Compagnie Renaud-Barrault
compagnie française
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La compagnie Renaud-Barrault est une compagnie théâtrale française fondée en 1946 à Paris par l'acteur et metteur en scène Jean-Louis Barrault (1910-1994) et sa femme, l'actrice Madeleine Renaud (1900-1994).
| Compagnie Renaud-Barrault | |
Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud lors de la tournée aux États-Unis de la compagnie en 1952. | |
| Compagnie | |
|---|---|
| Lieu | Paris |
| Date de création | 1946 |
| Direction | Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud |
| Direction artistique | Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud |
| Résidence | |
| Résidence | théâtre Marigny (1946-1956) théâtre Sarah-Bernhardt (1957) théâtre du Palais-Royal (1958-1959) Odéon-Théâtre de France (1959-1968) Élysée-Montmartre (1968-1970) théâtre Récamier (1970-1974) théâtre d'Orsay (1972-1981) théâtre du Rond-Point (1981-1991) |
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Au cours de ses 45 ans d'existence, jusqu'à la retraite des deux fondateurs en 1991, la compagnie mettra en scène plus d'une centaine de pièces dont de nombreuses créations, jouées dans plusieurs théâtres parisiens dont elle assurera la direction, ainsi que lors de tournées internationales.
Histoire
La compagnie
L'initiative revient à Simonne Volterra qui a pris en 1946, au lendemain de la guerre, la direction du théâtre Marigny à Paris : elle souhaite y créer une troupe « maison » sous la houlette de Jean-Louis Barrault qui vient de quitter la Comédie-Française à la suite d'un décret limitant les possibilités pour les sociétaires de jouer en dehors[1],[2] ; il est suivi dans la foulée par son épouse Madeleine Renaud (qui jouait à la Comédie-Française depuis 1920), Jean Desailly et Pierre Bertin[3]. Parmi les premiers membres de la compagnie, figurent André Brunot, Catherine Fonteney, Georges Le Roy, Jacques Dacqmine, également transfuges de la Comédie-Française, ainsi que Marie-Hélène Dasté, Régis Outin, Pierre Renoir, Simone Valère, Jacqueline Pagnol, Gabriel Cattand, Jean-Pierre Granval (fils de Madeleine Renaud), et les jeunes musiciens Maurice Jarre et Pierre Boulez. Ce dernier, qui est recommandé par la pianiste Andrée Vaurabourg, entre dans la compagnie en 1946 pour y tenir la partie d’ondes Martenot de la musique de scène d'Hamlet, composée par Honegger ; il est nommé directeur de la musique de scène[4],[5],[6] et Jean-Louis Barrault, qui est l'un des membres fondateurs avec Boulez de la société de concerts le Domaine musical créée en 1954, en accueille les premiers concerts au Théâtre Marigny[7]. Barrault fait appel pour les musiques de scène des spectacles à des compositeurs reconnus tels que Joseph Kosma, Georges Auric, Francis Poulenc, Maurice Ohana, Henri Sauguet, Darius Milhaud et Arthur Honegger.
Au cours de son histoire, la compagnie accueille
- des acteurs et actrices tels que Élina Labourdette de 1950 à 1953[8], Michel Bertay de 1957 à 1968, Judith Magre de 1961 à 1962, Jean-Claude Amyl de 1965 à 1967, Guy Michel de 1972 à 1980, Philippine de Rothschild de 1973 à 1987, Hélène Perdrière en 1975, Pierre Tabard de 1978 à 1981, Michael Lonsdale en 1981-1982 et 1989, Antoine Duléry de 1980 à 1987, Geoffroy Thiebaut en 1981-1983, Isabelle Nanty en 1987, Pierre Arditi, Jean Topart, Bulle Ogier, Jean Servais, Laurent Terzieff (il reçoit en 1975 le Prix du meilleur comédien du Syndicat de la critique pour ses interprétations à la Compagnie), Anny Duperey, Tania Torrens, Emmanuelle Parèze, Jean Pommier,
- des metteurs en scène tels que Roger Blin, qui met en scène de 1963 à 1974, notamment Oh les beaux jours de Samuel Beckett et Les Paravents de Jean Genet, Francis Huster de 1985 à 1989,
- des artistes lyriques comme Irène Jarsky de 1961 à 1964.
Certains des anciens membres créeront à leur tour leur propre troupe tels Jean Desailly et Simone Valère (compagnie Valère-Desailly).
En 1953 sont créés Les Cahiers Renaud-Barrault, revue-programme de la troupe éditée sous la direction d'André Frank, Jean Capin et Simone Benmussa aux éditions Julliard, puis chez Gallimard ; ils compteront 115 numéros et paraissent jusqu'en .
Les théâtres de la compagnie
De 1946 à 1956, la compagnie Renaud-Barrault joue au Théâtre Marigny, situé à l'angle de l'avenue des Champs-Élysées et de l'avenue de Marigny, dans le 8e arrondissement de Paris ; en 1954, Jean-Louis Barrault y fait aménager une seconde salle de 300 places, le Petit-Marigny.
La troupe fait escale en 1957 au Théâtre Sarah-Bernhardt, place du Châtelet[9], puis en 1958-1959 au Théâtre du Palais-Royal, rue de Montpensier, où elle monte notamment en 1958 La Vie parisienne de Jacques Offenbach, Henri Meilhac et Ludovic Halévy qui avait été créée dans les murs en 1866[10],[11],[12], ainsi que Le Soulier de satin de Paul Claudel, puis en 1959 La Petite Molière de Jean Anouilh.
