Ligne 2 du tramway de Montpellier

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TerminusJacou
Saint-Jean-de-Védas Centre
Mise en service
Ligne 2
Voir l'illustration.
Rame Alstom Citadis 302 près de son terminus Jacou.
Plan de la ligne en 2026.

Réseau Tramway de Montpellier
Terminus Jacou
Saint-Jean-de-Védas Centre
Communes desservies Montpellier
Jacou
Castelnau-le-Lez
Saint-Jean-de-Védas
(Hérault)
Drapeau de la France France
Histoire
Mise en service
Dernière modification
Exploitant Transports de l'agglomération de Montpellier
Infrastructure
Conduite (système) Conducteur
Exploitation
Matériel utilisé Alstom Citadis 302
Alstom Citadis 402
Dépôt d’attache La Jeune Parque
Points d’arrêt 28
Longueur 17,5 km
Temps de parcours 53 min
Distance moyenne entre points d’arrêt 679 m
Jours de fonctionnement L, Ma, Me, J, V, S, D
Fréquentation
(moy. par an)
16 425 000
Lignes connexes (Ligne 1 du tramway)(Ligne 3 du tramway)(Ligne 4 du tramway)(Ligne 5 du tramway)

La ligne 2 du tramway de Montpellier est une ligne du tramway de Montpellier longue de 17,5 km reliant, du au nord-est au sud-ouest, Jacou, Castelnau-le-Lez, Montpellier et Saint-Jean-de-Védas. Elle se parcourt en 53 minutes d'un terminus à l'autre. Électrifiée en 750 volts courant continu, elle a la particularité de compoter plusieurs sections en voie unique.

Envisagée et construite dans la foulée de la ligne 1, elle est mise en service le et disposait initialement d'un tracé plus long via les rives du Lez mais a été déviée en 2012 par la place de la Comédie en lien avec l'ouverture des lignes 3 et 4.

Sa fréquentation quotidienne est de 44 700 passagers en 2018.

L'aménagement urbain de la ligne est réalisé par l'architecte urbaniste Antoine Garcia-Diaz. Les rames Alstom Citadis sont parées d'une livrée orange aux motifs floraux, sur le thème de la terre et dessinée par Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti.

Prémices

Rame Citadis 302 de la ligne 2 à Saint-Jean-de-Védas.
Vue intérieure d'une rame Citadis 302 de la ligne 2.
Station Georges Pompidou.

Le , Montpellier District attribue à la SMTU la réalisation des études préliminaires pour la seconde ligne[1].

Le projet est adopté par le District le [2] et la concertation publique est menée courant 2001[3].

Si le tracé global de Jacou à Saint-Jean-de-Védas est défini, deux variantes sont alors étudiées en centre-ville de Montpellier : soit passer en tronc commun avec la ligne 1 entre le Corum et la gare, soit contourner le cœur de ville par le nord et l'ouest par le boulevard Henri-IV et le boulevard du Jeu-de-Paume[1]. Une troisième variante est évoquée ensuite par l'est via l'avenue Mermoz, la rue Léon-Blum, le boulevard de Strasbourg et le pont de Sète, qui a les faveurs des autorités[4],[5] et qui est retenue en 2003[6].

En effet, bien que le tracé par la Comédie offrait la plus grand affluence, le détour par Rives du Lez a été privilégié par Georges Frêche qui craignait pour la cohabitation tram/piétons sur la place de la Comédie en raison du nombre important de passages du tramway[7]. Le Collectif Tramway s'est notamment battu contre ce tracé sinueux, porivilégiant le tronc commun Corum-Gare avec la ligne 1 ; il soutient également le tracé alternatif par le Peyrou et le Jeu-de-Paume avec le soutien des commerçants[8],[9].

En , la pétition du Collectif tramway recueille près de 4000 signatures contre ce tracé[10].

D'autres variantes ont été abandonnées, comme le passage par l'avenue Clemenceau au profit du quartier Nouveau Saint-Roch par exemple[7].

En , la livrée florale dessinée par Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti comme pour la ligne 1 est présentée par Georges Frêche aux élus du conseil d'agglomération[11], la présentation à la presse a lieu le suivant[12].

Premières concertations et choix du tracé

L'enquête publique est organisée du au [13].

En la commission d'enquête valide le tracé en émettant des réserves sur le tracé en centre-ville, le préfet demandant une étude complémentaire approuvée par le conseil communauté le et approuvée par les commissaires-enquêteurs[14]. La commission souhaite rechercher un tracé « moins pénalisant en termes de fréquentation et de rentabilité socio-économique » que celui retenu qui est « un peu trop redondant » avec la ligne 1 ; elle rejette également une variante à l'ouest via le boulevard du Jeu-de-Paume, par ailleurs réclamée par les associations[15].

Alstom est choisi comme pour la ligne 1 pour fournir les rames, en [16].

Avant même l'obtention de la déclaration d'utilité publique, la construction du viaduc Alphonse-Loubat, parallèle à la ligne ferroviaire et destiné à dévier une partie du trafic routier de la place du 11-Novembre débute en , et nécessite également la démolition puis la reconstruction de la passerelle piétonne au-dessus des voies ferrées entre le Corum et le lycée Joffre[17]. Ce chantier est critiqué par les opposants au tracé retenu pour la ligne 2 et les riverains du Corum[17] et un recours est déposé et jugé au tribunal administratif au printemps 2004[18].

La ligne est déclarée d'utilité publique le [19]. La station Victoire 2 est ajoutée dans le même temps[3]. En , Alstom est retenu pour fournir 24 rames de tramway[20].

Construction

Le projet est complexe sur le point des ouvrages d'arts avec la présence de 25 ouvrages d'art dont quatre majeurs : le pont de la Concorde, le viaduc Alphonse-Loubat, le passage devant la gare et le passage sous l'avenue de la Liberté, auxquels s'ajoutent les terrassements menés en commun avec le contournement est[19],[6],[21]. Deux autres points rendent le chantier complexe : l'acquisition de 350 parcelles de foncier et l'emprunt d'une section de la ligne de Paulhan à Montpellier inutilisée mais officiellement toujours ouverte, appartenant à RFF et nécessitant un montage juridique très compliqué[6]. Il est par ailleurs prévu que tramways et trains de fret y cohabitent[8]. Les rachats de parcelles sont par ailleurs menés en parallèle du chantier[21].

Les travaux préparatoires débutent le [22].

Entre le et le , la construction du viaduc Loubat et le raccordement des voies de la ligne 2 à celle de la ligne 1 place du 11-novembre-1918 devant le Corum est mené, nécessitant la coupure partielle de la première ligne[23],[13].

Les difficultés à boucler le budget fin 2004/début 2005 conduisent à réduire la voilure sur les infrastructures : parc relais des Sabines dont la capacité est réduite de 600 à 380 places, report sine die des stations Amphitrite, Grisettes et Victoire 2, mobilier urbain et revêtements de sol moins luxueux, etc.[3]. Une ouverture phasée est par ailleurs envisagée à ce stade[3]. Le nombre d'œuvres d'art est également réduit, de cinq à une seule[3].

La première soudure de rails a lieu le dans le quartier de l'Aiguelongue[24], une cérémonie officielle est organisée le suivant[22]. Le , le projet de passerelle au-dessus du Lez entre la station Pompignane et le quartier éponyme est abandonné[3], aussi bien pour des raisons économiques que d'opposition des riverains[22]. La construction du dépôt des tramways de la Jeune Parque débute le [22].

Entre le et le , le raccordement des voies des deux lignes à la gare Saint-Roch nécessite une nouvelle coupure partielle de la ligne 1, puis à nouveau du au au niveau de la place de l'Europe pour les mêmes raisons[13]. Le pont de Sète, sur sa section au-dessus du tramway, est également reconstruit durant l'été 2005[22].

Courant 2005, le pont vieillissant permettant à l'avenue Dubout de franchir celle de Maurin où passera ligne est remplacé par un ouvrage plus large[25], achevé le [26]. À l'automne 2005, de nombreux recours liés aux expropriations sont toujours en cours, notamment à Saint-Jean-de-Védas ou vers la station Aiguelongue (résolu début 2006[22])[3]. Le , la maquette du nez des nouvelles rames est présentée au public[3].

La première rame est livrée le et présentée le suivant[3]. La construction du futur terminus à Saint-Jean-de-Védas commence tardivement en , tandis que les premiers essais en ligne ont lieu sur le raccordement du dépôt de Jeune Parque[3].

Le pont de la Concorde, ouvrage mixte routier et tramway, est inauguré le et la pose des voies est achevée le suivant[3]. La passerelle reliant la station Via Domitia au collège voisin est posée en [22].

Une incongruité du chantier est rectifiée en avec la démolition de l'auvent de l'ancienne halle marchandises de la gare de Montpellier qui engageait le gabarit ; dans le même temps (le ) la première rame d'essai atteint la gare Saint-Roch[3]. La pose de la ligne aérienne de contact est achevée le [22].

Autre incongruité due aux économies menées pour boucler le financement de la ligne, le triangle de raccordement du dépôt a été amputé d'une de ses branches (seul le raccordement vers Sabines a vu le jour), mais la ligne aérienne de contact a été posée malgré tout[3],[22]. Le dépôt de la Jeune Parque, réaménagé pour le tramway, est inauguré le [3]. La section entre les stations Georges Pompidou et Jacou a été victimes de désordres de terrassements du aux pluies automnales nécessitant, en de déposer, refaire le terrassement puis reposer la voie, chantier achevé le suivant[3],[22].

Essais et inauguration

La marche à blanc débute le [3] et la ligne 2 est inaugurée le [21]. Elle est mise en service le suivant avec un service réduit jusqu'au où le réseau de bus restructuré est mis en service[27].

La station Victoire 2, dont la construction a débuté en [22], est mise en service quelques mois plus tard le [28]. À proximité de cette dernière, l'unique située sur la section appartenant à RFF, se trouve leseul passage à niveau du réseau, au croisement de la route départementale 612[28],[29].

Lors de sa construction, une fouille a été réalisée rue de la Fontaine-du-Pila. Les archéologues ont découvert, que ce lieu avait été occupé il y a 11 500 ans par des humains au bord du Verdanson. Des chasseurs y avaient installé leur campement[30].

Un contentieux avec un concessionnaire automobile à Castelnau-le-Lez, concernant l'acquisition des terrains pour élargir la route et relocaliser la concession[31], oblige les voitures à rouler sur 100 à 200 mètres sur les voies du tramway en direction de Jacou, cette situation durera jusqu'au et l'ouverture du tronçon routier manquant, dont la construction a débuté le précédent et n'a pas nécessité l'interruption de la ligne 2[21],[32],[33].

Modifications ultérieures

La courbe de la place Carnot est reprofilée durant l'été 2007 pour limiter les secousses rencontrées par les voyageurs et augmenter la vitesse de passage[28]. à l'été 2008, le mur de soutènement de l'avenue Villeneuve d'Angoulême est reconstruit, il menaçait de s'effondrer sur les voies du tramway et était étayé depuis l'automne 2007[34].

En , l'idée d'une ligne circulaire permettant à la ligne 2 de gagner un itinéraire plus direct via la Comédie est évoquée dans le Midi-Libre[35]. Au vu de la faible fréquentation de la ligne 2 sur son détour par le Lez  les voyageurs préférant prendre la ligne 1 , Georges Frêche annonce le confirme la création d'une ligne 4 reprenant ce détour[36],[9].

La ligne est partiellement interrompue du au pour permettre le raccordement des voies des futures lignes 3 et 4[27]. Au niveau de l'hypothétique station Grisettes (entre Sabines et Victoire 2), dont seules les bordures des quais existent, un évitement supplémentaire est construit et nécessite l'interruption partielle de la ligne entre le et le [37].

Tracé plus direct depuis 2012

Avec la mise en service des lignes 3 et 4 le , au lendemain de leur inauguration, la ligne 2 voit son tracé considérablement modifié entre Gare Saint-Roch et Corum : la ligne relie désormais les deux stations en tronc commun avec la ligne 1 via la place de la Comédie, abandonnant son long détour par l'est du centre le long du Lez et d'une des entrées du lycée Jean-Mermoz aux lignes 3 (stations Place Carnot, Voltaire et Rives du Lez) et 4 (stations Place de l'Europe, Pompignane et Les Aubes)[38]. La ligne 2 dessert désormais la gare aux quais de la ligne 1, son ancienne station n'est désormais desservie qu'en cas de travaux ou de perturbations[38].

Du au , le passage à niveau avec la D 612 est supprimé et remplacé par un carrefour à feux traditionnel, en même temps que le renouvellement de la plateforme routière, nécessitant la coupure du tronçon entre Sabines et Saint-Jean-de-Védas[39].

