Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry

aéroport desservant Lyon (Rhône, Auvergne-Rhône-Alpes, France) From Wikipedia, the free encyclopedia

L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry (code IATA : LYS  code OACI : LFLL), jusqu'en 2000 dénommé Lyon-Satolas, est un aéroport international français situé sur le territoire des communes de Colombier-Saugnieu, Pusignan, Janneyrias, Saint-Laurent-de-Mure et Villette-d'Anthon à 25 km à l'est de Lyon, dans les départements du Rhône et de l'Isère.

Faits en bref Localisation, Pays ...
Lyon-Saint Exupéry[N 1]
Image illustrative de l’article Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry
Image illustrative de l’article Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Ville
Coordonnées 45° 43′ 32″ nord, 5° 04′ 52″ est
Superficie 2 000 ha
Altitude 250 m (820 ft)
Histoire
Ouverture
Informations aéronautiques
Code IATA LYS
Code OACI LFLL
Nom cartographique L. SAINT EXUPERY
Type d'aéroport Civil
Gestionnaire Aéroports de Lyon
Site web gestionnaire Site officiel du gestionnaire
Site web aéroport Site officiel et Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata
Pistes
Direction Longueur Surface
17R/35L 4 000 m (13 123 ft) Hydrocarboné
17L/35R 2 670 m (8 760 ft) Hydrocarboné
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
LYS
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
(Voir situation sur carte : Auvergne-Rhône-Alpes)
LYS
Fermer

Avec 10 709 883 passagers[1] en 2025, il se classe comme le cinquième aéroport français derrière ceux de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Nice-Côte d'Azur et Marseille-Provence. Sa gestion est assurée par la société Aéroports de Lyon.

En 2019, il est désigné par le conseil international des aéroports meilleur aéroport européen de l'année parmi ceux accueillant de 10 à 25 millions de passagers par an[2].

Géographie

L'aéroport s'étend sur 2 000 ha, dont 900 ha de réserves foncières[4]. Il est situé dans les communes de Colombier-Saugnieu (majoritairement), Pusignan, Genas, Villette-d'Anthon et Saint-Laurent-de-Mure. L'aéroport profite de la situation de la région lyonnaise, carrefour historique entre les vallées du Rhône et de la Saône, et de sa proximité avec la Suisse et l'Italie.

Histoire

Affiche publiciataire des années 1980 pour le vol Air France Lyon - New-York.
Aéroport de Lyon, vue de nuit (2024).
Avions à l'arrêt sur le tarmac de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

La décision de construire un nouvel aéroport est prise à la fin des années 1960[5], afin de pallier la saturation progressive de l'aéroport de Lyon-Bron. En effet, celui-ci, situé en milieu urbain, ne possédait pas de possibilité d'extension et ses pistes trop courtes étaient inadaptées à l'accueil de vols long-courrier. Par ailleurs, la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon souhaitait doter la région Rhône-Alpes d'un aéroport à la mesure de son développement et de ses ambitions internationales.

À cet effet, des études préliminaires sont entreprises dès 1965 pour rechercher un site capable d'accueillir ce futur aéroport, alors même que sa réalisation n'est pas encore décidée. L'emplacement doit répondre à plusieurs critères : la proximité des grandes villes régionales, une faible urbanisation de la zone et de bonnes caractéristiques aéronautiques. La plaine de l'est lyonnais est rapidement retenue, qui répond à tous ces critères.

Le nouvel aéroport est conçu par Guillaume Gillet, assisté des architectes Christian Drevet et Guy Tetard. Sa construction dure quatre ans et n’enregistre aucun retard ni dépassement de budget. Il est inauguré le par le président de la République Valéry Giscard d'Estaing, le préfet de région Pierre Doueil et le président de la CCI de Lyon, Fernand Blanc. Les activités de l'aéroport de Lyon-Bron y sont transférées dans la nuit du au et l'aéroport accueille ce même jour son premier vol commercial, un Mercure de la compagnie Air Inter en provenance de Paris.

À l'origine, l'aéroport ne comporte qu'une seule piste longue de 4 000 m et deux terminaux. La capacité de traitement est alors de 3 millions de passagers par an. Face à la croissance régulière de la fréquentation, un programme d'investissement est lancé en 1989 visant à doubler les capacités de l'aéroport. À cet effet, une nouvelle piste, longue de 2 670 m, entre en service en afin d'écouler les pointes de trafic.

