Fred Moyse
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| Directeur Peuples et frontières | |
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Yves Delaporte (d) |
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Fred Moyse est un homme politique français du XXe siècle.
Il s'est investi dans le nationalisme breton.
Enfance et formation
Carrière
En mars-, il est à Bruxelles[1].
Devenu[Quand ?] agent de L’Abwehr, il part à Londres nouer des contacts avec l’IRA[2].
Il aurait reçu le à Bruxelles, la visite de Jim O'Donovan, délégué de l'IRA, venu vérifier sur place l'existence de l'agent de liaison que lui avait signalé l'Abwehr[3].
Seconde Guerre mondiale
En , il est agent de l’Abwehr, et part à Londres nouer des contacts avec l’IRA[2].
Après la bataille de France, lui et plusieurs autres militants bretons obtiennent des autorités allemandes que les prisonniers bretons soient libérés en échange de la participation à la libération de la Bretagne[2].
En , il est nommé par Olier Mordrel secrétaire général du Parti national breton (PNB)[2].
Il est pressenti pour participer à l'opération Colombe (en) (en allemand : opération Taube), organisée par l'Abwehr, pour rapatrier Seán Russell, ancien chef de l'état-major de l'IRA, devenu indésirable aux États-Unis, à bord d'un sous-marin allemand à proximité des côtes de l'Irlande. Il s'en réjouit, car le climat du Reich en guerre ne lui convient pas. Il avait tenté d'obtenir un visa pour le Danemark, où sa présence aurait été utile pour des liaisons entre les pays neutres et les autonomistes bretons. Les services de la police allemande s'opposèrent énergiquement à son départ, et il fut même menacé d'emprisonnement, sans l'intervention de François Debeauvais. Il fut remplacé par Frank Ryan, un agent irlandais « accueilli » en Allemagne[4].
Lors d’une réunion à Rennes le , les chefs départementaux renversent Mordrel et Debauvais, envoyés quelques mois en résidence en Allemagne. Fred Moyse démissionne de ses responsabilités[2].
Le musée de Bretagne conserve une carte postale dont le côté correspondance comporte un écrit de Fred Moyse : « "Brussels" [Fred Moyse y a été le directeur de Peuples et Frontières et en contact direct avec des responsables de l'Allemagne du IIIe Reich]. Fred Moyse qui séjourne alors à Paris [en début d'année puisqu'il évoque son séjour jusqu'au 16 ou 17 février] demande qu'on l'informe s'il y a une réunion de B.A. (Breiz Atao). Il signale qu'il n'a pas reçu le n° de mi-janvier" et probablement pas celui de début février"]. Enfin, il demande qu'on lui adresse à Paris une petite brochure sur la Bretagne en langue allemande »[5].
Notes et références
- ↑ Bulletin de l'union des œuvres bretonnes, en ligne sur le site de l'IDBE.
- 1 2 3 4 5 Bougeard 2011, p. 209–252.
- ↑ Stephan 1964.
- ↑ (de) Katja Christina Hirmer, Frank Ryan: Nationalist, Freiheitskämpfer – und Nazi-Kollaborateur?, Tectum Wissenschaftsverlag, (ISBN 978-3-8288-7391-9, lire en ligne)
- ↑ Carte postale, numéro d'inventaire : 984.0086.222.
Voir aussi
Bibliographie
- Enno Stephan (trad. Henri Thies et Jean-Jacques Villard), Les espions allemands en Irlande : 1939-1945, Mayenne, Trévise, coll. « Le dessous des cartes », , 344 p.Traduction de l'ouvrage en allemand de 1961 Geheimauftrag Irland : Deutsche Agenten im Irischen Untergrundkampf 1939-1945
- Christian Bougeard, « Chapitre VI. Partis et notables pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1944) », dans Les forces politiques en Bretagne : Notables, élus et militants (1914-1946), Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », (ISBN 978-2-7535-6821-1, lire en ligne)
- Sébastien Carney, « Le mouvement breton au miroir de son historiographie », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest. Anjou. Maine. Poitou-Charente. Touraine, nos 123-2, , p. 83–106 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.3300, lire en ligne, consulté le )