En 1959, André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, confie la direction du théâtre de l'Odéon, qui servait de seconde salle à la Comédie-Française depuis 1946, à Jean-Louis Barrault. Celui-ci y transfère la troupe et rebaptise la structure « Odéon-Théâtre de France »[13] avec la promesse de « poursuivre le Beau sans se dérober au Difficile » selon la devise de la compagnie. Le , l'inauguration officielle a lieu avec Tête d'or de Paul Claudel, mis en scène par Jean-Louis Barrault, en présence du chef de l’État, Charles de Gaulle, et d'André Malraux[14]. Parmi les spectacles les plus marquants, dont certains sont confiés aux metteurs en scène Jean-Marie Serreau et Roger Blin, figurent les créations de Rhinocéros d'Eugène Ionesco en 1960 et de Oh les beaux jours de Samuel Beckett en 1963 avec Madeleine Renaud dans le rôle de Winnie[15]. En , la création des Paravents de Jean Genet, mis en scène par Roger Blin, est l'objet d'un énorme scandale en raison du regard critique que la pièce porte sur l'armée française dans le conflit algérien. La pièce est perturbée chaque soir par des militants d'extrême-droite[16],[17] et Malraux doit s'exprimer à l'Assemblée nationale pour s'opposer à l'interdiction de la pièce[18].
La salle accueille parallèlement les concerts du Domaine musical fondé par Pierre Boulez et les productions du théâtre des Nations durant la fermeture de leur salle, place du Châtelet. Le petit foyer est transformé quant à lui en « Petit-Odéon », sorte de « laboratoire » et inauguré en avec deux pièces de Nathalie Sarraute, Le Silence et Le Mensonge.
Les prises de position des Renaud-Barrault lors des événements de , ouvrant notamment le théâtre aux étudiants qui l'occupent pendant plus d'un mois, leur valent la rancœur de Malraux qui pousse Barrault à la démission au mois d'août suivant.
La troupe s'installe brièvement à l'Élysée-Montmartre, le temps de monter deux spectacles musicaux : Rabelais sur une musique de Michel Polnareff en 1968 et Jarry sur la butte sur une musique de Michel Legrand en 1970. Le lieu est encore à cette époque une salle de catch et c'est un ring qui fait office de scène[19],[20].
Le Théâtre Récamier dans le 7e arrondissement de Paris accueille de 1970 à 1974 la compagnie, qui y joue des pièces de Samuel Beckett, Jean Genet et Roland Dubillard. La version française de Harold et Maude de Colin Higgins dans une adaptation de Jean-Claude Carrière, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Maude, créée aux Entrepôts Lainé à Bordeaux dans le cadre d'Octobre à Bordeaux, y est présentée en 1973.
En 1972, les Renaud-Barrault obtiennent également la permission d'utiliser la gare d'Orsay, désaffectée depuis les années 1950 et dans les sous-sols de laquelle Barrault fait édifier une structure démontable en bois, le théâtre d'Orsay. Y sont montées notamment en 1972 la quatrième journée du Soulier de satin de Paul Claudel, Sous le vent des îles Baléares, en création mondiale, et en 1979 l'intégrale du Soulier de satin du même dramaturge qui est distinguée en 1980 par le Grand prix du théâtre du Syndicat de la critique récompensant le meilleur spectacle de l'année[21], Ainsi parlait Zarathoustra d'après Friedrich Nietzsche ou encore Zadig d'après Voltaire.
Lorsque la décision est prise de transformer la gare en musée en 1981, la troupe se transporte au Palais de glace, un des panoramas édifiés sous le Second Empire sur les Champs-Élysées[22],[23],[24]. La structure en bois du théâtre d'Orsay y est remontée[25]. Le lieu devient le Théâtre du Rond-Point (en raison de sa proximité avec le rond-point des Champs-Élysées) et rapidement surnommé « théâtre Renaud-Barrault ». Inauguré en avec un spectacle de Jean-Louis Barrault, L'Amour de l'amour sur des textes d'Apulée, La Fontaine et Molière[26], il est dirigé par la compagnie jusqu'en 1991, date à laquelle le couple prend sa retraite et la troupe est dissoute.
Spectacles hors Paris
La troupe se produit également dans d'autres théâtres en France,, notamment au théâtre des Célestins à Lyon (parfois avec une distribution différente comme dans Pour Lucrèce de Jean Giraudoux en [27]) :
- 1946 : Le Cocu magnifique, farce de Fernand Crommelynck, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue Bruno, Madeleine Renaud joue Stella[28].
- 1950 : L’Impromptu de Marigny, spectacle comprenant un récital poétique (Les Poèmes que nous aimons dits par Madeleine Renaud, Jean-Louis Barrault et André Brunot), le second acte de Boubouroche de Georges Courteline (avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Adèle, Jean-Louis Barrault dans celui d'André et André Brunot dans celui de Boubouroche) et Le Mime du cavalier par Barrault[29],[30].
- 1956 : Histoire de Vasco de Georges Schehadé, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue César[31] ; la pièce est présentée en au Festival international de Baalbek au Liban[32], et sera reprise en 1957 au Théâtre Sarah-Bernhardt à Paris[33].
Plusieurs des pièces créées à Paris sont régulièrement reprises aux Célestins.
La compagnie Renaud-Barrault a également créé plusieurs pièces dans des festivals ou des théâtres hors de Paris, puis les a reprises dans le théâtre parisien qui l'accueillait. Le Livre de Christophe Colomb de Paul Claudel est créé par Jean-Louis Barrault le au Festival de musique "Mai musical" de la ville de Bordeaux, puis repris à partir d'octobre à Marigny ; il sera également repris en 1975 au Théâtre d'Orsay. C'est aussi le cas pour l'Orestie d'après Eschyle, avec une musique de scène de Pierre Boulez, créée le au Grand-Théâtre de Bordeaux, dans le cadre de ce même festival, et reprise le au Théâtre Marigny. En 1972, Sous le vent des îles Baléares, 4e journée du Soulier de satin de Paul Claudel, mise en scène par Jean-Pierre Granval, est créée aux Rencontres internationales claudéliennes de Brangues dans l'Isère[34], puis reprise au Théâtre d'Orsay la même année. Jean-Pierre Granval crée en 1983 au théâtre de La Criée à Marseille les Lettres d’une mère à son fils de Marcel Jouhandeau, spectacle repris au Théâtre du Rond-Point. D'autres pièces sont créées en coproduction : ainsi en 1984 la pièce Les apparences sont trompeuses de Thomas Bernhard est coproduite avec la Comédie de Saint-Étienne (où elle est créée le ) et La Rose des vents de Villeneuve-d'Ascq, avant d'être présentée au Rond-Point.
