Droits LGBT en Slovaquie

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Protection contre les discriminations depuis 2016
Identité de genre non reconnu depuis 2025
Droits LGBT en Slovaquie
Image illustrative de l'article Droits LGBT en Slovaquie
Dépénalisation des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe  Oui
Protection contre les discriminations  depuis 2016
Identité de genre  non reconnu depuis 2025
Partenariat  Non
Mariage  Non
Adoption  depuis 2025

Les droits des personnes LGBTQ en Slovaquie ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population.

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe

Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont devenues légales depuis 1962.

Reconnaissance des couples de même sexe

Le couples de même sexe ne bénéficient d'aucune reconnaissance légale[1].

En 2014, le Parlement slovaque vote l'inscription dans la Constitution du mariage comme « l'union d’un homme et d’une femme » pour interdire légalement le mariage entre personnes de même sexe[2], sous le gouvernement Fico II[3].

En 2015, un référendum a eu lieu pour soutenir l'interdiction du mariage entre personnes de même sexe en Slovaquie[4]. La participation a été trop faible (autour de 21 %) et le référendum n'a pas eu de suites[5].

Protections contre les discriminations

Les discriminations en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre sont interdites[6].

Droit de changer de genre

En Slovaquie, la loi autorise les personnes transgenres à changer de genre légal depuis 1995, mais les conditions sont floues. Cependant, en 2022, elles ont rencontré des difficultés croissantes pour changer de genre légal, les bureaux d'état civil refusant de traiter ce changement, sauf contestation judiciaire[7].

La loi slovaque ne prévoit aucune exigence à cet égard[8], mais dans la pratique, il est généralement nécessaire de subir une stérilisation chirurgicale[9].

Histoire

Le , un jeune homme ouvre le feu sur le bar Tepláreň, un lieu fréquenté par la communauté LGBT de Bratislava, tuant 2 clients et en blessant un troisième[10]. Le tueur, membre d'un parti d’extrême droite, est retrouvé mort peu de temps après[11]. Une veillée funèbre organisée quelques jours plus tard dans la capitale rassemble 20 000 personnes[12].

En , Martina Šimkovičová, ministre de la Culture du gouvernement de Robert Fico, coupe les subventions des associations de défense des droits LGBT en les qualifiant de « parasites »[13],[14] ; elle affirme également que la cause LGBT+ mènerait à « une extinction de la race blanche »[3].

En 2024, le gouvernement Fico IV dépose une proposition d'amendement de la Constitution durcissant les conditions dans lesquelles serait autorisé un changement de genre, et restreignant les droits dont bénéficient les couples homosexuels. Il invoque notamment « les traditions, l’héritage culturel et spirituel de nos ancêtres » pour promouvoir ce texte. S'il est adopté, il irait à l'encontre de la primauté du droit européen, ce que la proposition déposée revendique ouvertement. Pour le directeur d'une ONG slovaque, cette initiative a pour but de « détourner l’attention » de la crise politique qui secoue le pays[3].

Le gouvernement slovaque adopte le un amendement constitutionnel stipulant qu'il n'existe que deux sexes, masculin et féminin. De plus, seuls les couples mariés ont le droit d'adopter, ce qui empêche de facto les couples de même sexe d'adopter, le mariage homosexuel étant illégal en Slovaquie. La gestation pour autrui est également interdite[15].

Tableau récapitulatif

Notes et références

Annexes

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