Transcanal
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Transcanal | ||
Le Transcanal. |
||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Pays | France | |
| Région | Occitanie | |
| Département | Hérault | |
| Commune | Palavas-les-Flots | |
| Franchit | Lez | |
| Coordonnées du départ | 43° 31′ 38″ N, 3° 55′ 57″ E | |
| Coordonnées de l'arrivée | 43° 31′ 36″ N, 3° 55′ 55″ E | |
| Parcours | ||
| Départ | Quai Paul-Cunq (3 m) | |
| Arrivée | Quai Georges-Clemenceau (3 m) | |
| · Dénivelé | 0 m | |
| · Longueur | 83 m | |
| · Temps | 3 min | |
| · Vitesse | 0,5 m/s | |
| · Vitesse maximale | 1,8 km/h | |
| · Pente moyenne | 0 % | |
| · Pente maximale | 26 % | |
| · Hauteur max. cabine | 9 m | |
| Caractéristiques techniques | ||
| Type | Téléporté | |
| Débit | 348 pers./h | |
| Capacité des cabines | 2 personnes | |
| Capacité des sièges | 2 personnes | |
| Nombre de pylônes | 4 | |
| Plus grande portée | 34 m | |
| Période de fonctionnement | Toute l'année (selon conditions climatiques) | |
| Exploitant | Transcanal | |
| Site web | www.palavas-tourisme.com/decouvrir/histoire-et-patrimoine/le-transcanal | |
| Histoire | ||
| Constructeur(s) | Poma | |
| Inauguration | 1977 | |
| Fermeture | 2003 | |
| Réouverture | 2005 | |
| Géolocalisation sur la carte : Hérault
| ||
| modifier |
||
Le Transcanal est un téléporté situé à Palavas-les-Flots, dans le département de l'Hérault, en région Occitanie en France.
Ouvert en 1977, il est le plus court téléphérique du monde avec seulement 83 mètres de long, pour franchir le Lez où il remplace un bac qui fonctionnait depuis les années 1930. Il est surnommé le « Mickey ».
La traversée du Lez s'effectuait depuis les années 1910 à l'aide d'un bac, servant initialement pour aller puiser l'eau douce au puits de l'ermite en rive droite puis utilisé par les estivants ; devenu insuffisant avec le développement touristique de la station balnéaire, il finit par être arrêté en 1965[1].
Une solution de remplacement doit être trouvé en tenant compte du besoin de maintenir un tirant d'air de 6 mètres pour laisser passer les bateaux de pêche et préserver la vue sur la Méditerranée[2],[3].
Trop cher et peu pratique, la solution du pont levant est écartée au profit d'un téléporté mis en service en 1977 et devenu le plus court du monde avec seulement 83 mètres de long[2],[4].
Conçu par Poma, il est surnommé le « Mickey », surnom venant selon les sources de la forme ou des couleurs (rouge et jaune) des sièges évoquant la célèbre souris de Walt Disney[5],[6].
Dans sa configuration initiale, il fonctionnait avec deux trains de trois « bennes », des nacelles équipées d'un toit et d'un habitacle semi fermé se déplaçant à 2,5 m/s (9 km/h) avec arrêt en gare[6].
Il est rénové une première fois à la fin des années 1980, afin notamment d'augmenter le débit : seule deux bennes sont conservées (sans leur toit) et forment chacune un train avec trois sièges biplaces dont les nacelles sont constituées de nacelles de manèges Reverchon, ce montage atypique est dû à l'inadaptation des gares aux nacelles classiques[6].
La ligne ferme en 2003 suite aux difficultés financières de l'exploitant qui est racheté par Halec qui rénove et rouvre l'appareil en 2005 dans sa configuration actuelle avec 4 bennes pouvant accueillir deux adultes, du matériel ou des animaux et 12 sièges biplaces, répartis tous les 10 mètres et non plus par train ; la vitesse est réduite à 0,5 m/s (1,8 km/h) en mouvement continu, sans arrêt en gare[4],[6].
