 021 1 057 1 042 976 951 911
Le Buat[C 2] 400 356 396 426 372 385 398 420 409 417 414 405 401
Chalandrey[C 3] 685 577 670 706 701 660 653 706 726 653 609 579 548
Isigny[65] 400 353 376 385 372 361 351 341 351 343 342 317 324
La Mancellière[C 4] 560 493 543 587 592 581 619 660 637 592 606 395 542
Le Mesnil-Bœufs[C 5] 460 391 416 421 429 402 418 401 420 402 416 405 390
Le Mesnil-Thébault [C 6] 550 503 547 513 561 542 569 574 583 575 546 535 510
Montgothier[C 7] 580 558 616 651 650 662 665 679 667 678 644 654 578
Montigny[C 8] 620 469 685 705 608 625 607 600 602 620 602 537 534
Naftel[C 9] 240 260 225 269 260 248 273 276 256 268 240 243 250
Vezins[C 10] 712 644 668 599 631 565 607 616 656 651 631 653 595
Total 6 187 5 708 6 305 6 304 6 340 6 140 6 200 6 294 6 364 6 241 6 026 5 674 5 583
Année 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
Les Biards 880 845 801 779 735 702 706 695 635 640 699 679 652 581 564 508
Le Buat 404 424 451 420 403 385 388 399 354 366 369 359 357 358 322 294
Chalandrey 566 547 565 528 520 465 460 457 413 420 409 395 434 425 401 364
Isigny 311 336 337 314 320 313 311 322 286 290 310 297 296 250 267 267
La Mancellière 530 505 510 534 532 515 505 478 422 375 391 381 391 359 334 320
Le Mesnil-Bœufs 400 351 350 360 352 315 293 320 275 296 297 312 311 304 281 240
Le Mesnil-Thébault 501 512 505 462 448 434 424 427 392 377 355 372 333 370 355 317
Montgothier 566 538 510 529 512 484 485 462 381 422 425 406 378 364 350 333
Montigny 538 521 511 519 516 501 497 474 451 469 456 499 486 427 384 352
Naftel 260 240 260 226 226 215 217 204 222 203 228 229 210 206 186 181
Vezins 591 580 523 516 524 522 509 471 383 404 595 441 444 441 406 361
Total 5 547 5 399 5 323 5 187 5 088 4 851 4 795 4 709 4 214 4 262 4 534 4 370 4 292 4 085 3 850 3 537

Après les fusions et associations de 1969 et 1973

Évolution de la population  [modifier]
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015 2020
3 1503 1473 2073 0503 1863 1803 2823 2993 170
2023 - - - - - - - -
3 183--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[65] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population des communes associées

Population municipale 2022[67] :

Communeshab.
Les Biards418
Chalandrey300
Isigny-le-Buat832
La Mancellière274
Le Mesnil-Bœufs182
Le Mesnil-Thébault278
Montgothier236
Montigny234
Naftel174
Vezins259

Transport

Ferroviaire

Gare d'Isigny-le-Buat.

La commune se trouve sur l'ancienne ligne Domfront - Avranches de chemin de fer.

Économie

  • Société beurrière d'Isigny-le-Buat (Lactalis).
  • Électropoli.
  • Sirec.
  • Mgpi.
  • Groupe Lactatraite & Lactaproflex.
  • Ouest remorques .
  • Vivagri SAS.
  • Lemaitre services automobiles.
  • Lemonnier.
  • Transports Daligault.

Les déchets métalliques à haute teneur en aluminium en provenance de la métropole de Strasbourg sont traités dans la commune[68].

