Vicq (Nord)

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Vicq
Vicq (Nord)
Église de Vicq.
Blason de Vicq
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Charles Dulion
2020-2026
Code postal 59970
Code commune 59613
Démographie
Gentilé Vicquelots, Vicquelottes[1]
Population
municipale
1 464 hab. (2023 en évolution de −1,88 % par rapport à 2017)
Densité 373 hab./km2
Population
unité urbaine
332 401 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 33″ nord, 3° 36′ 21″ est
Altitude Min. 15 m
Max. 23 m
Superficie 3,92 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Valenciennes (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marly
Législatives Vingt et unième circonscription
Localisation
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Vicq
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Vicq
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Vicq
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Vicq
Liens
Site web http://www.vicq.fr

Vicq est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Localisation

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la dérivation du canal de saint saulve et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].

La commune abritait autrefois un vaste marais, conjoint à celui de Fresne et d'Escaupont, dont il reste des reliques alimentées à la fois par la nappe et les eaux de surface[3], fortement boisées par des peupliers et saules qui en rabattent la nappe.

La toponymie et le cadastre[4] ont conservé la mémoire de ces zones humides.

Des graves de silex ont été découvertes dans le marais de Vicq[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Vicq[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[6].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 733 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 8 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[16]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[17].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[17].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[17].

Urbanisme

Typologie

Au , Vicq est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 4], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[19],[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[20]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,6 %), zones urbanisées (16,7 %), prairies (11,2 %), cultures permanentes (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,9 %), forêts (3,2 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports

La commune est desservie par la ligne 6 du réseau Transvilles.

Toponymie

Vy, Vi, Vicus[24], Vij, Vii, Wic, Wicq, selon des documents entre les XIVe et XVIIIe siècles[25]. La forme Vi proviendrait du latin vicus, signifiant bourg ou village.

Histoire

Des traces d'occupation préhistorique, gauloise et gallo-romaine sont nombreuses dans la région qui a ensuite été victime de nombreuses occupations, invasions, pillages, guerres et batailles, avec par exemple en 881, une expédition de Regnier au long col, comte de Hainaut qui tentait de s'opposer à un chef viking à Condé-sur-Escaut. Une bataille sanglante a eu lieu à la lisière des marais de Vicq, où le Comte du Hainaut fut défait et fait prisonnier[26],[27].

Avant la Révolution française, Vicq a donné son nom à une famille de la noblesse[28].

Bonaventure Éloy (1706-1791), chevalier, est seigneur de Vicq, en vertu de lettres de terrier obtenues du roi en mai 1758. Né à Soignies (Belgique), fils de Jacques-Macaire et de Marie-Isabelle Dutrieux, il exerce diverses fonctions d'importance. Avocat au conseil souverain du Brabant, il est naturalisé français par lettres données à Fontainebleau en octobre 1732. En 1733, il est conseiller à la cour du Parlement de Flandres, passe conseiller au conseil supérieur de Douai le , doyen du Parlement de Flandres en 1776, président de la noblesse du bailliage de Douai en 1789, où il participe aux réunions préparatoires aux États Généraux. Il meurt à Douai le , à 85 ans. Il épouse le Marie-Philippine-Joseph Bridoul (1709-1779). Baptisée à Douai le , elle est la fille de Jean-Hippolyte-Géry Bridoul, bourgeois de Douai, conseiller référendaire au Parlement de Flandres et de Marie-Françoise de Fontaine. Elle meurt à Douai le , à 69 ans[29]. Les abords du marais étaient autrefois desservis par une voie ferrée (déclassée[30]) qui reliait Blanc-Misseron à Saint-Amand-les-Eaux par Fresnes-sur-Escaut. Deux arrêts étaient proposés, rue de Crespin (ou de la gare) et rue Basse, avec barrière et passage à niveau. Une halte temporaire au niveau du marais existait lors des fêtes hippiques de Valenciennes célébrées dans le marais chaque année au mois d'août au XIXe siècle.

Le , le village s'est cru replongé au temps de la Seconde Guerre mondiale : pendant la nuit, un bombardier anglais en perdition percute un groupe de maisons ouvrières. L'accident fait quatre morts, une femme et deux enfants brulés vifs, et le pilote de l'avion. Celui-ci avait été volé à Portsmouth par un élève pilote de l'armée de l'air britannique, la Royal Air Force (RAF)[31].

Politique et administration

Liste des maires successifs[32],[33]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Jean Pierre Coquelet sans Cultivateur
1808 1814 Emmanuel Joseph Deleau sans Cultivateur-propriétaire
1814 1821 Benoit Richard sans Cultivateur
1821 1835 Pierre Antoine Mariage sans Cultivateur
1835 1839 Pierre Joseph Deleau sans Cultivateur
1839 1840 Pierre Joseph Roland sans Cultivateur, rue de Crespin
1840 1855 Nicolas Joseph Richard sans Cultivateur, rue du Marais
1855 1870 Verchain Pisson sans Cultivateur, rue du Marais
1870 1875 Louis Roland sans Cultivateur, rue de Crespin
1875 1878 Désiré Joseph Duplat sans Cultivateur, rue du Presbytère
1878 1881 Nicolas Richard sans  
1881 1891 Modeste Sizaire sans Cultivateur, rue de Fresnes
novembre 1891 mars 1893 Adolphe Carpentier sans Propriétaire, rue de Fresnes
avril 1893. septembre 1907 Eugène Duplat conservateur Cultivateur, rue de la Piette
novembre 1907 mai 1908 Pierre Joseph Collet sans Cultivateur, rue du Marais, adjoint faisant fonction, puis maire
mai 1908 novembre 1919 Louis Richard   Cultivateur, rue de la Gare
décembre 1919 décembre 1920 Robert Richard    
janvier 1921 1934 Louis Richard   Cultivateur, rue Nicolas Richard (rue de la Gare)
1934 1944 Alfred Coquelet   Employé, rue de Fresnes
1944 1950 Gaston Doye   Président de la délégation municipale en 1944, puis maire
1950 1982 Zéphirin Mariage   Commerçant, Doyen des maires du valenciennois
1982 mars 1990 Marcel Morchipont   Agriculteur, rue de Fresnes
mars 1990 janvier 1996 Jeanne Dochez   Première femme, maire de Vicq
en cours Jean-Charles Dulion   Plus jeune maire du valenciennois
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Instances religieuses

Vicq, sous le patronage de saint Nicolas, fait partie de la paroisse Sainte-Marie-Goretti du Hainaut qui regroupe 12 villages, dont le centre est à Onnaing, au sein du Doyenné des Marches du Hainaut (centre à Bruay-sur-Escaut), comportant également les 2 autres paroisses de Saint-Jacques en Val d'Escaut (centre à Bruay-sur-Escaut) et de Saint-François en Val d'Escaut (centre à Condé-sur-Escaut), du Diocèse de Cambrai.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[35].

En 2023, la commune comptait 1 464 habitants[Note 7], en évolution de −1,88 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
703796810852844890860812835
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
9069109039159158948659051 232
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 3321 3021 2261 3041 3371 2641 2391 3131 379
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
1 3881 3011 2191 1961 2531 2131 3121 4151 483
2019 2023 - - - - - - -
1 4641 464-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 722 hommes pour 756 femmes, soit un taux de 51,15 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ou +
0,4 
3,1 
75-89 ans
5,3 
15,7 
60-74 ans
15,5 
21,5 
45-59 ans
19,6 
20,3 
30-44 ans
21,1 
16,4 
15-29 ans
17,1 
22,9 
0-14 ans
21,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Autres lieux : le calvaire, la chapelle Sainte Rita.

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Notes et références

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