En 1994 est inaugurée la gare TGV. Œuvre de l'architecte et ingénieur espagnol Santiago Calatrava, son architecture audacieuse et visible plusieurs kilomètres à la ronde évoque pour certains un oiseau prenant son envol. Vue du ciel, la nouvelle configuration de l'aéroport (terminaux, parkings et gare) évoque une tête d'oiseau.

Le , Air France ouvre un hub euro-régional, véritable plateforme de correspondances aériennes. À cette occasion, les terminaux sont réorganisés.

Le , l’aéroport est renommé Lyon-Saint-Exupéry, à l'occasion du centième anniversaire de la naissance d’Antoine de Saint-Exupéry, né à Lyon[N 2].

En 2005, un rapport commandé par le gouvernement au groupe de travail des Conseillers au commerce extérieur (CCE) critique violemment la gestion de l'aéroport, pointant du doigt son retard de développement par rapport à d'autres aéroports européens de taille comparable, le manque de compagnies régulières et à bas prix, l'insuffisance de la desserte ferroviaire (pas de TER allant jusqu'à l'aéroport) et de la signalisation routière, des dysfonctionnements internes (notamment la livraison des bagages au terminal 2), et un manque flagrant de cohérence de la politique commerciale de la plate-forme. Les conseillers accusent très clairement le directeur de l'aéroport d'alors, remercié quelques mois plus tard[6].

Salles d'embarquement.

À la suite de ce rapport et du vote d'une nouvelle loi sur la gestion des aéroports français, la société Aéroports de Lyon, destinée à gérer les deux aéroports lyonnais et attirer des capitaux privés dans leur gestion est créée le [3]. La concession est cédée par la CCIL le , et la société est officiellement lancée le . À cette occasion, la concession de l'aéroport est renouvelée jusqu'en 2047.

En 2009, Aéroports de Lyon a investi 13,5 millions d'euros pour la rénovation et l'agrandissement du terminal 1. Outre le remplacement du carrelage par de la moquette, le changement des couleurs, l'amélioration de la luminosité et de la circulation au sein de l'aérogare, ainsi que l'installation de sièges supplémentaires, la capacité du terminal a été augmentée de 500 000 pour être portée à trois millions de passagers par an. De nouveaux commerces se sont en outre installés. Les travaux se sont terminés le [7].

Le , l'aéroport a pour la première fois de son histoire franchi le cap des huit millions de passagers[8].

Afin d'accueillir la hausse attendue du trafic, des projets d'extension de l'aéroport sont lancés depuis 2011, avec notamment l'agrandissement du terminal 1, par la construction d'une extension au sud de l'aérogare actuelle. Elle est conçue par le cabinet d'architectes Rogers Stirk Harbour + Partners, groupé avec l'entreprise GFC du groupe Bouygues. Les travaux de ce terminal de 70 000 m2 ont débuté à l'été 2014, pour un coût de 215 millions d'euros. La première tranche a été livrée en . Le est inauguré le nouveau terminal 1B[9].

À partir de 2013/2014, les terminaux 1 et 2 sont réhabilités et l'ensemble rouvre en 2020[10].

Le , l'aéroport devient le quatrième aéroport français à franchir le cap symbolique des dix millions de passagers[11].

En 2019, un nouveau parking aérien est construit à la place de l'ancien parking P3, pour une capacité de 1 950 places au lieu de 300. Ce nouveau bâtiment est achevé en [12].

En , le terminal 2 est fermé pour rénovation, les compagnies y opérant étant transférées dans le terminal 1[13]. Le hub régional d'Air France est pour l'occasion relocalisé dans le satellite D, initialement dédié aux vols low-cost. La réouverture du terminal 2, prévue en [14], a bien eu lieu à cette date[15].

Gestion

À son ouverture en 1975, la gestion de l'aéroport est confiée à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon (CCIL), qui gère également celui de Lyon-Bron. La durée de la concession est fixée à 25 ans, soit jusqu'en 1990. Cette concession a été renouvelée à plusieurs reprises, la dernière fois le pour une durée de dix ans.

Le , une nouvelle loi sur la gestion des principaux aéroports français est promulguée. Parue au Journal officiel le , elle prévoit la mise en place d'un nouveau régime de gestion des aéroports : ces derniers restent dans la compétence de l'État mais leur gestion est confiée à une société d'exploitation aéroportuaire.