Tournées internationales

La compagnie Renaud-Barrault effectue à plusieurs reprises des tournées à l'étranger :
- au Amérique du Sud en 1950[35] ;
- en Italie, en 1952 où elle joue les Fausses Confidences de Marivaux, Les Fourberies de Scapin de Molière, Occupe-toi d'Amélie de Feydeau et La Répétition ou l'Amour puni d'Anouilh[36] ; en , la compagnie joue à la Biennale de Venise[37] ;
- aux États-Unis et au Canada en 1952[38],[39],[40]. Jean-Louis Barrault met en scène la comédie de Georges Feydeau Occupe-toi d'Amélie, jouée du au au Ziegfeld Theatre de Broadway à New York, avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Amélie[41],[42] ;
- en Amérique du Sud en 1954[43] : la troupe joue à Sao Paulo Le Livre de Christophe Colomb de Paul Claudel[44], ainsi que La Cerisaie d'Anton Tchekhov et Le Cocu magnifique de Fernand Crommelynck à Rio de Janeiro[45], Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée d'Alfred de Musset, mise en scène par Pierre Bertin, à Santiago du Chili[46].
- en Amérique du Sud d'avril à [47],[48] puis en où sont jouées notamment Les précieuses ridicules de Molière mises en scène par Jean-Pierre Granval.
La compagnie effecture deux tournées en Grande-Bretagne en 1956[51] et en 1969, du au : Rabelais est joué au Théâtre Old Vic[52], Madeleine Renaud joue au Royal Court Theatre L'Amante anglaise de Marguerite Duras mise en scène par Claude Régy et Oh! les beaux jours de Samuel Beckett.
Le fonds Renaud-Barrault à la Bibliothèque nationale de France
En , une vente aux enchères des archives de la compagnie est organisée au Théâtre Marigny[53]. Une grande partie est préemptée par la Bibliothèque nationale de France[54],[55],. L'ensemble ainsi acquis est conservé au Département des Arts du spectacle[56].
Répertoire
Théâtre Marigny (1946-1956)
- 1946
- octobre :
- Hamlet de William Shakespeare, traduction d'André Gide, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle d'Hamlet, costumes d'André Masson, musique de scène d'Arthur Honegger aux ondes Martenot jouée par Pierre Boulez[57],[5] et Maurice Jarre ; reprise en 1962 et 1964-1965 au Théâtre de l'Odéon, ainsi qu'en 1963 au Nouveau Théâtre de Limoges[58].
- Les Fausses Confidences de Marivaux, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Dubois, musique de scène de Joseph Kosma, décors et costumes de Maurice Brianchon, avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Araminte[59] ; reprise en 1947 au Théâtre des Célestins à Lyon[60].
- Baptiste, comédie-ballet de Jacques Prévert d'après le film Les Enfants du paradis de Marcel Carné et le thème Chand d'habits de Cot d'Ordan (création), mise en scène et chorégraphie de Jean-Louis Barrault, musique de scène de Joseph Kosma, décors d'Antoine Mayo, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la Statue[61] ; reprise en 1947 au théâtre des Célestins à Lyon[62].
- décembre
- Les Nuits de la colère d’Armand Salacrou (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Jean, décors de Félix Labisse, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Pierrette[63].
- octobre :
- 1947 :
- octobre : Le Procès d'après Franz Kafka, adaptation de Jean-Louis Barrault et André Gide (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue Joseph K., musique de scène de Joseph Kosma et Pierre Boulez, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Léni[64],[65].
- décembre :
- Amphitryon de Molière, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de scène de Francis Poulenc, avec Madeleine Renaud dans le rôle de La Nuit[66] ; reprise au Théâtre de l'Odéon en 1960-1961[67].
- La Fontaine de jouvence, pantomime de Boris Kochno, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Philémon, musique de scène de Georges Auric jouée par Pierre Boulez, décors et costumes de Christian Bérard, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Baucis.
- 1948[68] :
- mars : Occupe-toi d'Amélie de Georges Feydeau, mise en scène de Jean-Louis Barrault, décors de Félix Labisse, costumes de Jean-Denis Malclès, avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Amélie[69] ; reprise au Théâtre des Célestins à Lyon en 1953[70].
- octobre : L'État de siège, pièce d'Albert Camus (création) écrite en collaboration avec Jean-Louis Barrault qui signe la mise en scène et joue le rôle de Diego, décors et costumes de Balthus, musique de scène d'Arthur Honegger, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la secrétaire[71] ; la pièce ne connaît que 23 représentations : Camus écrit avec humour dans la préface à l'édition américaine de Caligula & three others plays (1958) que le spectacle « obtint sans effort l'unanimité de la critique. Certainement, il y a eu peu de pièces qui aient bénéficié d'un éreintement aussi complet »[72].
- décembre : Partage de midi de Paul Claudel (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Mesa, décors de Félix Labisse, costumes de Christian Bérard[73] ; puis Théâtre des Célestins à Lyon les 23 et .
- 1949 :
- février :
- La Seconde Surprise de l'amour de Marivaux, mise en scène de Jean-Louis Barrault, décors et costumes de Maurice Brianchon, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la Marquise.
- Les Fourberies de Scapin de Molière, mise en scène de Louis Jouvet, musique de scène de Henri Sauguet, scénographie et costumes de Christian Bérard, avec Jean-Louis Barrault dans le rôle de Scapin ; reprise au Théâtre des Célestins à Lyon en 1950.
- novembre : Élisabeth d'Angleterre, comédie dramatique en 3 actes de Ferdinand Bruckner, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Philippe II, musique de scène d'Elsa Barraine, décors et costumes de Lucien Coutaud, avec Madeleine Renaud dans le rôle-titre[74].
- décembre : Le Bossu d'après le roman homonyme de Paul Féval et Auguste Anicet-Bourgeois, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle du Régent, musique de scène de Georges Auric, scénographie de Félix Labisse.
- février :
- 1950 :
- mars :
- Malborough s'en va t-en-guerre de Marcel Achard, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Malborough, musique de scène de Georges Auric jouée par Pierre Boulez, scénographie de Jean-Denis Malclès, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Sarah Jennings, duchesse de Malborough[75].
- L’Impromptu de Marigny, « gala exceptionnel » comprenant un récital poétique, Les Poèmes que nous aimons (dits par Madeleine Renaud, Jean-Louis Barrault et André Brunot), le second acte de Boubouroche de Georges Courteline (avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Adèle, Jean-Louis Barrault dans celui d'André et André Brunot dans celui de Boubouroche) et Le Mime du cavalier par Jean-Louis Barrault, Théâtre des Célestins, Lyon[76],[30].
- octobre : La Répétition ou l'Amour puni, comédie en 5 actes de Jean Anouilh (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le comte Tigre, scénographie de Jean-Denis Malclès, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la comtesse Éliane[77] ; reprise en 1951-1952 au Théâtre des Célestins à Lyon.
- décembre : Malatesta de Henry de Montherlant (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle-titre, avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Isotta de Rimini[78].
- mars :
- 1951 :
- avril : Œdipe d'André Gide, mise en scène de Jean Vilar qui joue le rôle-titre, décor et costumes de Léon Gischia ; au même programme : Maguelone, de Maurice Clavel[79].
- novembre : Lazare d'André Obey (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault, qui joue le rôle-titre, décors et costumes de Félix Labisse, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Marthe[80].
- décembre :
- L'Échange, pièce en 3 actes de Paul Claudel, seconde version écrite pour la compagnie, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Louis Laine, scénographie de Georges Wakhévitch, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Marthe.
- On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de scène d'Arthur Honegger.
- Bacchus, tragédie en 3 actes de Jean Cocteau (création), mise en scène de Jean Cocteau et Jean-Louis Barrault, scénographie de Jean Cocteau.
- 1953 :
- Egmont de Johann Wolfgang von Goethe, mise en scène de Raymond Hermantier, musique de scène de Georges Delerue.
- Pour Lucrèce, pièce en 3 actes de Jean Giraudoux (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle du procureur impérial Lionel Blanchard, costumes de Christian Dior, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Lucile Blanchard
- reprise en 1955 au Théâtre des Célestins à Lyon avec une distribution différente[27].
- Le Livre de Christophe Colomb de Paul Claudel, nouvelle version pour la musique de scène de Darius Milhaud, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle du Christophe Colomb du drame, scénographie de Max Ingrand, avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Isabelle la Catholique ; la pièce est créée le au Festival de la ville de Bordeaux, puis reprise à partir d'octobre à Marigny.
- 1954 :
- La Soirée des proverbes de Georges Schehadé, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de Maurice Ohana jouée par Pierre Boulez[81], décors de Félix Labisse, costumes de Marie-Hélène Dasté[82],[83].
- La Cerisaie d'Anton Tchekhov, traduction de Georges Neveux, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Trofimov, décors et costumes de Georges Wakhévitch, arrangement musical par Pierre Boulez de la valse de l'Album pour enfants de Tchaïkovski[81], avec Madeleine Renaud dans le rôle de madame Ranievski
- La pièce est créée à Rio de Janeiro lors de la tournée de la compagnie en Amérique du Sud[45], puis reprise à Paris au Théâtre Marigny le , au Théâtre des Célestins à Lyon en [84], au Théâtre de l'Odéon en 1960 et en 1963[85].
- Irène innocente, pièce de Ugo Betti, adaptation par Maurice Clavel de Lotta sino all'alba, mise en scène de Jean-Pierre Granval, décors et costumes de Félix Labisse, Théâtre Marigny, Paris[86],[87].
- Le Cocu magnifique de Fernand Crommelynck, mise en scène de Jean-Louis Barrault, Théâtre Saint-Paul, Rio de Janeiro, lors de la tournée de la compagnie en Amérique du Sud.
- Le Misanthrope de Molière, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue Alceste, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Célimène ; pièce créée lors de la tournée de la compagnie en Amérique du Sud[45] ; reprise au Théâtre des Célestins à Lyon en [88].
- Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, comédie d'Alfred de Musset, mise en scène de Pierre Bertin
- création à Santiago du Chili le lors de la tournée de la compagnie en Amérique du Sud, reprise au Théâtre Marigny en 1955, avec Simone Valère et Jean Desailly[46].
- 1955 :
- Bérénice de Jean Racine, mise en scène de Jean-Louis Barrault, décors et costumes de Leonor Fini[89],[90].
- Volpone de Ben Jonson, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de scène de Georges Auric jouée par Pierre Boulez[81].
- Intermezzo de Jean Giraudoux, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle du Spectre, musique de scène de Francis Poulenc, décors et costumes de Maurice Brianchon.
- L'Orestie d'après Eschyle, adaptation d'André Obey, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de scène de Pierre Boulez[91]
- créée le au Grand-Théâtre de Bordeaux, dans le cadre du Festival de musique Mai musical de Bordeaux[92].
- reprise le au Théâtre Marigny[92].
- Le Chien du jardinier de Georges Neveux d'après la comédie de Lope de Vega, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Théodore, scénographie de Jean-Denis Malclès, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Diane de Belflor[93] ; reprise au Théâtre des Célestins à Lyon en 1956[94].
- Les Suites d'une course, mimo-farce en 7 tableaux de Jules Supervielle, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Baptiste et de Baptiste le cheval, musique de scène d'Henri Sauguet, décors et costumes de Jacques Dupont[95].
- 1956 : Le Personnage combattant ou Fortissimo de Jean Vauthier (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault et Roger Blin, décors de Félix Labisse.
Théâtre Sarah-Bernhardt (1957)
- Histoire de Vasco de Georges Schehadé, mise en scène de Jean-Louis Barrault (reprise).
- Le Château d'après le roman Franz Kafka dans la version de Max Brod, adaptation en français de Pol Quentin, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue Joseph K.[96],[97].
- Madame Sans-Gêne de Victorien Sardou et Émile Moreau, mise en scène de Pierre Dux, scénographie de Georges Wakhévitch, avec Madeleine Renaud dans le rôle-titre et Jean-Louis Barrault dans celui de Fouché[98].
Théâtre du Palais-Royal (1958-1959)
- 1958 :
- La Vie parisienne de Jacques Offenbach, Henri Meilhac et Ludovic Halévy, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle du Brésilien, scénographie de Jean-Denis Malclès, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la Baronne[10],[12],[99].
- Le Soulier de satin de Paul Claudel, musique d'Arthur Honegger dirigée par Pierre Boulez[100], scénographie et costumes de Lucien Coutaud, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le père jésuite et Don Rodrigue, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la Lune[101].
- 1959 :
- La Petite Molière de Jean Anouilh, création au Grand théâtre de Bordeaux dans le cadre du Mai musical, reprise à L'Odéon, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Molière, scénographie de Jacques Noël, musique de Jean-Michel Damase, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Madeleine Béjart[102],[103].
- Le Tir Clara de Jean-Louis Roncoroni, mise en scène de Jean-Louis Barrault, scénographie de Jacques Noël, musique de Joseph Kosma.
Odéon-Théâtre de France (1959-1968)
- 1959 :
- Tête d'or, drame de Paul Claudel (création de la pièce écrite en 1894), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle du Roi, scénographie d'André Masson, musique d'Arthur Honegger adaptée pour la scène par Pierre Boulez[104], avec Alain Cuny et Laurent Terzieff.
- reprise de la pièce de Marivaux Les Fausses Confidences et de Baptiste, ballet de Jacques Prévert, créés en 1946 au Théâtre Marigny[105].
- 1960 :
- Rhinocéros d'Eugène Ionesco (création en France), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Bérenger, scénographie de Jacques Noël, musique de Michel Philippot[106],[107].
- Jules César de William Shakespeare, traduction française d'Yves Bonnefoy, décors de Balthus, costumes de Marie-Hélène Dasté, musique de Maurice Le Roux, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Cassius[108].
- 1961 :
- Le Procès d'André Gide et Jean-Louis Barrault d'après le roman homonyme de Franz Kafka, mise en scène de Jean-Louis Barrault - reprise du spectacle de 1947[109].
- Judith de Jean Giraudoux, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de Darius Milhaud, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Sarah[110].
- Le Marchand de Venise de William Shakespeare, mise en scène de Marguerite Jamois, décors et costumes de Georges Douking ; Daniel Sorano qui joue le rôle de Shylock[111] meurt le : il est remplacé par Jean-Louis Barrault pour les deux représentations au Théâtre romain de Fourvière dans le cadre du Festival de Lyon-Charbonnières en et pour la reprise en 1963 à l'Odéon.
- Guerre et poésie, poèmes du Moyen-Age au XXe siècle choisis par Henri Pichette, mise en scène de Jean-Louis Barrault, décors de James Pichette, avec Jean Desailly, Jacques Dacqmine, Jean Négroni, Gabriel Cattand[112].
- Les Précieuses ridicules de Molière, mise en scène de Jean-Pierre Granval.
- Le Voyage de Georges Schehadé, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Diego, décors et costumes de Jean-Denis Malclès[113]..
- Mais n'te promène donc pas toute nue ! de Georges Feydeau, mise en scène de Jean-Louis Barrault, scénographie de Félix Labisse, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Clarisse Ventroux[114].
- Le Viol de Lucrèce d'André Obey d'après William Shakespeare, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Tarquin, costumes d'André Barsacq, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la Récitante.
- 1962 :
- Un otage, pièce de Brendan Behan (création), adaptation française de Jean Paris et Jacqueline Sundstrom, mise en scène de Georges Wilson, chorégraphie d'Ursula Kübler, musique de Georges Delerue, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Miss Gilchrist[115].
- La Vie parisienne de Jacques Offenbach, Henri Meilhac et Ludovic Halévy, mise en scène de Jean-Louis Barrault (reprises jusqu'en 1966).
- Andromaque de Jean Racine, mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- La nuit a sa clarté, pièce en 3 actes de Christopher Fry, texte français de Philippe de Rothschild, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue en alternance le rôle de Belmann, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la comtesse Rosemarine Ostenburg.
- La Révélation de René-Jean Clot, mise en scène de Jean-Louis Barrault, scénographie de Félix Labisse, costumes de Marie-Hélène Dasté, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la mère supérieure.
- La Double Inconstance de Marivaux, mise en scène de Charles Gantillon.
- L'Orestie d'après Eschyle, adaptation d'André Obey, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de scène de Pierre Boulez - reprise du spectacle de 1955[116].
- 1963 :
- Oh les beaux jours de Samuel Beckett, version en français par l'auteur (création française), mise en scène de Roger Blin, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Winnie et Jean-Louis Barrault dans celui de Willie : la pièce est jouée en septembre à la Biennale de Venise au Teatro del Ridotto, puis reprise en octobre à l'Odéon.
- Tricoche et Cacolet, comédie de Ludovic Halévy et Henri Meilhac, mise en scène de Jacques Charon[117].
- Le Soulier de satin de Paul Claudel, mise en scène de Jean-Louis Barrault (qui joue le rôle de l'Annoncier) assisté de Jean-Pierre Granval, scénographie et costumes de Lucien Coutaud, musique d'Arthur Honegger, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la Lune.
- Divines Paroles de Ramón María del Valle-Inclán, adaptation française de Robert Marrast, décors et costumes d'André Acquart, mise en scène de Roger Blin qui joue le rôle de Pedro Gailo, avec Jean-Louis Barrault dans le rôle de Lucero, alias Septimo Miaou[118].
- Le Piéton de l'air, pièce en 1 acte d'Eugène Ionesco (création française), mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Bérenger, musique de Georges Delerue, scénographie et costumes de Jacques Noël, avec Madeleine Renaud dans le rôle de madame Bérenger.
- 1964 :
- Il faut passer par les nuages de François Billetdoux (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Claire Verduret-Balade (ses robes sont créées par Yves Saint Laurent[119]).
- Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, mise en scène de Jean-Louis Barrault, costumes de Yves Saint Laurent.
- Hommes et Pierres de Jean-Pierre Faye, mise en scène de Roger Blin.
- 1965 :
- Le Siège de Numance, tragédie de Miguel de Cervantes, adaptation de Jean Cau, musique de José Berghmans, mise en scène de Jean-Louis Barrault, chorégraphie d'Isaac Alvarez, décors et costumes d'André Masson, musique de José Berghmans, en juillet-août au Théâtre antique d'Orange, lors des chorégies d'Orange[120] ; reprise le à l'Odéon[121].
- Des journées entières dans les arbres de Marguerite Duras (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de Carlos d'Alessio, décors de Joe Downing, costumes d'Yves Saint Laurent, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la mère[122] ; reprise en 1975 au Théâtre d'Orsay, puis dans une tournée en France, et jouée en français du 6 au à l'Ambassador Theatre, Broadway, à New York lors d'une tournée américaine[123].
- L'Amérique, pièce de Max Brod d'après le roman de Franz Kafka, mise en scène d'Antoine Bourseiller, décors de Félix Labisse, costumes de Marie-Hélène Dasté[124],[125].
- 1966 :
- Les Paravents de Jean Genet (création), mise en scène de Roger Blin, scénographie et costumes d'André Acquart, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Warda et Jean-Louis Barrault dans celui de Si Slimane[17].
- Henri VI de William Shakespeare, mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- Ruzzante, retour de la guerre de Ruzzante, mise en scène Jean-Louis Barrault.
- Comment va le monde, môssieu ? Il tourne, môssieu de François Billetdoux (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- Spectacle Beckett-Ionesco-Pinget composé de :
- Comédie et Va et vient (avec Madeleine Renaud) de Samuel Beckett, mise en scène de Jean-Marie Serreau ;
- La Lacune (création) (avec Madeleine Renaud dans le rôle de la femme) et Délire à deux d'Eugène Ionesco, mise en scène de Jean-Louis Barrault, scénographie de Jacques Noël ;
- L'hypothèse de Robert Pinget, mise en scène de Pierre Chabert.
- 1967 :
- La Tentation de saint Antoine de Gustave Flaubert (création), adaptation de la version de 1874, mise en scène et chorégraphie de Maurice Béjart, décors d'André Wogensky et Marta Pan, costumes de Germinal Casado, avec Jean-Louis Barrault dans le rôle de saint Antoine et Madeleine Renaud dans celui de la déesse Isis[126],[127].
- Le Jeu des rôles de Luigi Pirandello, mise en scène de Giorgio De Lullo.
- Délicate Balance d'Edward Albee, mise en scène de Jean-Louis Barrault, costumes d'Yves Saint Laurent, avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Agnès.
- Saint-Exupéry, spectacle composé d'extraits d'œuvres d'Antoine de Saint-Exupéry, mise en scène de Jean-Louis Barrault : créé à Montréal lors de l'Exposition universelle de 1967, avec des comédiens de la compagnie et des comédiens canadiens, repris au Théâtre de l'Odéon à partir du [128].
- Médée de Sénèque, mise en scène de Jorge Lavelli[129].
- Le Mensonge et Le Silence, deux pièces de Nathalie Sarraute (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault, avec Madeleine Renaud[130],[131].
- Jeu d'enfant et Spectacle de Carol Bernstein, mise en scène de Laurent Terzieff.
- 1968 :
- Drôle de baraque, comédie dramatique d'Adrienne Kennedy (anglais : Funnyhouse of a negro), adaptation d'Augy Hayter, mise en scène de Jean-Marie Serreau.
- Chicago, comédie dramatique de Sam Shepard, adaptation en français de Céline Zins, scénographie de Matias, mise en scène de Jean-Pierre Granval qui joue le rôle de John[132].
Élysée-Montmartre (1968-1970)
- 1968 : Rabelais, jeu dramatique et musical tiré de l'oeuvre de Rabelais, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de Michel Polnareff et Jean Claudric[133],[134].
- 1970 : Jarry sur la butte, spectacle musical d'après Alfred Jarry, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le meneur de jeu, musique de Michel Legrand[135].
Théâtre Récamier (1970-1974)
- 1970 :
- En attendant Godot de Samuel Beckett, mise en scène de Roger Blin[136].
- La Mère de Stanisław Ignacy Witkiewicz (première création en France d'une pièce de cet auteur), adaptation de Marguerite Duras, Koukou Chanska et François Marié, mise en scène de Claude Régy, avec Madeleine Renaud dans le rôle titre[137].
- Haute Surveillance, pièce de Jean Genet, mise en scène d'Alexandre Arcady (rôle de Maurice), avec Paul Barge (Lefranc) et Bernard Rousselet (Yeux verts)[138],[139].
- Actes sans paroles de Samuel Beckett, mise en scène de Deryk Mendel.
- La Dernière Bande de Samuel Beckett, mise en scène de l'auteur.
- 1971 :
- Le Personnage combattant ou Fortissimo de Jean Vauthier (reprise), mise en scène de Jean-Louis Barrault, décors de Félix Labisse.
- La nuit des assassins de José Triana, adaptation en français de Carlos Semprún Maura, mise en scène de Roger Blin, avec Michèle Moretti, Hermine Karagheuz, Francis Huster[140].
- 1972 : … Où boivent les vaches, tragi-comédie de Roland Dubillard (création), mise en scène de Roger Blin, dans le cadre du premier Festival d'automne à Paris, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la mère[141].
- 1973[142] :
- Harold et Maude de Colin Higgins, adaptation française de Jean-Claude Carrière (création française), mise en scène de Jean-Louis Barrault, scénographie d'Agostino Pace, costumes de Pierre Cardin, avec Madeleine Renaud dans le rôle de Maude : création aux Entrepôts Lainé, Bordeaux, dans le cadre d'Octobre à Bordeaux ; reprise au Théâtre Récamier ; reprise au Théâtre des Célestins à Lyon en 1975.
- La Vie offerte, pièce écrite et jouée par Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault : création aux Entrepôts Lainé, Bordeaux, dans le cadre d'Octobre à Bordeaux ; reprise au Théâtre Récamier.
- 1974 : Le Suicidaire, pièce de Nikolaï Erdman, texte français de Maya Minoustchine (création française), mise en scène de Jean-Pierre Granval, musique de Serge Franklin[143].
