Plusieurs anciennes RNV ont été la base de ZNIEFFs, comme le Lapiaz de Loulle.
Une réserve naturelle volontaire (RNV) est une ancienne aire protégée de France au titre d'une réglementation qui a existée entre 1976 et 2002. Avant la disparition du dispositif, en 2002, il a existé jusqu'à 175 réserves naturelles volontaires.
Ce dispositif était le seul à permettre à des personnes privées de créer des aires protégées reconnues officiellement en France.
À partir de 1986, les agréments sont signés par les préfets, alors qu'ils l'étaient par le ministre avant cette date.
Les réserves listées ci-dessous ont été déclassées à la suite de la loi «démocratie de proximité» de 2002[2]: «les réserves naturelles volontaires agréées avant étaient devenues, en application de l'article L 332-11 du code de l'environnement, des réserves naturelles régionales (sauf si le propriétaire demandait le retrait de l'agrément avant )».
Cette disposition de la Loi «démocratie de proximité» concernant les réserves naturelles n'a fait l'objet que de peu de débat à l'assemblée[3]. Selon Clara Therville, autrice d'une thèse sur les réserves naturelles en 2013, l'association "Réserves naturelles de France" n'a pas été consultée pour la préparation de cette loi[4]. Par ailleurs, plusieurs associations de protection de l'environnement se sont opposé à ce transfert de compétence[5].
Le décret no2005-491 du en précise les modalités d'application[6]. Il indique: «le classement en RNR court jusqu'à l'échéance de l'agrément qui avait été initialement accordé à la réserve volontaire (article 6 décret no2005-491)». Après échéance de l'agrément, les réserves naturelles volontaires n'ont donc plus de statut légal.
En 2000, il existait 150 réserves naturelles volontaires, pour environ 16 000ha protégés[7]. Certaines anciennes RNV ont poursuivi leur existence comme RNR après un nouveau classement (voirliste des réserves naturelles régionales de France pour le détail), d'autres font l'objet de protection par un autre statut d'aire protégée, en l'absence de volonté des conseils régionaux de les reclasser. Enfin certaines ont tout simplement disparu.
Les 175 réserves naturelles volontaires sont devenues:
RNR
RNN
Projet de RNR
Pas de projet
Total
75
3
15
82
175
43%
2%
9%
47%
100%
Intégration au réseau des aires protégées en France
Selon la Société nationale de protection de la nature, les réserves naturelles volontaires ont «largement contribuées» à la mise en place de ZNIEFF. Elles ont permis à des collectivités de s'opposer à des projets privés, néfastes pour l'environnement, et permis à des propriétaires d'interdire la chasser et d'encadrer d'autres pratiques, sur leurs terrains[8].
En 2001, 65% des RNV étaient incluses dans des sites Natura 2000 (ou des projets de sites) souvent beaucoup plus vastes que les RNV préexistantes, après la réforme de 2002 c'est toujours le cas de plusieurs des réserves non reclassées, ainsi les terrains n'ont pas forcément perdus toute forme de protection. Enfin, la gestion de plusieurs sites a été reprise par des conseils départementaux dans le cadre de leur politique de protection des espaces naturels sensibles ou par des conservatoires d'espaces naturels.
La protection de la Crau a commencé avec la création de six réserves naturelles volontaires, avant la création de la réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau. De la même manière, il a existé 3 RNV dans le marais poitevin, et deux réserves en Sologne, les seules espaces où la chasse était interdite dans cette dernière région. Les agréments des arboretums et sites géologiques ou paléontologiques n'étaient pas conformes à la réglementation et n'ont pas été renouvelées par les conseils régionaux, dont les compétences ne permettaient pas de protéger les ressources géologiques et minières.
Liste
RNV reclassée en réserve naturelle régionale (RNR) par une décision expresse du conseil régional concerné
RNV transformée en réserve naturelle nationale (RNN)
Le classement de ce site a pris fin en 2010, il est toujours géré par le CEN Ariège. Il est voisin de la RNR du massif de Saint-Barthélemy, cogéré par la commune de Montségur et le CEN[25].
Classemment RNV échu en 2010, le site fait l'objet d'un APPB depuis 2017[56]. Cette aire protégée fait partie du site Natura 2000 "Vallée de la Saône".
↑Chantal Cans, «Les réserves naturelles en 45 ans et deux mouvements: évolution, involution», Revue juridique de l'Environnement, no4, , p.551-588 (lire en ligne)
↑Clara Therville, Des clichés protectionnistes aux approches intégratives: l'exemple des réserves naturelles de France (Thèse), Université de Bretagne occidentale (UBO), (lire en ligne)
↑Alain Chiffaut, Les réserves naturelles volontaires de France: Bilan et perspectives, (lire en ligne)
↑Aline Treillard, «Les réserves de nature SNPN: Un dispositif rénové de protection de la nature», Le Courrier de la Nature, no325, (lire en ligne, consulté le )
↑Daniel Serre, ONCFS délégation régionale Centre, Docob Site Natura 2000 FR 24 00 552 «Vallée de l’Eure de Maintenon à Anet et vallons affluents » (lire en ligne), p.119
↑Jean-philippe Siblet, «La réserve naturelle volontaire de Sermaize enfin reconnue officiellement», bulletin de l'association naturaliste de la vallée du Loing, , p.125 (lire en ligne)
↑Syndicat mixte d’Étude et de Programmation de Fontainebleau et de sa Région, SCoT de Fontainebleau et de sa région - état initial de l'environnement, , 48p. (lire en ligne), p.17
↑S. Etiévant, «La faune de mammifères fossiles de Montredon (Aude)», Publications de la Société Linnéenne de Lyon, no22 (6), année 1953 (lire en ligne)