À ce titre, la SASU Aéroports de Lyon est créée le . Le , la CCIL cède sa concession de l'aéroport à la SASU. Quatre jours plus tard, le , la société Aéroports de Lyon est officiellement lancée et la concession renouvelée pour quarante ans, jusqu'en 2047. Elle est destinée à gérer les deux aéroports lyonnais (Lyon-Bron et Lyon-Saint-Exupéry). Son capital est réparti entre l'État (60 %), la CCIL (25 %) et les trois collectivités territoriales à parts égales (5 % chacune ; Métropole de Lyon, le conseil départemental du Rhône et le conseil régional de Rhône-Alpes).

Le capital détenu par l'État pourra être progressivement cédé aux entreprises publiques ou privées à partir de 2013. En , un décret officialise la privatisation de l'aéroport de Lyon et la vente de la participation de 60 % de l'État à un consortium composé de Vinci, Predica et de la Caisse des dépôts et consignations pour 535 millions d'euros[16].

Infrastructures et équipements

La gare TGV est desservie par des trains TGV et Ouigo.

L'aéroport est équipé de :

  • Deux pistes parallèles équipées de l'ILS de catégorie III :
    • Piste A, d'origine, 4 000 m × 45 m, orientation 17R/35L, utilisée préférentiellement pour les décollages ;
    • Piste B, mise en service en , 2 670 m × 45 m, orientation 17L/35R, utilisée préférentiellement pour les atterrissages.
  • Deux terminaux équipés[17] de 22 passerelles télescopiques d'embarquement direct et 80 postes hors passerelles :
    • Terminal 1 et son satellite (ancien Terminal 3 ouvert en 2011) dédié aux compagnies à bas prix, notamment EasyJet, ouvert en totalité fin 2017 ;
    • Terminal 2 et sa jetée dédiée au hub d'Air France.
  • Six parkings, quatre dépose-minute et deux petites zones d'attente (avant l'aéroport et gratuites) d'une capacité totale d'environ 14 000 places. Les parkings les plus éloignés sont reliés aux terminaux par un service de navettes gratuites. Ces navettes fonctionnent 24h/24 (toutes les 10 à 15 min de 4 h 15 à 23 h 15, toutes les 20 min de 23 h 15 à 4 h 15).
    • Zone d'attente Nord : en arrivant par Pusignan : 17 places gratuites à 6 minutes du Terminal 1 et 8 minutes du Terminal 2 en voiture.
    • Zone d'attente Sud : en arrivant par A43/A432 et Saint-Laurent-de-Mure : 24 places gratuites à 4 minutes du Terminal 1 et 6 minutes du Terminal 2 en voiture.
    • Parking minute - Gare TGV (autocars de tourisme) : 44 places, 5 min à pied du Terminal 1 et 5 min à pied du Terminal 2.
    • Parking minute A - Terminal 1 : 90 places, au pied du Terminal 1 et 6 min à pied du Terminal 2.
    • Parking minute B - Terminal 1 : 74 places, au pied du Terminal 1 et 6 min à pied du Terminal 2.
    • Parking minute - Terminal 2 : 102 places, 10 min à pied du Terminal 1 et au pied du Terminal 2.
    • P0 : 1 169 places couvertes, 8 min à pied du Terminal 1 et 2 min à pied du Terminal 2.
    • P1 : 1 977 places couvertes, 8 min à pied du Terminal 1 et 4 min à pied du Terminal 2.
    • P2 : 679 places, 10 min à pied du Terminal 1 et 2 min à pied du Terminal 2.
    • P3 : 1 950 places + 20 places pour les véhicules électriques, 3 min à pied du Terminal 1 et 7 min à pied du Terminal 2.
    • P4 : 3 265 places + 8 places pour les véhicules électriques, 10 min à pied des Terminaux 1 et 2.
    • P5 : 6 898 places, 8 min avec la navette du Terminal 1 et 11 min avec la navette du Terminal 2.
  • D'une gare routière de seize quais le long du Terminal 1 pour les navettes parkings/loueurs, pour les lignes Cars TCL (Bus 47 - Meyzieu ZI - Aéroport St Exupéry - St-Laurent-de-Mure Maréchal Juin et Bus 48 - Genas Bornicat - Aéroport Saint-Exupéry) et ensuite pour les lignes de cars privées Blablabus, Flixbus ainsi que durant la saison hivernale pour Altigliss et BenBus. Les cars de tourisme sont autorisés uniquement dans le parking minute de la gare TGV. Les transferts des charters hivernaux du samedi et dimanche se font devant le nouveau Terminal 1 ou à côté des parkings P0/P1. Devant le Terminal 2 ne passent que les navettes parkings/loueurs.
  • Des parkings privés situés à proximité de l'aéroport.
  • Une gare TGV avec trois voies à quai, deux dans le sens sud-nord, une dans le sens nord-sud (1 666 530 passagers en ) en service depuis .
  • Des boutiques : mode, boutiques hors taxes, bijouterie, tabac-presse, etc.
  • Une dizaine d'hôtels à proximité dont trois dans la zone aéroportuaire desservis par des navettes gratuites dédiées.
  • Cinq entreprises de location de voitures (Europcar, Avis/Budget, Hertz, Sixt, Enterprise/National/Alamo).
  • Une caserne de pompiers des Aéroports de Lyon (unité du SSLIA) qui compte plus de cinquante soldats du feu et de nombreux véhicules d'intervention. La même brigade est chargée de surveiller l'aéroport de Lyon-Bron. Elle est indépendante du SDMIS 69.
  • Deux aires pour les passionnés de plane spotting (Plane spotter’s field, et Belvédère pour l’aéroport), aux abords des pistes.

