Lucien Maréchal

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Décès
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LiègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
VèrdasseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lucien Maréchal
Biographie
Naissance
Décès
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LiègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
VèrdasseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Écrivain, inspecteur des douanesVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Alphonse Maréchal (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Paul Maréchal (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Cocâde ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Lucien Maréchal, né à Saint-Servais le et mort à Liège le , est un écrivain belge de langue wallonne. Il est l'un des quatre fondateurs et le premier secrétaire du cercle littéraire dialectal Lès Rèlîs Namurwès.

Rôle au sein des Rèlîs Namurwès

Lucien Maréchal est né à Saint-Servais le , dans une famille d'origine liégeoise. Celle-ci déménage rapidement à Jambes, où Lucien fréquente l'école primaire communale. C'est là qu'il apprend le wallon namurois, au contact de ses condisciples[1]. Il poursuit ensuite sa scolarité à l'Athénée royal de Namur où son père, Alphonse Maréchal (1856-1936), est professeur de latin et de grec[2].

Après ses études secondaires, étant exempté de service militaire, il entre directement à l'Administration des Finances, où il obtient le un poste de receveur intérimaire. Il est alors affecté aux villages situés aux alentours de Namur[2].

Après la Première Guerre mondiale, il exerce la fonction de vérificateur au sein de l'Administration des douanes et accises, à Liège. Il termine sa carrière comme chef de bureau[2]. Dans cette ville, où il emménage en prenant ses fonctions, il s'investit au sein du Musée de la vie wallonne et du Royal Caveau liégeois[3].

Lucien Maréchal meurt le à son domicile, au 1 rue des Éburons à Liège. Il lègue sa bibliothèque à la Ville de Namur et l'association Le Vieux-Liège[4].

Le , alors qu'il fréquente l'Athénée royal de Namur, en classe de poésie (5e année de l'enseignement secondaire belge), Lucien Maréchal cofonde avec trois camarades  Georges Pelouse, Auguste Demil et Télesphore Lambinon  le cercle littéraire dialectal Lès Rèlîs Namurwès. Son frère ainé, Paul Maréchal, le rejoint rapidement dans cette entreprise[5] et il obtient également un appui de leur père, qui est passionné de dialectologie et déjà à cette époque membre titulaire de la Société de langue et de littérature wallonnes[6]. C'est par l'entremise de ce dernier que les Rèlîs obtiennent du préfet un local où organiser leurs réunions[7]. Lucien Maréchal est nommé secrétaire du cercle, une fonction qu'il assume, à quelques mois près, durant cinquante ans[7].

De 1910 à 1912, après avoir collaboré avec les autres membres du cercle au journal local Li Couarneû, il s'investit grandement dans l'édition du titre Li Ban Cloke La Cloche du Ban »), produit par l’imprimeur-éditeur namurois Émile Chantraine en collaboration avec les Rèlîs Namurwès. Il est à la fois le rédacteur en chef et le principal rédacteur de ce périodique[7],[8].

En 1964, année de son décès, il coorganise encore une exposition intitulée Deux siècles de littérature dialectale à Namur, qui draine plus de 2 000 visiteurs durant ses deux semaines d'ouverture, du au [9].

Il est considéré comme le « principal animateur » du cercle[7]. Selon Félix Rousseau, il est « vraiment l'incarnation du Cercle, sa cheville ouvrière, son âme »[10].

Carrière de littérateur

Les premières œuvres wallonnes de Lucien Maréchal sont publiées sous le pseudonyme Vèrdasse[11],[7].

Dès 1911, il reçoit un deuxième prix au concours de la Société de langue et de littérature wallonnes pour son recueil de poésie Djon.nias[12].

Il collabore à plusieurs reprises avec son frère Paul, pour des articles sur l'histoire, les métiers ou le folklore locaux. En 1909, leur étude La Meunerie au Pays de Namur leur vaut une médaille d'or au concours de la Société de langue et de littérature wallonnes[12],[11]. En 1930, ils publient également de concert leur Anthologie des Poètes Wallons Namurois, dont Lucien est le principal rédacteur[12].

Après l'aventure du Ban Cloke, il collabore encore à plusieurs périodiques : Sambre et Meuse, Le Guetteur wallon, La Vie Wallonne, Enquêtes du Musée de la Vie wallonne[4], Les Cahiers wallons[12], L'Opinion wallonne (paraissant à Paris)[13], Le Vieux Liège[3]… Il est aussi l'auteur d'une demi-douzaine de pièces de théâtre en wallon, la plupart en collaboration avec d'autres membres des Rèlîs Namurwès[14].

En 1932, Lucien Maréchal est admis à la Société de langue et de littérature wallonnes, où il rejoint son père Alphonse, reçu en 1906[12]. En 1950, le prix biennal du Gouvernement lui est octroyé pour Monsieû li R'civeû, un roman de mœurs villageoise qui s'inspire de sa première carrière[4],[15].

Au long de ta carrière carrière littéraire, il obtient au total une médaille d'or, trois médailles d'argent, trois troisièmes prix et huit mentions aux concours de la Société de langue et de littérature wallonnes[4]. Il reçoit aussi la Gaillarde d'Argent du Comité Central de Wallonie lors des lors des Fêtes de Wallonie 1958[12].

En 1979, il fait partie des auteurs sélectionnés par Maurice Piron pour son Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie.

Autres engagements

En aout 1918, Lucien Maréchal est membre du comité de la Ligue de Défense wallonne[13].

De 1932 à 1935, il siège au jury du Grand Prix du Roi Albert 1er[14].

Œuvres

N.B. : une liste des œuvres de Lucien Maréchal, incluant ses ouvrages inédits, a paru dans un numéro spécial des Cahiers wallons dévolu à la bibliographie des Rèlîs Namurwès[16].

En tant qu'auteur

  • (wa) Moûse, Namur, éd. Chantraine G., 1925.
  • (wa) Monsieû li R'civeû, Gembloux, éd. J. Duculot, 1952.
  • (wa) Tot à l' doûce, (préf. Joseph Calozet), numéro spécial des Cahiers wallons, année 1965, no 6-8, juin-septembre-.

En tant qu'anthologiste

  • (wa) Anthologie des Poètes wallons namurois (codirigée avec Paul Maréchal), Namur, Imprimerie E. Dubois & Fils, 1930, 267 p.
  • (wa) Po nos Scolîs, Gembloux, Imprimerie J. Duculot, coll. « Les Cahiers wallons, 1re série » (no 35), , 50 p. (lire en ligne Accès libre).

Études

  • « La Meunerie au Pays de Namur : Vocabulaire technologique » (coécrite avec Paul Maréchal), Bulletin de la Société liégeoise de littérature wallonne, t. 54, , p. 153-198 (lire en ligne Accès libre [PDF]).
  • « Vingt-cinq années d'activité wallonne du Cercle Royal Littéraire “Les Rèlis Namurwès” », Le Guetteur Wallon, nouvelle série no 43, , p. 129-155 (lire en ligne Accès libre).
  • « Cinquante années d'activité wallonne du Cercle Royal Littéraire “Les Rèlis Namurwès” », Les Cahiers wallons, 2e série, , p. 107-149 (ISSN 2030-6091, lire en ligne Accès libre).

Prix et Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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