Théâtre d'Orsay (1972-1981)
- 1972 : Sous le vent des îles Baléares, (4e journée du Soulier de satin) de Paul Claudel, adaptation et mise en scène de Jean-Pierre Granval, scénographie et costumes de Lucien Coutaud, avec Jean-Louis Barrault dans le rôle de don Rodrigue et Madeleine Renaud dans celui de la Lune - création aux Rencontres internationales claudéliennes de Brangues dans l'Isère[144], puis reprise à Orsay[145],[146].
- 1974 :
- Isabella Morra, drame d'André Pieyre de Mandiargues consacré à la poétesse italienne de la Renaissance Isabella di Morra, mise en scène de Jean-Louis Barrault[147],[148].
- Ainsi parlait Zarathoustra d'après le poème philosophique de Friedrich Nietzsche, traduction de Georges-Arthur Goldschmidt, mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de scène de Pierre Boulez[149],[150].
- Les Émigrés de Sławomir Mrożek, adaptation de Gabriel Mérétik, mise en scène de Roger Blin.
- 1975 :
- Pas moi [anglais : Not I], texte et mise en scène de Samuel Beckett, avec Madeleine Renaud.
- Le Livre de Christophe Colomb de Paul Claudel, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle de Christophe Colomb de la légende, musique de Darius Milhaud, costumes de Marie-Hélène Dasté, avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Isabelle la catholique.
- Les Nuits de Paris d'après Les Nuits de Paris, ou le Spectateur-nocturne de Restif de la Bretonne, adaptation de Jean-Claude Carrière, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue M. Nicolas, scénographie de Ghislain Uhry, musique de Serge Franklin[151].
- 1976 :
- Portrait de Dora d'Hélène Cixous, mise en scène de Simone Benmussa.
- Madame de Sade, pièce de Yukio Mishima (création française), adaptation française d'André Pieyre de Mandiargues, mise en scène de Jean-Pierre Granval, costumes de Ghislain Uhry[152].
- 1977 :
- Le Nouveau Monde d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam, mise en scène de Jean-Louis Barrault, décors et costumes d'Agostino Pace, musique de Serge Franklin.
- Les Libertés de La Fontaine d'après Jean de La Fontaine, mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- L'Éden Cinéma, pièce de Marguerite Duras d'après son roman Barrage contre le Pacifique (création), mise en scène de Claude Régy, avec Madeleine Renaud dans le rôle de la mère[153].
- 1978 :
- Pas [Footfalls], texte et mise en scène de Samuel Beckett, avec Madeleine Renaud et Delphine Seyrig[154].
- Zadig d'après Voltaire, adaptation de Georges Coulonges, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue l'ermite, costumes d'Agostino Pace, musique de Serge Franklin[155],[156].
- 1979 :
- Diderot à corps perdu d'après Denis Diderot, mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- Le Cheval de Léon Tolstoï, mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- Wings d'Arthur Kopit (création française), traduction de Matthieu Galey, mise en scène de Claude Régy, avec Madeleine Renaud.
- Le Langage du corps de et avec Jean-Louis Barrault.
- 1980 :
- reprise de Harold et Maude de Colin Higgins, adaptation de Jean-Claude Carrière, mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- Le Soulier de satin de Paul Claudel (création de l'intégrale de la pièce), mise en scène de Jean-Louis Barrault et Jean-Pierre Granval, décors et costumes de Lucien Coutaud, avec Jean-Louis Barrault (dans le rôle de l’annoncier, d'un machiniste, d'un porte-épave et d'un poisson) et Madeleine Renaud dans le rôle de Doña Honoria[157].
Théâtre du Rond-Point (1981-1991)
- 1981[158] :
- L'Amour de l'amour, texte et mise en scène de Jean-Louis Barrault sur des textes d'Apulée, La Fontaine et Molière[26].
- La Mort d'Ivan Ilitch, adaptation et mise en scène de Simone Benmussa d'après la nouvelle de Léon Tolstoï.
- Nos merveilleux amis, pièce en 2 actes de Kōbō Abe, traduction de Pol Quentin, mise en scène de Jean-Pierre Granval, décors d'Agostino Pace.
- 1982 :
- Virginia, pièce d'Edna O'Brien d'après des textes de Virginia Woolf (création française), adaptation de Guy Dumur, mise en scène de Simone Benmussa[159].
- L'Ambassade, pièce en 3 actes de Sławomir Mrożek (en co-production avec la Compagnie Laurent-Terzieff), traduction de Pascale de Boysson, Sławomir Mrożek et Laurent Terzieff, mise en scène de Laurent Terzieff, décors d'André Acquart[160].
- Dylan (en), pièce de Sidney Michaels (en) d'après la vie du poète gallois Dylan Thomas, traduction française de Pol Quentin, mise en scène de Jean-Pierre Granval, décors et costumes de Ghislain Uhry, spectacle créé à La Criée de Marseille puis repris au Théâtre du Rond-Point à Paris[161],[162].
- Antigone, toujours, pièce de Pierre Bourgeade d'après Antigonede Sophocle (création), mise en scène de Jean-Louis Barrault[163].
- Les Strauss de Georges Coulonges, mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- 1983 :
- avril : Les Exilés, pièce de James Joyce, adaptation française de Jean Dominique de la Rochefoucauld, mise en scène d'Andréas Voutsinás, décors d'Agostino Pace, costumes de Hector Pascual.
- Lettres d’une mère à son fils, texte de Marcel Jouhandeau d'après les lettres de sa mère Marie Jouhandeau, spectacle créé à La Criée de Marseille, mise en scène de Jean-Pierre Granval, avec Marcel Maréchal dans le rôle du fils et Madeleine Renaud dans la voix-off de la mère[164].
- L'Âme et la danse de Paul Valéry, musique de Jean-Pierre Drouet, mise en scène de Jean-Louis Barrault.
- Beckett 3, qui comprend Impromptu d'Ohio, Berceuse et Catastrophe de Samuel Beckett, mise en scène de Pierre Chabert, avec Jean-Louis Barrault dans le rôle de l'Entendeur.
- Savannah Bay de Marguerite Duras, mise en scène de l'autrice (création), qui a écrit le texte pour Madeleine Renaud (rôle de Madeleine), en jeu avec Bulle Ogier (rôle de la jeune femme)[165].