Compagnies aériennes

Passagers

Davantage d’informations Compagnies, Destinations ...
CompagniesDestinations
Drapeau de la Grèce Aegean AirlinesEn saison : Athènes E.-Venizélos, Héraklion-N. Kazantzákis
Drapeau de l'Irlande Aer LingusDublin

En saison : Cork

Drapeau de l'Algérie Air Algérie
Drapeau du Maroc Air Arabia MarocCasablanca-Mohammed-V, Fès-Saïss, Tanger

En saison : Oujda-Les Angades

Drapeau de l'Égypte Air CairoEn saison : Louxor
Drapeau du Canada Air CanadaMontréal (Trudeau)
Drapeau de la France Air CorsicaAjaccio-Napoléon-Bonaparte, Bastia-Poretta, Calvi Sainte-Catherine, Figari Sud Corse
Drapeau de l'Italie Air DolomitiFrancfort, Munich-F. J. Strauß
Drapeau de la France Air France
Drapeau du Monténégro Air MontenegroPodgorica
Drapeau de la Serbie Air SerbiaBelgrade-Nikola-Tesla
Drapeau du Canada Air TransatMontréal (Trudeau)
Drapeau de la Turquie AJetIstanbul-S. Gökçen
Drapeau de la France ASL Airlines FranceAlger-Houari-Boumédiène
Drapeau de l'Autriche Austrian AirlinesVienne-Schwechat
Drapeau de la Suède Braathens Regional AirlinesGöteborg
Drapeau du Royaume-Uni British AirwaysLondres-Heathrow

En saison : Londres-Gatwick

Drapeau de la Belgique Brussels AirlinesBruxelles-National
Drapeau de la France Chalair AviationLimoges-Bellegarde
Drapeau de la France CorsairLa Réunion-R. Garros
Drapeau de la Croatie Croatia AirlinesEn saison : Split
Drapeau du Royaume-Uni easyJet En saison :
Drapeau de l'Éthiopie Ethiopian AirlinesAddis-Abeba Bole
Drapeau des Émirats arabes unis EmiratesDubaï
Drapeau de l'Allemagne EurowingsDüsseldorf
Drapeau de la Moldavie FlyOneChișinău
Drapeau de l'Arménie FlyOne ArmeniaEn saison : Erevan-Zvarnots
Drapeau de l'Espagne IberiaMadrid-Barajas
Drapeau de l'Espagne Iberia RegionalMadrid-Barajas
Drapeau du Royaume-Uni Jet2.comEn saison : Manchester
Drapeau des Pays-Bas KLMAmsterdam
Drapeau de Malte KM Malta AirlinesMalte
Drapeau de la Pologne LOT Polish AirlinesVarsovie-Chopin
Drapeau de l'Allemagne LufthansaFrancfort, Munich-F. J. Strauß
Drapeau de la Norvège Norwegian Air ShuttleEn saison : Oslo-Gardermoen, Stockholm-Arlanda
Drapeau de la Tunisie NouvelairEn saison : Djerba-Zarzis, Monastir, Tunis-Carthage
Drapeau de la Turquie Pegasus AirlinesIstanbul-S. Gökçen, Kayseri-Erkilet
Drapeau du Maroc Royal Air MarocCasablanca-Mohammed-V
Drapeau de la Jordanie Royal JordanianAmman-Reine-Alia
Drapeau de la NorvègeDrapeau de la SuèdeDrapeau du Danemark Scandinavian AirlinesCopenhague-Kastrup
Drapeau de la Grèce Sky ExpressAthènes E.-Venizélos

En saison : Héraklion-N. Kazantzákis

Drapeau d'Israël Sun d'OrTel Aviv - Ben Gourion
Drapeau du Portugal TAP Air PortugalLisbonne-H. Delgado
Drapeau de la France Transavia France En saison :
Drapeau de la Tunisie TunisairDjerba-Zarzis, Monastir, Tunis-Carthage
Drapeau de la Turquie Turkish AirlinesIstanbul
Drapeau de la France Twin JetBologne-Borgo Panigale, Milan-Malpensa, Pau-Pyrénées, Strasbourg
Drapeau de l'Espagne Volotea En saison :
Drapeau de l'Espagne VuelingBarcelone-El Prat
Drapeau de la Hongrie Wizz Air

En saison : Londres-Gatwick

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Cargo

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Accès

Les Cars du Rhône desservaient l'aéroport jusqu'au . Le réseau TCL assura la desserte jusqu'au et reprendra la desserte en septembre 2019.

L'aéroport est situé à environ 25 km du centre de Lyon, 75 km de Saint-Étienne, 80 km d'Annonay, 85 km de Chambéry, 90 km de Grenoble et environ 100 km de Valence. Il est accessible depuis l'ensemble de l'ancienne région Rhône-Alpes par différents moyens de transports :

Voiture

En voiture, par l'autoroute A432 connectée aux autoroutes A42, A46 au Nord et A43 au Sud. L'accès est payant (2,10 € en ).

L'aéroport est accessible aussi par les routes départementales RD29 venant de Genas, RD124z venant de Villette-d'Anthon, RD517e venant de Pusignan et enfin par la RD29 venant de Saint-Laurent Zone industrielle. L’accès est gratuit.

Taxi

Des stations de taxis sont présentes devant chaque terminal et devant la gare TGV.

Transports en commun

Rhônexpress

Un tram-train Rhônexpress à la station terminus Aéroport.

La ligne ferroviaire express Rhônexpress relie l'aéroport à la gare de Lyon Part-Dieu en 30 minutes avec deux stations intermédiaires : Meyzieu Z.I. (tramway T3) et Vaulx-en-Velin - La Soie (métro A, tramways T3 et T7, bus N100 direction Eurexpo). Les trains circulent à une vitesse moyenne de 30 km/h entre la gare de Lyon Part-Dieu et Meyzieu et une vitesse moyenne de 90 km/h entre Meyzieu Z.I. et l'aéroport. Cette liaison est en service de 4 h 25 à minuit et offre aux usagers une fréquence de 30 minutes de 5 h à 6 h et de 21 h à minuit et une fréquence de 15 minutes de 6 h à 21 h.

Elle remplace lors de son ouverture le Satobus, l'ancienne navette par autocars reliant la gare de Lyon-Part-Dieu à l'aéroport. Le billet aller-retour plein tarif coûtait 26,70 . Jusqu'à 25 ans, c'était un tarif de 10  pour un aller simple et 19  pour un aller-retour qui s'appliquait. Le service était gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Le prix était fixe quel que soit l'arrêt dans les deux sens. Seules les montées étaient autorisées aux arrêts intermédiaires en direction de l'aéroport. En direction de Lyon depuis l'aéroport, seules les descentes aux arrêts intermédiaires étaient autorisées.

Réseau TCL

Un bus TCL de la ligne 47 à l'aéroport.

En 2015, les lignes Cars du Rhône desservant l'aéroport deviennent des lignes TCL mais Rhônexpress invoquant le monopole de sa concession les fait supprimer la même année. En , le tribunal administratif déboute Rhônexpress, ce qui permet l'ouverture de deux nouvelles lignes TCL (l'arrêt est situé vers le dépose-minute du terminal 1, aucun panneau n'annonçant la présence de ces bus dans l'enceinte de l'aéroport).