Lieux patrimoniaux

Patrimoine religieux

  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde-et-du-Rosaire de Pain-d'Avaine (XVIe siècle), dans le bourg d'Isigny. Restaurée en 1986 et rouverte au culte. Exposition statuaire d'art religieux.
  • Église Saint-Martin d'Isigny du XVIe siècle (1574) rénovée en 1985, extérieure au bourg. Le clocher et le toit de la nef sont couvert d'essente de châtaignier. Elle abrite une chaire à prêcher (1737), un groupe sculpté figurant le baptême de Jésus (XIXe), un Chemin de croix (XIXe).
  • Église Saint-Jean du Buat (XVIIIe siècle).
  • Église Saint-Martin des Biards dont le clocher en bâtière du XVIe siècle est inscrit à l'inventaire des monuments historiques[69].
  • Église Saint-Pierre de Naftel abrite une croix en pierre du XVe siècle et une Vierge à l'Enfant (vers 1500) classées au titre objet.
  • Église Saint-Martin de Chalandrey (XVIIIe siècle) dont les bancs proviennent de l'abbaye de Savigny.
  • Église Notre-Dame de Montigny. Elle abrite une croix de procession du XVIIIe siècle classée au titre objet aux monuments historiques[70].
  • Église Notre-Dame de Montgothier (XVIIIe siècle).
  • Église Saint-Brice du Mesnil-Bœufs (XVe siècle).
  • Église Notre-Dame de Vezins (XVIIe siècle).
  • Église Saint-Pierre du Mesnil-Thébault (XIXe siècle).
  • Église Saint-Pierre de La Mancellière en partie du XVe siècle, tour du XIXe siècle.

Patrimoine civil

  • Château de La Mancellière.
  • Manoir de la Faverie, appartenant au XIXe siècle à la famille Le Marié, reconnaissable aux trois mains sculptées figurant au-dessus de la porte principale[71].
  • Logis de Montgothier (XVIIIe siècle) inscrit à l'inventaire des monuments historiques[72].
  • Château d'Isigny dit le Logis (XVIe – XIXe siècles). Ancienne forteresse du Moyen Âge à deux ponts-levis entouré de douves et d'étangs. Propriété de Jean de Brécey seigneur d'Isigny et de Montigny, fidèle au roi Henri IV durant la Ligue (1589-1591). Cette place forte reçut trente soldats lors du siège d'Avranches en 1589. La princesse d'Harcourt vend en 1701 les terres d'Isigny à la famille Godard d'Isigny, puis par succession à la famille Le Roy de Brée et Foisil de 1701 jusqu'au début du XXIe siècle. Le logis est restauré et ses étangs asséchés vers 1890 par Henri Foisil[réf. nécessaire].
  • Château du Bois-Tyrel.
  • Manoir des Bouteillières à Chalandrey (XVe siècle), possession de la famille de Bordes de Chalandrey[73].
  • Ferme du Bois et son chêne de 400 ans, classé aux monuments historiques.
  • Barrages de Vezins et La-Roche-Qui-Boit. Retenue d'eau de 18 km de long, navigable sauf à proximité du barrage. Lieux de pêche au blanc réputés (brochet, sandre, carpe). Ce sont les étendues d'eau les plus importantes de la Manche. Une base de loisirs, propriété de la commune, y est implantée : la base de la Mazure. Une association gère ces activités de loisirs essentiellement basées sur l'eau et l'hydroélectricité, l'accueil de classes vertes. En , l'État décide de ne pas reconduire la concession au bénéfice d'EDF et décide la destruction des deux barrages.

Activité et manifestations

Sports

L'Étoile sportive d'Isigny-le-Buat fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[74].

Manifestation

  • Les Féériques de Montgothier, spectacle de sons et lumières créé en 1993 par Antoine Gautier-Sauvagnac, présentant, chaque samedi soir de juillet et d'août, dans les jardins d'une vieille bâtisse normande du XVIIIe siècle, une série de tableaux évoquant l'histoire, les traditions et le folklore de la région. Huit cents bénévoles, originaires du canton d'Isigny-le-Buat, y participent en costumes. Grâce à une tribune panoramique érigée en 2005, 4 000 personnes peuvent assister au spectacle chaque soir de représentation. L'association est en sommeil depuis .

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI