Élections régionales françaises de 2028

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Typed’électionÉlections régionales
Postes à élire1 757 conseillers régionaux
169 conseillers territoriaux
Élections régionales françaises de 2028
Type d’élection Élections régionales
Postes à élire 1 757 conseillers régionaux
169 conseillers territoriaux
Gauche
Présidents en 2021 8
Droite
Présidents en 2021 7
Centre
Présidents en 2021 1
Régionalistes
Présidents en 2021 1

Les élections régionales françaises de 2028 visent à renouveler les 1 757 conseillers régionaux et les 169 conseillers territoriaux composant les 17 conseils régionaux. Elles sont prévues pour mars 2028, simultanément aux élections départementales.

Scrutin précédent

Les élections régionales de 2021 ont été marquées par la pandémie de Covid-19 : d'une part le scrutin a été reporté de mars à juin, d'autre part l'abstention a été particulièrement massive (exception faite du cas particulier de la Corse), la participation lors du 1er tour étant s'étant effondrée de 50 % en 2015 à 33 % en 2021.

À l'exception de la Martinique, de la Guyane et de La Réunion, perdues respectivement par les régionalistes, le centre et la droite, toutes au profit de la gauche, les régions françaises voient être reconduites leurs majorités sortantes respectives. Parallèlement, le Rassemblement national est en net recul, perdant près de la moitié de ses conseillers au niveau national.

Élections européennes et législatives de 2024

Les élections européennes de 2024 ont vu l'extrême droite effectuer une percée historique[1] : d'une part le Rassemblement national parvient à dépasser la barre des 30 %, lui permettant ainsi d'obtenir 30 eurodéputés, ce qui en fait la plus grande délégation du Parlement européen[2], d'autre part Reconquête réussit à dépasser le seuil électoral de 5 %, ce qui lui permet d'être également représenté à Bruxelles et qui aboutit à la création d'un troisième groupe parlementaire d'extrême droite au sein du Parlement européen[3]. En parallèle, la liste de la coalition présidentielle s'effondre par rapport à l'élection précédente[1], perd près de la moitié de ses députés, et parvient à conserver la deuxième place d'une courte tête. Le soir même de l'annonce des résultats, le président de la République Emmanuel Macron annonce la dissolution de l'Assemblée Nationale et la tenue d'élections législatives anticipées[4].

Les élections législatives de 2024 ont été marquées par une campagne particulièrement mouvementée aboutissant à de nombreux changements au sein de la classe politique française :

À gauche, les différents partis qui étaient divisés lors des européennes parviennent à se réunir au delà des limites de la NUPES en 2022 et forment ainsi le Nouveau Front Populaire réunissant l'ensemble de la gauche[5] ; cependant, dans le même temps, un certain nombre de cadres de la France insoumise sont purgés du parti et se réunissent pour former l'Après[6],[7].

À droite, Les Républicains s'enfoncent dans une crise majeure suite à l'annonce faite par Éric Ciotti, alors président du parti, d'une alliance avec le Rassemblement national[8], sans en avoir informé, et contre la volonté des autres cadres du parti, aboutissant au départ de Ciotti des Républicains et à la création de l'Union des droites pour la République. Similairement, Marion Maréchal, alors vice-présidente de Reconquête, annonce contre l'avis d'Éric Zemmour, son soutien aux candidats de l'union RN-UDR, ce qui aboutit à son exclusion ainsi qu'à celles de 3 des 4 autres eurodéputés du parti élus quelques jours plus tôt[9].

À la suite de cette élection, l'Assemblée nationale se retrouve fracturée et sans majorité claire. Malgré un score tout aussi historique que lors des européennes et avoir gagné le vote populaire, le RN et ses alliés ne parviennent pas à obtenir la majorité[10],[11]. De la même manière, les groupes parlementaires issus du NFP enregistrent une augmentation de leur nombre de sièges, mais ne parviennent pas non plus à obtenir la majorité[10]. Enfin la coalition présidentielle note un recul important, perd sa majorité relative de 2022[10] et se retrouve obligée de s'appuyer sur les députés Républicains afin de rester la force principale de la chambre basse[12]. Le pays connait alors une période de forte instabilité politique illustrée notamment par la censure du gouvernement Barnier le 4 décembre 2024[13] et la chute du gouvernement Bayrou le 8 septembre 2025[14].

Élections municipales de 2026

Élection présidentielle de 2027

Modalités

Dates

Initialement prévue en mars 2027, ces élections ont été reportées d'un an pour éviter une trop grande proximité avec l'élection présidentielle et les élections législatives, alors prévues pour juin 2027[15]. Elles se tiendront donc en mars 2028[16], simultanément aux élections départementales. Leurs dates précises seront communiquées par décret au moins 6 semaines avant le scrutin[17].

Mode de scrutin

Schéma d'un exemple de mise en pratique du mode de scrutin utilisé.

Les conseils régionaux et les assemblées des collectivités territoriales uniques de Corse, Guyane et Martinique sont élus pour six ans selon un système mixte à finalité majoritaire : il s'agit d'un scrutin proportionnel plurinominal combiné à une prime majoritaire attribuée à la liste arrivée en tête, si besoin en deux tours de scrutin (de 25 % des sièges pour les conseils régionaux, de 11 sièges en Corse, Guyane et Martinique). Les électeurs votent pour une liste fermée de candidats, sans panachage ni vote préférentiel. Les listes doivent respecter la parité en comportant alternativement un candidat de chaque sexe[18].

Si aucune liste n'a recueilli la majorité absolue, un second tour est organisé entre toutes les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour (7 % en Corse[19]). Les listes ayant obtenu au moins 5 % peuvent néanmoins fusionner avec les listes pouvant se maintenir. La répartition des sièges se fait selon les mêmes règles qu'au premier tour, la seule différence étant que la prime majoritaire est attribuée à la liste arrivée en tête, qu'elle ait obtenu ou non la majorité absolue[18].

Système électoral
Nombre de sièges Seuil de qualification pour le second tour Seuil de fusion de listes Prime majoritaire Sections électorales
Conseils régionaux En fonction de la population 10 % 5 % 25 % des sièges Départements
Assemblée de Corse 63 7 % 5 % 11 sièges
(soit 17 % des sièges)
Néant
Assemblée de Guyane 55 10 % 5 % 11 sièges
(soit 20 % des sièges)
8
Assemblée de Martinique 51 10 % 5 % 11 sièges
(soit 22 % des sièges)
4

Collectivités non concernées

Le département de Mayotte, est une collectivités à statut particulier et ne possède pas de conseil régional, son conseil départemental exerce également les compétences dévolues aux conseils régionaux[20].

Les collectivités d'outre-mer (Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et la Nouvelle-Calédonie ne sont pas des régions et n'ont donc pas de conseils régionaux.

Sondages

Résultats

Notes et références

Voir aussi

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