Depuis le , la ligne de bus 47 circule entre Meyzieu Z.I. et Saint-Laurent-de-Mure via Pusignan et l'aéroport. Elle est exploitée avec des autocars Crossway LE au gaz naturel à entrée basse et pour certains aménagés avec des racks à bagages. Elle fonctionne tous les jours de 5 h 55 (premier départ de Meyzieu Z.I. vers l'aéroport) à 23 h 58 (dernier départ de l'aéroport vers Meyzieu Z.I.), avec une fréquence de 30 minutes.

Le , la ligne de bus 48 est mise en service entre Genas et l'aéroport, circulant de 6 h 30 à 21 h, avec une fréquence de 35 minutes en heures de pointe.

À l'occasion de la mise en place du réseau TCL unifié[19] (regroupement des réseaux TCL, Cars du Rhône et Libellule) sur l'ensemble du département du Rhône le , une nouvelle ligne de bus est créée afin de relier le pôle multimodal de Vaulx-en-Velin La Soie à la commune de Genas et à l'aéroport[20]. Portant le numéro C200, elle circule tous les jours de 4 h 50 à 1 h du matin sous la forme d'un service partiel entre Genas et l'aéroport. À raison d'un bus sur deux rejoignant l'aéroport le week-end et un bus sur trois en semaine, elle offre une fréquence de 30 minutes en heure de pointe.

Train à grande vitesse

L'intérieur de la gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV.
La LGV Rhône-Alpes et la gare.

L'aéroport comporte sa propre gare : Lyon-Saint-Exupéry TGV. Elle est desservie par une quarantaine de TGV inOui et Ouigo par jour, en provenance ou à destination de :

Autocar

En autocar, grâce aux navettes[21] privées Blablacar et Flixbus, depuis les principales villes de Rhône-Alpes : Grenoble (avec une fréquence au minimum horaire pour Blablacar de 4 h à 21 h vers l'aéroport et de 5 h 30 à 0 h 30 vers Grenoble), Annecy, Aix-les-Bains, Chambéry (deuxième fréquence la plus élevée derrière Grenoble), Chamonix, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, etc. Il est impossible, car interdit, d'acheter un billet d'autocar pour faire le trajet de Lyon Saint-Exupéry à Lyon-Perrache, dans un sens comme dans l'autre.

Lors de la saison hivernale, des navettes privées sont mises en service entre l'aéroport et les principales stations de sports d'hiver de la région par Altigliss et BenBus en trajets directs mais aussi avec Blablacar en trajets avec correspondances.

Les autocars de tourisme privés venant déposer des passagers à l'aéroport de Lyon ne peuvent le faire que dans le parking minute de la gare TGV, limité à plusieurs passages par jour et moyennant le paiement d'une redevance de passage d'environ 9,00 .

Statistiques

Évolution mensuelle du nombre de passagers aériens

Milliers d'individusPériode1002003004005006007008009001982-011989-091997-052005-012012-09Fréquentation de passagers - Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry (Milliers Individus mensuels)Fréquentation de passagers - Aéroport de L...
Données brutes

Évolution annuelle du nombre de passagers aériens

Voir la requête brute et les sources sur Wikidata.

Zoom sur l'impact du covid de 2019-2020

Voir la requête brute et les sources sur Wikidata.

Évolution du trafic passagers et fret

La fréquentation de l'aéroport n'a cessé d'augmenter depuis son ouverture en 1975, en ne traversant que peu « d'années noires » où le trafic était en recul. De nombreux caps ont été franchis : deux millions de passagers en 1977, trois millions en 1988, quatre en 1995, cinq en 1998, six en 2000, sept en 2007, huit en 2011, neuf en 2016, dix en 2017 et onze millions en 2018[22]. Cette croissance, entre 2015 et 2019, représente « la plus forte croissance des aéroports français »[23].

Le tableau ci-dessous récapitule l'évolution du trafic passagers et fret avionné de ces dernières années[24].

