Sebourg

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Sebourg
Sebourg
Panorama de Sebourg vu de la Belgique.
Blason de Sebourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Bruno Cellier
2020-2026
Code postal 59990
Code commune 59559
Démographie
Population
municipale
1 967 hab. (2023 en évolution de −0,1 % par rapport à 2017)
Densité 138 hab./km2
Population
unité urbaine
2 685 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 35″ nord, 3° 38′ 51″ est
Altitude Min. 35 m
Max. 102 m
Superficie 14,23 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Sebourg
(ville-centre)
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marly
Législatives Vingt-et-unième circonscription
Localisation
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Sebourg
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Sebourg
Liens
Site web https://www.sebourg.fr/

Sebourg [səbuʁ] est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. La commune est limitrophe avec la ville d'Honnelles en Belgique.

Localisation

La commune est traversée par l'Aunelle. Elle se situe à 60 kilomètres de Lille.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Aunelle et le ruisseau du Sart[1],[Carte 1].

L'Aunelle, d'une longueur de 27 km, prend sa source dans la commune de Locquignol et se jette dans l'Hogneau à la frontière franco-belge en face de Quiévrain et Hensies[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Sebourg.

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[3].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 770 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 1].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 2],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].

Urbanisme

Typologie

Au , Sebourg est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sebourg[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[17]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70 %), prairies (14,2 %), zones urbanisées (12,5 %), forêts (3,3 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Quartiers, hameaux, lieux-dits et écarts

  • Sebourquiaux, au Nord.
  • Le Triez au Sud-Est.
  • Le Tonvoy au Sud.
  • Le Talandier.

Voies de communications et transports

La commune est desservie par la ligne 131 du réseau urbain Transvilles et par la ligne 990 du réseau interurbain Arc-en-Ciel 4, ainsi que par la ligne 131 du réseau de bus valenciennois Transvilles, passant par Sebourg, Estreux, Saultain, Marly et Valenciennes.

Toponymie

  • Seburg en flamand[21].
  • Suburc (1111), Suwurch (1119), Sevorch (1142), Sevorc (1176), Seborgh (1219), Sebourch (1224), Seborkiel (1265), Sebourc (1265).

Histoire

Selon Pierre Leboucq et Jacques de Guise, Sebourg aurait été fondée par Brennus et les Sénons vers 360 av. J.-C. afin d'assiéger Bagacum (Bavay aujourd'hui). Cette théorie est réfutée par les historiens et semble faire partie des fondations légendaires de villes (comme celle de Rome ou de nombreuses cités grecques antiques)[22].

Au xiie siècle, la commune appartient au comte de Hainaut Baudoin IV. L'abbaye des Dames de Beaumont a déclaré posséder des biens dans le village en 1602[23].

À la suite d'un incendie (celui de la cellule de Druon) à la fin du XIIe siècle, l'église est reconstruite. Au fil des siècles, l'église Saint-Martin est remaniée pour lui donner son aspect actuel. Pendant la Première Guerre mondiale, le clocher de l'église est endommagé par un tir allemand[24]. L'église est classée au Monument historique depuis 1919.

Selon Pierre Leboucq, Sebourg était connue pour ses nombreuses fontaines aux fonctions curatives pour certaines. Ainsi la fontaine de Saint-Druon aurait soigné un des conseillers particuliers de Charles le Bel qui souffrait de « descente d'intestin »[25].

En 1676, en préparant le siège de Condé, Louis XIV campe à Sebourg[26].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1945 Charles Lengrand    
1945 1947 Edmond Panaville    
1947 1947 Charles Lengrand    
1947 1948 Henri Piette    
1948 1960 Éloi Lengrand    
1960 mars 1989 Philibert Dassonville    
mars 2001 Yvon Dehon    
Juillet 2020 Gérard Delmotte DVD puis MoDem  
en cours Bruno Cellier UDI  

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[28].

En 2023, la commune comptait 1 967 habitants[Note 6], en évolution de −0,1 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 2501 1561 3061 4411 6991 7071 7911 8141 756
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 7731 7751 7701 7681 8291 8121 6911 6451 532
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 5211 4631 3501 4201 4481 4261 3451 2961 447
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
1 3741 5251 5561 6611 7591 8131 8201 9391 969
2022 2023 - - - - - - -
1 9721 967-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,8 % la même année, alors qu'il est de 22,9 % au niveau départemental.

En 2020, la commune comptait 949 hommes pour 1 040 femmes, soit un taux de 52,29 % de femmes supérieur au taux départemental (51,79 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[31]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,1 
5 
75-89 ans
8,5 
16,4 
60-74 ans
15,8 
25,9 
45-59 ans
22,3 
18,5 
30-44 ans
17,6 
14,7 
15-29 ans
13,7 
19 
0-14 ans
21 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[32]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Enseignement

Elle dispose de deux écoles primaires (l'une publique, l'autre privée), d'un collège et d'une maison d'enfants.

Sports et loisirs

Le village de Sebourg dispose d'un complexe sportif comportant une salle omnisports, un terrain de basket extérieur et un terrain de football. Il est utilisé par le club de tennis, le club de badminton, le club de gymnastique fitness, le club de football, le club de karaté et les écoles de Sebourg.

En 2014, le village, qui représentait la région Nord-Pas-de-Calais, s'est classé 13e sur 22 lors de l'émission Le Village préféré des Français sur France 2.

Divers sentiers permettent de découvrir le village et son important patrimoine architectural et rural[33].

Medias

La commune est couverte par l'édition Valenciennes-Denain de La Voix du Nord et l'Observateur du Valenciennois.

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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