Sanctuaire du Mesnil
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| Sanctuaire du Mesnil | |
Plan du sanctuaire | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Commune | Baron-sur-Odon |
| Coordonnées | 49° 07′ 20″ nord, 0° 27′ 55″ ouest |
| Altitude | 106 m |
| Histoire | |
| Époque | Âge du bronze à l'Antiquité |
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Le sanctuaire du Mesnil est un édifice cultuel antique situé à Baron-sur-Odon, dans le département français du Calvados.
Si plusieurs galeries concentriques sont mise en évidence, aucune construction assimilable à une cella ne semble occuper l'espace ainsi délimité, ce qui rend l'architecture de ce sanctuaire, dont plus aucun vestige n'est visible en élévation, très particulière.
Il est découvert et sommairement fouillé dans les années 1950 avant que de nouvelles études ne soient entreprises dans les années 1970, en 2014 puis à partir de 2020.
Le sanctuaire est situé en limite sud-est de Baron-sur-Odon, à proximité immédiate du quadripoint formé par cette commune et celles d'Esquay-Notre-Dame, Fontaine-Étoupefour et Vieux.
Dans l'Antiquité, le sanctuaire se trouve sur le territoire des Viducasses, à un peu plus de 3 km au nord-ouest d'Aregenua, capitale de cette civitas. Le Chemin Haussé, voie romaine reliant Autricum (Chartres) à Augustodurum (Bayeux) par Aregenua en traversant la plaine de Caen, passe à proximité immédiate du site qui occupe le flanc sud-ouest d'une colline, à une altitude d'environ 106 m, assez proche du sommet[1].
Historique
Le site est fréquenté dès l'âge du bronze (tombes puis habitat). De nombreuses pièces de mobilier archéologique, céramique et pièces d'armement, montrent que l'occupation se poursuit pendant La Tène finale avec une fonction cultuelle[2]. L'existence d'une première construction en bois et en pierres sèches, dont rien de subsiste, est fortement pressentie à l'emplacement du futur sanctuaire[3].
Dans la première moitié du Ier siècle apr. J.-C., le monument est reconstruit sur des fondations maçonnées ; un siècle plus tard, une partie du sanctuaire est condamnée par la construction de petites pièces au sud tandis que l'autre partie fait l'objet de modifications décoratives ; entre le milieu du IIe ou à la fin du IIIe siècle, le sanctuaire est abandonné et finit par s'écrouler ; une reconstruction sommaire a lieu au IVe siècle[3]. Cette chronologie, proposée par Dominique Bertin en 1977, est remise en cause dans les années 2020 : la continuité architecturale du sanctuaire a pu se prolonger pendant toute sa période d'occupation, le bon entretien du monument faisant disparaître au fur et à mesure les traces de ses réparations et donnant l'impression d'un hiatus[4].
Le site est repéré par un agriculteur en 1952, est rapidement fouillé jusqu'en 1956. De nouvelles fouilles, plus poussées mais très localisées, sont conduites entre 1972 et 1977[1]. Une fouille préventive est réalisée en 2014 avant la modification du tracé d'une route[5]. Un projet collectif de recherches est engagé en 2019[6] avec notamment des prospections géophysiques dans le sanctuaire et son environnement[7]. Ces travaux pemettent de replacer le sanctuaire lui-même dans un contexte d'occupation plus large[8].