En 2022, l'idée d'un second transport par câble à Palavas est évoquée par son maire, dans l'optique de relier la station balnéaire à Montpellier[5].
Entre 2026 et 2028, une grande inspection en plusieurs phases est menée, la neuvième de l'histoire de l'ouvrage[7].
Caractéristiques
Le Transcanal est un « téléporté mixte », car il utilise différent types de nacelles[8],[4],[6] : des classiques biplaces et des « bennes » à habitacle semi fermé permettant le transport de matériel ou d'animaux.
Longue de 83 m, la ligne monte à 9 mètres de haut entre les deux gares, avec une pente maximale de 26 % (entre les pylônes P3 et P4) et un dénivelé de 0 % puisque les deux gares sont à 3 mètres au dessus du niveau de la mer[6].
Le système est propulsé par un moteur électrique de 11 kW entrainant un réducteur et, en cas de panne de courant, un groupe électrogène au Diesel prend le relais une fois les courroies mises en place[9],[6]. Il n'y a qu'un seul système de freinage hydraulique de la poulie motrice, la ligne offrant une inertie nulle[6].
Le Transcanal fonctionne à une vitesse de 0,5 mètre par seconde et fait la traversé en 2 minutes et 46 secondes et offre un débit de 348 personnes par heure et par sens[6].
Les gares (G) et pylônes (P) sont les suivants[6] :
- G1, côté quai Paul-Cunq où se situe les installations motrices ;
- P1, en sortie de gare ;
- P2 et P3, pylônes permettant à la ligne de franchir le canal, la portée est de 34 m ;
- P4, en sortie de gare ;
- G2, côté quai Georges-Clemenceau intégrée dans un bâtiment accueillant commerces et restaurants.
Le survol du quai Clemenceau, où la gare y est plus proche du canal qu'en face, nécessite de limiter la hauteur maximale des véhicules routiers à 3 m, sauf entre 6 h et 10 h du matin ou une barrière se lève tandis que le Transcanal est arrêté, afin que les camions de livraison puissent passer[6]. Les pylônes sont régulièrement arrosés pour éviter que le sel marin attaque l'acier[6] .
Tous les quatre ans, l'installation passe en opération de maintenance où tous les équipements sont scrutés, notamment les poulies et le câble[10]. En cas d'évacuation, la faible envergure de l'ouvrage permet une évacuation avec la grande échelle des sapeurs-pompiers[6] .
- Vues sur le transcanal de Palavas-les-flots.
- Transcanal, vue depuis la gare rive gauche.
- Transcanal, vue depuis le centre-ville.
- Transcanal, vue depuis le canal du Lez.
- Transcanal depuis le pont sur le Lez.
Exploitation et fréquentation
L'exploitation de la ligne est assurée par Transcanal SARL (filiale de Halec) avec deux salariés, transportant en moyenne 500 voyageurs par et jusqu'à 1 000 en cas de grande affluence[4],[6]. La clientèle est composée aussi bien de touristes que de locaux et est très dépendante des aléas climatiques[4].
La ligne fonctionne tous les jours durant les vacances et uniquement les mercredis, vendredis et le weekend en période scolaire ; les horaires varient selon les jours et la période[11].
Le financement de la ligne est assurée par son exploitant sans aucune subvention publique[12]. Son accès est payant, une expérimentation de gratuité pour les résidents a eu lieu vers 2020 et 2021, sans succès[12],[13],[14].
Depuis début 2025, une carte annuelle de libre circulation est proposée aux plus de 65 ans résidant dans la commune[12].
Accidents
La ligne n'a connu qu'un seul incident grave en 21 ans, depuis sa réouverture en 2005, selon l'exploitant : le bout de la queue d'un chien a été coupé par la fermeture de la porte d'une benne[7].