Acteurs et coût du projet

La maîtrise d'œuvre de la ligne a été attribuée en 2000 et comme pour la première ligne au groupement Semaly, BCEOM, Beterem Infrastructures et Antoine Garcia-Diaz[5] et placé sous l'autorité du maître d'œuvre, la communauté d'agglomération de Montpellier et son mandataire la société d'économie mixte TaM[5].

La procédure initiale est déclarée sans suite début 2001 suite à un vice de procédure[40].

Le bouclage du financement aura été compliqué avec le retrait de l'État et le refus initial de la région Languedoc-Roussillon, en 2003 seul le département de l'Hérault s'est engagé à hauteur de 23 millions d'euros[41]. En 2004 et suite à l'élection de Georges Frêche à la tête de la région, cette dernière accorde finalement 23 millions d'euros[19]. Finalement l'État accorde en 2004 5 millions d'euros au lieu des 100 millions espérés initialement, nécessitant à ce que l'agglomération prenne en charge les 373 millions restants dont 88 millions en autofinancement[42]. Aux 50 millions d'euros d'emprunt à la caisse des dépôts se sont ajoutés 200 millions d'emprunt à la Banque européenne d'investissement (BEI) obtenus en [42],[43].

La ligne devait initialement coûter 424 millions[44], le budget a été ramené à 400 millions d'euros[21] puis remonté à son montant initial malgré les économies engagées[3].

Mascotte du chantier

Comme pour la première ligne, le chantier de la ligne 2 dispose de la même mascotte, la Panthère rose parfois représentée avec une fleur à la main[13].

Tracé et stations

Présentation

Mise en service en 2006 avec une longueur de 19,8 km[3], elle est raccourcie à 17,5 km depuis sa réorganisation en 2012[45].

Elle dessert 28 stations depuis le , reliant ses deux terminus en 53 minutes[45].

Elle est électrifiée en 750 volts courant continu et ses rames circulent sur des portions communes avec d'autres lignes : la ligne 1 entre le Corum, la place de la Comédie et la gare Saint-Roch puis la ligne 4 entre la gare Saint-Roch et la bifurcation au niveau de la rue des Payrolliers.

Entre les stations Sabines et Saint-Jean-le-Sec, la ligne utilise sur 2,5 km l'emprise de la ligne Montpellier-Paulhan, jusqu'alors inutilisée[46]. La ligne est à double voie entre Sabines et Notre-Dame de Sablassou, à voie unique sur chacune des deux extrémités de 3,5 km[47].

L'aménagement urbain de la ligne (quais, stations, revêtements, plantations, mobiliers urbains, etc.) a été réalisé par l'architecte urbaniste Antoine Garcia-Diaz, qui a également travaillé sur les autres lignes du réseau[48].

Carte

Tracé

La ligne 2 naît à Jacou devant l'école Condorcet et à la limite ave Castelnau-le-Lez où la ligne pénètre immédiatement et en voie unique et marque une longue courbe pour rejoindre le lycée Georges-Pompidou en passant sous la route métropolitaine 65 puis, via un jeu de courbes et de contre-courbes longe la route M65E1 marquant la limite avec Le Crès, et contournant Castelnau par l'est puis contourne la zone commerciale de l'Aube Rouge via un tronçon sinueux pour rejoindre la route de Nîmes puis l'avenue de l'Europe, marquant la fin de la voie unique et longeant Castelnau par le sud. La ligne s'approche du centre-ville puis s'engage dans un nouveau secteur sinueux, longe le rond-point Charles-de-Gaulle par le nord et franchit le pont de la Concorde au-dessus du Lez pour entrer dans Montpellier.

La ligne suit l'avenue de la justice de Castelnau pour entrer dans Aiguelongue puis via une courbe à gauche se dirige vers le sud via les rues de Montasinos, du Jeu de mail des Abbés et de Beau séjour pour rejoindre le quartier des Beaux-Arts. La ligne s'écarte de la voirie par une section sinueuse le long du stade du Père-Prévost pour s'insérer rue de Substantion qu'elle remonte en direction de la place du 11-Novembre, au pied du Corum.

Une section sinueuse lui permet de croiser la ligne 4, qui a repris son ancien tracé d'avant 2012, et de rejoindre la ligne 1 en provenance du boulevard Louis-Blanc. La ligne s'engouffre entre le Corum et les voies de la ligne de Tarascon à Sète-Ville, sous le viaduc Alphonse-Loubat et l'allée de la Citadelle puis bifurque à droite sous l'avenue Frédéric-Mistral pour émerger sur la place de la Comédie et son secteur piéton, puis bifurque à gauche rue de Maguelone pour rejoindre la place Auguste-Gibert devant la gare de Montpellier-Saint-Roch où elle se sépare de la ligne 1 et croise la ligne 3.

Elle bifurque vers la droite où elle est rejointe par la ligne 4 rue Jules-Ferry en direction du sud, où elle retrouve son itinéraire d'avant 2012 et de la rue Alexandra Davide-Neel et passe sous le Pont de Sète puis suit un ensemble de courbes à droite puis à gauche et longe la rue Catalan pour rejoindre l'avenue de Maurin. Arrivée sous les ponts des avenues Dubout et de la Liberté, elle continue rue Joseph-Cugnot tandis que la ligne 4 bifurque à gauche rue des Payrolliers, puis retrouve l'avenue de Maurin pour bifurquer à droite sur le boulevard Pedro de la Luna dans le quartier Lemasson. La ligne tourne à gauche sur l'avenue Villeneuve-d'Angoulême qu'elle remonte sur sa quasi-totalité rejoindre le quartier des Grisettes par une courbe à gauche et s'insérer parallèlement à l'avenue du Colonel Pavelet.

Tandis que le raccordement au dépôt de la Jeune Parque se poursuit le long de l'avenue Pavelet, la ligne bifurque à droite rejoindre en voie unique l'ancienne ligne de Paulhan à Montpellier sur plus de deux kilomètres, en croisant à niveau la route de Sète, entre dans Saint-Jean-de-Védas et s'écarte de l'ancienne ligne au niveau du parc de la Peyrière pour rejoindre le centre-ville de Saint-Jean via l'avenue de Librilla et marquer son terminus au carrefour Paul-Bernard, au pied des halles védasiennes.

Principaux ouvrages d'art

La ligne suit principalement les voiries communales et métropolitaines, sauf sur ses sections terminales à Jacou et Saint-Jean-de-Védas en étant en site propre quasi-intégral, à l'exception notable de sections de la rue de Substantion et du boulevard Pedro de la Luna ; dans l'Écusson elle traverse le secteur piéton.

Il a néanmoins fallu réaliser plusieurs ouvrages d'art pour accueillir la ligne :

En outre elle emprunte le tunnel de 150 m entre le Corum et la place de la Comédie construit pour la ligne 1.

Liste des stations

Stations Coordonnées Communes Correspondances[49],[50],[51]
Jacou 43° 39′ 16,24″ N, 3° 54′ 46,08″ E Jacou Parking non surveillé
(Autobus de Montpellier)22
Georges Pompidou 43° 38′ 57,62″ N, 3° 55′ 15,6″ E Castelnau-le-Lez Parking non surveillé
liO 611
Via Domitia

43° 38′ 48,21″ N, 3° 55′ 46,04″ E

Castelnau-le-Lez Parking non surveillé
(Autobus de Montpellier)30
Aube Rouge 43° 38′ 18,91″ N, 3° 55′ 29,42″ E Castelnau-le-Lez (Autobus de Montpellier)35
Notre-Dame de Sablassou 43° 38′ 03,18″ N, 3° 55′ 20,06″ E Castelnau-le-Lez P+Tram
(Autobus de Montpellier)(Ligne A du bustram)213146
Centurions 43° 37′ 58,94″ N, 3° 55′ 01,05″ E Castelnau-le-Lez
La Galine 43° 37′ 53,19″ N, 3° 54′ 32,42″ E Castelnau-le-Lez
Clairval 43° 37′ 48,64″ N, 3° 54′ 09,35″ E Castelnau-le-Lez
Charles de Gaulle 43° 37′ 43,06″ N, 3° 53′ 51,92″ E Castelnau-le-Lez P+Tram
(Autobus de Montpellier)1315163536
Saint-Lazare 43° 37′ 36,34″ N, 3° 53′ 19,18″ E Montpellier (Autobus de Montpellier)101315
Aiguelongue 43° 37′ 34,55″ N, 3° 52′ 59,49″ E Montpellier (Autobus de Montpellier)15
Jeu de Mail des Abbés 43° 37′ 13,49″ N, 3° 53′ 02,63″ E Montpellier
Beaux-Arts 43° 36′ 59″ N, 3° 52′ 58″ E Montpellier
Corum 43° 36′ 51,03″ N, 3° 52′ 54,52″ E Montpellier (Tramway de Montpellier)(Ligne 1 du tramway)(Ligne 4 du tramway)
Comédie 43° 36′ 30,19″ N, 3° 52′ 47,2″ E Montpellier (Tramway de Montpellier)(Ligne 1 du tramway)
Gare Saint-Roch 43° 36′ 17,43″ N, 3° 52′ 50,04″ E Montpellier (Tramway de Montpellier)(Ligne 1 du tramway)(Ligne 3 du tramway)(Ligne 4 du tramway)(Autobus de Montpellier)81117
liO 234
Grandes lignes, TER Occitanie
Rondelet 43° 36′ 11,16″ N, 3° 52′ 33,83″ E Montpellier (Tramway de Montpellier)(Ligne 4 du tramway)(Autobus de Montpellier)111733
Nouveau Saint-Roch 43° 35′ 57,8″ N, 3° 52′ 32,44″ E Montpellier (Tramway de Montpellier)(Ligne 4 du tramway)
Saint-Cléophas 43° 35′ 41,61″ N, 3° 52′ 33,45″ E Montpellier (Autobus de Montpellier)53
Lemasson 43° 35′ 37,14″ N, 3° 52′ 23,09″ E Montpellier
Mas Drevon 43° 35′ 43,87″ N, 3° 52′ 04,37″ E Montpellier (Autobus de Montpellier)17
Croix d'Argent 43° 35′ 32,71″ N, 3° 51′ 59,18″ E Montpellier
Villeneuve d'Angoulême

43° 35′ 19,53″ N, 3° 51′ 56,41″ E

Montpellier
Sabines 43° 35′ 03,58″ N, 3° 51′ 34,81″ E Montpellier P+Tram
(Autobus de Montpellier)151853
liO 602
Victoire 2 43° 34′ 29,52″ N, 3° 50′ 57,6″ E Saint-Jean-de-Védas
La Condamine 43° 34′ 19,25″ N, 3° 50′ 40,25″ E Saint-Jean-de-Védas
Saint-Jean-le-Sec 43° 34′ 15,12″ N, 3° 50′ 16,51″ E Saint-Jean-de-Védas P+Tram
(Autobus de Montpellier)2032
liO 603656672
Saint-Jean-de-Védas Centre 43° 34′ 29,7″ N, 3° 49′ 50,41″ E Saint-Jean-de-Védas (Autobus de Montpellier)203343

Les stations en gras servent de départ ou de terminus à certaines missions.

Intermodalité

La ligne 2 est en correspondance avec les lignes 1, 3 et 4 (mais pas avec la ligne 5), ainsi qu'avec la ligne A du bustram.

Elle dessert la gare de Montpellier-Saint-Roch et, à la station Sabines, la gare routière destinée aux autocars longue distance[52].

Exploitation de la ligne

Horaires

En semaine, la première rame commence son service à 4 h 55 et le service se termine à 1 h 30 du lundi au jeudi et à 2 h 30 les vendredis et samedis. Le dimanche, le service commence à 5 h 45 et se termine à 1 h 30.

Le service est alterné à raison d'un tramway sur deux pour Saint-Jean-de-Védas et Jacou.

La ligne ne fonctionne pas le 1er mai.

Matériel roulant et ateliers

Les rames de la ligne 2 sont remisées et entretenues au dépôt La Jeune Parque qui est le dépôt des Transports de l'agglomération de Montpellier, dans le quartier d'activités Garosud. L'accès au dépôt se fait par une voie unique qui rejoint la ligne près de la station Sabines.

Avant , 22 rames Citadis 302 d'Alstom en configuration cinq caisses étaient affectées à la ligne. Elles ont été livrées entre le et le et étaient numérotées de 2041 à 2064.

Depuis 2012, le matériel roulant de la ligne 2 a évolué : les rames 2041 à 2045 ont été affectées à la ligne 4. Les rames 2046 à 2049 ont été transférées vers le parc multi-lignes, et servent sur les lignes 2 et 4 selon les jours. Cinq rames Citadis 402 viennent pallier les transferts.

L'extérieur des rames est orange décoré de fleurs, sur le thème de la terre et a été dessiné par Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti[53]. Chacune est baptisée du nom d'une personnalité historique de la région montpelliéraine[54].

