Aubry-du-Hainaut
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| Aubry-du-Hainaut | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Valenciennes | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole | ||||
| Maire Mandat |
Raymond Zingraff 2020-2026 |
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| Code postal | 59494 | ||||
| Code commune | 59027 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Aubrysiens, Aubrysiennes | ||||
| Population municipale |
1 705 hab. (2023 |
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| Densité | 395 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
332 401 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 22′ 15″ nord, 3° 27′ 42″ est | ||||
| Altitude | Min. 25 m Max. 48 m |
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| Superficie | 4,32 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Valenciennes (partie française) (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Valenciennes (partie française) (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aulnoy-lez-Valenciennes | ||||
| Législatives | Vingt et unième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Aubry-du-Hainaut est une commune française située dans la partie hennuyère du département du Nord, en région Hauts-de-France.
Géologie et relief
Aubry-du-Hainaut est située dans le Parc naturel régional Scarpe-Escaut[1].
L'altitude moyenne est de 37 m. Les communes limitrophes sont Raismes, Petite-Forêt, La Sentinelle et Hérin. La ville la plus proche est Valenciennes.
Les risques naturels de la commune sont les risques d'affaissement minier, engins de guerre, inondations, coulées de boue et mouvements de terrain.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Ferme Saint-Martin et le Courant Saint-Martin[2],[3],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[4].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 723 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 9,7 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 5 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[15].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[15].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[15].
Voie de communication et transport
La commune est desservie par la ligne corol du réseau Transvilles.
Urbanisme
Typologie
Au , Aubry-du-Hainaut est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 4], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[18]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,5 %), zones urbanisées (17,8 %), forêts (2,3 %), prairies (0,4 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Étymologiquement, Aubry viendrait du latin « albarum », qui signifie de l'aubier. Le premier habitant se serait installé au IXe siècle dans la forêt, attirant ensuite l'installation d'autres maisons. Le lieu-dit Aubry a été cédé par la suite par le comte du Hainaut aux Prémontrés.
En 1158, Aubry prit le nom d'Albriu.
En 1244, Aubri devenu paroisse, s'appela tour à tour Obry, Obries et Albry.
Le Conseil Municipal a modifié le nom en juin 1962 en Aubry-lez-Valenciennes. L'ajout « du Hainaut » a été effectué le pour éviter la confusion avec la commune d'Auby.
Les femmes originaires d'Aubry-du-Hainaut sont appelées Mazingues ou mésanges, en raison de leur réputation de commérage[22].
Histoire
Un ancien parchemin du indique notamment le nom du maire de l'époque qui était Jacquemart Broyart.
Au XVIe siècle, la seigneurie d'Aubry était la propriété de la maison de Thiant, ce qui explique la ressemblance entre les blasons d'Aubry et de Thiant, « de sinople semé de billettes d'argent au lion du même brochant sur le tout ».
Politique et administration
Situation administrative
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour des élections municipales le , dix-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 1 201 inscrits, dont 837 votants (69,69 %), 7 votes blancs (0,84 %) et 829 suffrages exprimés (99,04 %). Trois listes se présentent. La liste Aubry dynamique menée par Christophe Lecossier recueille 175 voix (21,11 %), contre 319 voix (38,48 %) pour Aubry, aujourd'hui... pour demain du maire sortant Raymond Zingraff et 335 voix (40,41 %) pour Aubry autrement de Jean-Pierre Laude. À l'issue de ce premier tour, aucun siège n'est pourvu[23].
Administration municipale
Liste des maires successifs
Maire en 1802-1803 : P. P. Sauvage[24].
Maire en 1807-1808 : Cathelotte[25],[26].
Maire en 1881 : Wambré[27].
La démission de Renée Stievenart est envoyée durant l'été 2019 et celle-ci n'est plus maire à compter du . L'intérim est alors assuré par son premier adjoint Raymond Zingraff, puis il est élu maire le .
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Renée Stievenart (d)[28],[29],[30],[31] (née le ) | (démission) | 18 ans et 5 mois | divers droite | |
| Raymond Zingraff (d) (né le ) | En cours | 6 ans, 7 mois et 22 jours | divers droite | |
Instances judiciaires et administratives
La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.
Politique environnementale
Jumelages
Population et société
Démographie
Ses habitants sont nommés les Aubrysiens et les habitantes les Aubrysiennes[32].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].
En 2023, la commune comptait 1 705 habitants[Note 7], en évolution de +1,55 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
{{refnecEn 1699, la commune comptait 175 habitants répartis dans 48 maisons.}}
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,8 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 811 hommes pour 895 femmes, soit un taux de 52,46 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Santé
Enseignement
Aubry-du-Hainaut fait partie de l'académie de Lille.
Sports
Média
Cultes
Économie
Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, les habitants vivaient de l'agriculture et plus encore de l'exploitation forestière. La découverte de la houille a apporté d'autres métiers. Toutefois, il ne reste de l'exploitation minière passée qu'un vieux puits de plus de 200 ans et quelques affaissements dans la plaine en direction de la fosse de Wallers - Arenberg et de la mare à Goriaux.