Davantage d’informations Évolution du trafic passagers [passagers], Évolution du trafic fret avionné [tonnes] ...
Évolution du trafic passagers
[passagers]
Évolution du trafic fret avionné
[tonnes]
AnnéeNationalInternationalTransitTotalÉvolutionTotalÉvolution
2025[25] 2 237 182 8 461 530 11 171 10 709 883 en augmentation +2,4 % 52 935 en diminution - 1,7 %
2024[25] 2 315 362 8 137 210 11 106 10 452 572 en augmentation +4,9 % 53 852 en augmentation +8,3 %
2023 2 660 348 7 304 894 24 625 9 965 242 en augmentation +16,7 % 49 713 en diminution - 6,2 %
2022[26] 2 864 296 5 671 523 22 522 8 558 341 en augmentation +89,1 % 52 980 en augmentation +5,8 %
2021[27] 2 058 740 2 450 877 15 935 4 525 552 en augmentation +27,3 % 50 076 en augmentation +9,1 %
2020[27] 1 482 637 2 059 720 11 561 3 542 357 en diminution - 69,7 % 45 908 en diminution - 19,9 %
2019 3 795 822 7 895 702 48 076 11 739 600[28] en augmentation + 6,4 %[28] 57 278  −1,09%
2018 3 572 210 7 406 550 58 653 11 037 410[28] en augmentation + 7,4 %[28] 57 907  +4,52%
2017[29] 3 344 759 6 886 639 48 794 10 280 192[30] en augmentation + 7,6 %[31] 55 405  −1,24%
2016 3 146 938 6 351 780 54 532 9 553 250 en augmentation + 9,8 % 56 103  +11,51%
2015 2 991 1015 644 71667 5378 703 354en augmentation + 2,8 %50 312 +6,91%
2014 2 983 1215 419 00564 9678 467 093en diminution - 1,1 %47 062 −68,24%
2013 3 107 3225 394 87360 1038 562 298en augmentation + 1,3 %148 159 +8,99%
2012 3 106 7505 260 11784 1728 451 039en augmentation + 0,2 %135 943 +0,34%
2011 3 160 6195 157 052119 4708 437 141en augmentation + 5,7 %135 476 +3,37%
2010 2 864 8674 936 982177 3797 979 228en augmentation + 3,4 %131 060 +32,63%
2009 2 847 8574 724 956144 7967 717 609en diminution - 2,6 %98 819 −23,85%
2008 2 936 7364 861 398125 9297 924 063en augmentation + 8,2 %129 770 −9,04%
2007 2 826 5494 367 025127 3787 320 952en augmentation + 8,4 %142 667 −1,17%
2006 2 708 4843 956 08387 7666 752 333en augmentation + 2,9 %144 354 +3,75%
2005 2 593 6453 869 04098 6806 561 365en augmentation + 5,3 %139 141 +4,43%
2004 2 544 5463 581 626102 4406 228 612en augmentation + 4,9 %133 242 +4,41%
2003 2 504 2213 355 75479 9205 939 895en augmentation + 2,8 %127 614 −2,32%
2002 2 468 4843 257 27842 4625 778 224en diminution - 5,4 %130 644 +4,58%
2001 2 644 6293 414 33949 6396 108 607en augmentation + 1,5 %124 928 −2,34%
2000 2 594 8623 338 55587 6446 021 061en augmentation + 9,5 %127 919 +19,09%
1999 2 486 5992 929 67284 2775 500 548-107 412-
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Accidents

  • Le , un appareil appartenant à la compagnie Air Provence est victime d'un incident technique lors de son atterrissage. L'avion, un bi-turbopropulseur, qui avait décollé de Rouen, est en partie détruit par l'incendie déclenché une fois l'appareil posé. Deux personnes sont blessées sur les vingt-quatre à bord.
  • Le , un Learjet 35A, jet privé du pilote britannique de Formule 1, David Coulthard, s'écrase sur la piste. Alors que l'appareil reliait l'aéroport de Farnborough dans la banlieue de Londres à celui de Nice, un des réacteurs est tombé en panne, le contraignant à se poser d'urgence à Lyon-Satolas. L'atterrissage ne se passe pas comme prévu, une des ailes touche la piste et l'avion s'écrase. David Coulthard s'en sort avec quelques blessures, mais les deux pilotes du jet sont tués.
  • Le en début de soirée, un Airbus A321 de la compagnie Air Méditerranée sort de la piste lors de son atterrissage. L'avion, en provenance d'Agadir au Maroc et qui transportait cent quatre-vingt-un passagers, a terminé sa route hors de la piste, complètement embourbé. Le trafic a été perturbé, mais l'accident n'a fait aucun blessé[32].

Notes et références

Voir aussi

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