Matériel roulant affecté à la ligne 2 du tramway de Montpellier au 1er juillet 2025
Constructeur Modèle Nombre Numérotation Années de
livraison
Longueur Nombre de caisses
(éléments)
Affectation
Rames mono-ligne
Alstom Citadis 302 17 nos 2050 à 2064 2006 - 2007 32,5 mètres 5 (Ligne 2 du tramway)
Alstom Citadis 402 5 nos 2093 à 2097 2012, 2014[55] 42 mètres 7 (Ligne 2 du tramway)
Rames multi-lignes
Alstom Citadis 302 2 2046 à 2049 2006 32,5 mètres 5 (Ligne 2 du tramway)(Ligne 4 du tramway)

Tarification

Depuis le , l'accès au tramway est gratuit pour les résidents métropolitains, sous réserve d'obtenir le Pass Gratuité auprès de l'exploitant[56]. Les non-résidents doivent continuer à s'acquitter de l'achats de titres payants[56].

Fréquentation

De à , la fréquentation est d'un peu moins de 40 000 voyageurs par jour, pour des prévisions de 50 à 55 000[57]. Le record de fréquentation est de 40 200 validations de tickets dans la journée du vendredi [58].

Entre 2015 et 2018, la fréquentation de la ligne 2 a évoluée comme suit[59] :

Fréquentation de la ligne 2[59]
AnnéeVoyages quotidiens
201550 000
201645 000
201745 000
201844 700

Nombre de validations de titre de transport, dans les deux sens :

Tronçon ou station seule (correspondance) [60]
Jacou - Beaux-Arts9 700
Corum (T1)5 800
Les Aubes - Place Carnot7 000
dont Place de l'Europe (T1)1 800
Gare Saint-Roch (T1)6 300
Rondelet - Saint-Jean-de-Védas Centre11 700

Œuvres d'art

La ligne 2 s'est accompagnée de l'installation d'une œuvre d'art au rond-point de l'Aéroport international : Points of View du sculpteur britannique Tony Cragg, qui est constituée de trois totems en bronze de 10 à 12 mètres de haut[61].

Les projets évoqués

Des prolongements de la ligne 2 sont évoqués, en utilisant des emprises désaffectées de SNCF Réseau (ex-Réseau ferré de France).

En 200, l'extension ultérieure à Cournonsec n'est plus à l'ordre du jour[5]. Elle est évoquée à nouveau par Georges Frêche en 2005 pour une mise en service en 2010, avec une éventuelle extension à Gigean selon le « devenir [du] projet de fusion avec la communauté d'agglomération de Sète »[62].

Le , lors de la présentation de la ligne 4, Jean-Pierre Moure évoque les extensions de la ligne 2, vers le nord-est et le sud-ouest.

Vers le nord-est, au-delà de la station Notre-Dame-de-Sablassou à Castelnau-le-Lez, vers Castries, l'emprise de l'ancienne ligne ferroviaire de Sommières (à partir de la halte des Mazes-Le Crès, fermée depuis 2011) pourrait être empruntée[63]. L'extension, à voie unique, mesurerait 7 kilomètres. Par ailleurs, la station Notre-Dame-de-Sablassou pourrait devenir un pôle d'échanges, avec une halte TER (qui serait alors construite à proximité, sur la ligne Nîmes – Montpellier)[64].

Vers le sud-ouest, au-delà de Saint-Jean-de-Védas, l'infrastructure ferroviaire Paulhan – Montpellier peut permettre de prolonger le tramway vers les communes de l'ouest de la métropole : Fabrègues, Cournonterral et Cournonsec, et, au-delà des limites communautaires, vers Montbazin, Gigean et Poussan, membres de la communauté de communes du Nord du Bassin de Thau (intégrée à la communauté d'agglomération du Bassin de Thau en 2017). L'extension, à voie unique, mesurerait 17,5 km, dont 13 km dans l'emprise ferroviaire[65] ; ce projet est toujours lié à la fusion des deux intercommunalités[63]. Le , une commission tramway de la métropole de Montpellier précise le parcours, avec l'utilisation de l'emprise ferroviaire sur le territoire communal de Montpellier, pour éviter une partie des stations de la ligne 2 entre Sabines et Gare Saint-Roch[63].

La longueur de l'extension avoisinerait les 24 km de voies nouvelles, soit environ 33 km au total. Le matériel n'est pas encore défini, mais pourrait être un tram-train.

Lieux à proximité

Notes et références

Voir aussi

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