- 1984 :
- Angelo, tyran de Padoue de Victor Hugo, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle d'Orfeo, décor et costumes de Ghislain Uhry
- puis tournée : Centre d'action culturelle, Annecy ; Théâtre Sorano, Toulouse.
- Les apparences sont trompeuses, pièce en 2 actes de Thomas Bernhard (création française), traduction et adaptation d'Édith Darnaud et Daniel Benoin, mise en scène de Daniel Benoin - en coproduction avec la Comédie de Saint-Étienne où la pièce est créée le et La Rose des vents de Villeneuve-d'Ascq.
- Compagnie, d'après la nouvelle de Samuel Beckett, mise en scène de Pierre Chabert.
- Pense à l’Afrique d'après Think of Africa de Gordon Dryland, mise en scène de Jean-Pierre Granval, décor et costumes de Ghislain Uhry, avec Madeleine Renaud dans le rôle d'Amélia.
- Angelo, tyran de Padoue de Victor Hugo, mise en scène de Jean-Louis Barrault qui joue le rôle d'Orfeo, décor et costumes de Ghislain Uhry
- 1985 :
- Les Oiseaux d'Aristophane, adaptation de Pierre Bourgeade, , mise en scène de Jean-Louis Barrault, musique de Georges Auric, scénographie d'Agostino Pace, costumes de Jacques Schmidt et Emmanuel Peduzzi.
- Retour à Florence de Henry James, adaptation de Simone Benmussa et Jean Pavans d'après The Diary of a Man of Fifty, mise en scène de Simone Benmussa.
- Cinq nô modernes de Yukio Mishima, traduction de Marguerite Yourcenar et Jun Shiragi, mise en scène de Maurice Béjart[166].
- Le Cid de Pierre Corneille, mise en scène de Francis Huster qui joue le rôle-titre, avec Jean-Louis Barrault dans le rôle de don Fernand[167].
- L'Arbre des tropiques d'après Yukio Mishima, adaptation d'André Pieyre de Mandiargues, mise en scène de jean-Pierre Granval, décors et costumes de Ghislain Uhry[168].
- 1986 :
- Diderot et l'abbé Barthélémy d'après Denis Diderot, adaptation d'Antoine Duléry, costumes de Dominique Borg, mise en scène de Jacques Spiesser
- puis Théâtre Francine-Vasse à Nantes.
- Soleil de Henri Mitton, mise en scène de Jean-Pierre Granval, avec les voix off de Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault.
- Les Salons de Claude Arnaud et Bernard Minoret d'après des textes d'auteurs du XVIIIe siècle, mise en scène de Jean-Pierre Granval, avec Madeleine Renaud dans le rôle de madame du Deffand[169]..
- Théâtre de foire, suite de saynètes d'après Jacques-Philippe d'Orneval et Alain-René Lesage, regroupant Arlequin, roi des ogres, La Forêt de Dodone et La Tête noire qui ont été jouées au Théâtre de la foire à Paris au XVIIIe siècle, mise en scène de Jean-Louis Barrault, décors et costumes de Ghislain Uhry.
- Le Bain de Diane d'après Pierre Klossowski, adaptation et chorégraphie de Valeria Magli, mise en scène de Simone Benmussa ; pièce créée dans le cadre du Festival d'automne à Paris.
- Les amours de Jacques le fataliste, adaptation et mise en scène de Francis Huster, d'après le roman de Denis Diderot, avec Francis Huster et Jacques Spiesser (reprise du spectacle créé par Huster au Théâtre de l'Atelier en 1970)[170].
- Diderot et l'abbé Barthélémy d'après Denis Diderot, adaptation d'Antoine Duléry, costumes de Dominique Borg, mise en scène de Jacques Spiesser
- 1987 :
- Mon Faust de Paul Valéry, mise en scène de Pierre Franck, décors d'Agostino Pace ; créé à l'Atelier théâtral à Louvain-la-Neuve en Belgique, puis reprise au Théâtre du Rond-Point.
- Richard de Gloucester, texte et mise en scène de Francis Huster d'après Richard III de William Shakespeare.
- La Salle d'attente de Catherine Muschamp, mise en scène de Jean-Pierre Granval, décors et costumes de Ghislain Uhry.
- Une soirée en Provence de Jean Tardieu, mise en scène de Gérard Lorin et Claude Aufaure.
- Dom Juan de Molière, mise en scène de Francis Huster qui joue le rôle de Sgnarelle[171].
- 1988 : Lettres d'une religieuse portugaise, adaptation et mise en scène de Philippe Ferran d'après le roman épistolaire Lettres portugaises de Gabriel de Guilleragues[172],[173].
- 1989 :
- mars : Lorenzaccio, pièce d'Alfred de Musset, mise en scène de Francis Huster qui joue le rôle de Lorenzaccio, costumes de Dominique Borg, musique de scène de Dominique Probst[174],[175] ; reprise en 1990 au festival Printemps des comédiens de Montpellier.
- octobre : Le Chemin solitaire (allemand : Der einsame Weg), drame d'Arthur Schnitzler, adaptation de Michel Butel, mise en scène de Luc Bondy, décors de Richard Peduzzi, avec Édith Scob, Laurent Grévill, Didier Flamand, André Dussollier, Didier Sandre ; Bulle Ogier, dans le cadre du Festival d'automne à Paris[176].
- Une partie de la troupe du Soulier de satin à l'Odéon en 1963, photographies de Roger Pic.
Expositions
- 14 - : Roger Pic : les grands rôles de la compagnie Renaud-Barrault, Musée Nicéphore-Niépce, Chalon-sur-Saône[177],[178]
- puis 1er - : Théâtre du Rond-Point, Paris ; - : Guéret.
- - : La Compagnie Renaud-Barrault : une évocation de 40 ans de théâtre à travers les costumes, Galerie-vitrine du Passage Colbert, Bibliothèque nationale de France, Paris[179].
- - : Renault-Barrault, Bibliothèque nationale de France, Paris[180],[181],[182].
- - : Les théâtres de Jean-Louis Barrault. Un périple parisien, Pavillon de l'Arsenal, Paris[183].
Collections
- Fonds Renaud-Barrault, Bibliothèque nationale de France, Département des Arts du spectacle[184].