Frankiz Breizh

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Fondation1984
Disparition2007
Frankiz Breizh
Image illustrative de l’article Frankiz Breizh
Logotype officiel.
Présentation
Fondation 1984
Disparition 2007
Siège Brest, Finistère
Positionnement Gauche[1]
Idéologie Autonomisme breton[1]
Social-démocratie
Progressisme
Affiliation française Régions et peuples solidaires
Affiliation européenne Alliance libre européenne
Site web site officiel (inactif)

Frankiz Breizh (en français : « Liberté Bretagne ») était un mouvement politique breton actif de 1985 à 2007, principalement dans la région de Brest et le Léon (Finistère).

Issu d’une scission de l’Union démocratique bretonne (UDB), Frankiz Breizh prônait une autonomie accrue pour la Bretagne, une forte identité culturelle bretonne, ainsi qu’une politique sociale et écologiste ancrée à gauche. Le mouvement s’est dissous en 2007 pour réintégrer l’UDB, avec laquelle il partageait des valeurs et objectifs similaires.

Origines et scission de l’UDB (1984-1985)

Frankiz Breizh naît à l’hiver 1984-1985 d’une scission au sein de l’Union démocratique bretonne (UDB), en raison de désaccords sur l’organisation interne et l’orientation politique de l’UDB[2],[3]. Les sections de Brest et du Léon, menées par des figures comme Jean Guéguéniat, Reun L’Hostis, Pierre Fourel et Yvon Abiven, reprochaient à l’UDB son centralisme démocratique et son alignement perçu sur les positions du Parti socialiste après 1981 [4],[5]. En , lors d’une conférence de presse à Brest, Jean Guéguéniat annonce la création de Frankiz Breizh, un mouvement prônant une ligne plus autonome, ouverte à l’Emsav (mouvement breton) et ancrée dans des valeurs sociales et progressistes [PPR 1].

Le mouvement s’implante principalement dans le Finistère, en particulier à Brest et dans le Léon, mais ne parvient pas à s’étendre significativement à l’ensemble de la Bretagne[2]. Malgré des divergences initiales, les différences idéologiques avec l’UDB s’estompent progressivement, les deux formations partageant des objectifs communs au sein de la fédération Régions et Peuples Solidaires (RPS) [5].

Activités et militantisme (1985-2004)

Frankiz Breizh se distingue par son engagement local, notamment à Brest, où ses élus participent activement à la municipalité et à la Communauté urbaine de Brest[PPR 2],[4]. Le mouvement publie un bulletin, Les Bonnets Rouges, abordant des thématiques économiques, sociales, culturelles et environnementales, avec un accent sur la diversification économique de Brest, la décentralisation et la promotion de la langue bretonne et de la culture bretonne [LBR 1],[4].

Le mouvement participe à plusieurs élections locales et nationales, souvent en alliance avec d’autres formations de gauche, comme Les Verts, l’UDB ou l’Autre Gauche[PPR 3],[6] :

  • Aux élections régionales de 1992, Frankiz Breizh, avec l’UDB, Emgann et le POBL, forme une liste commune « Peuple breton, peuple d’Europe », obtenant 2,8 % des voix (35 938 suffrages) [7].
  • En 2002, Frankiz Breizh présente Jean Guéguéniat (circonscription de Landerneau-Landivisiau) et Marie Gogé (Brest-rural, avec Pierre Fourel comme suppléant) [8],[PPR 4].
  • Aux élections régionales de 2004, une liste commune avec les Verts et l’UDB obtient 9,7 % des voix au premier tour, un succès relatif attribué à la sensibilité bretonne aux enjeux environnementaux[PPR 5].

Frankiz Breizh s’engage également dans des combats culturels et environnementaux, notamment la défense des langues minoritaires (opposition à l’amendement constitutionnel de 1992 faisant du français la langue officielle de la République) [PPN 1] et la lutte contre la pollution agricole en Bretagne, comme lors de la manifestation de Lamballe en 2001 [PPR 6].

Rapprochement et dissolution (2004-2007)

Dès les années 1990, les relations entre Frankiz Breizh et l’UDB se réchauffent[9]. En , des militants de Frankiz Breizh sont invités au congrès de l’UDB à Saint-Brieuc, marquant un début de coopération [5].

En , Frankiz Breizh participe à la fondation du mouvement Régions et Peuples Solidaires[10].

En 2004, les alliances électorales se renforcent, notamment lors des élections régionales où des membres des deux mouvements figurent sur la même liste avec les Verts[PPR 5]. La proximité idéologique et les interrogations des électeurs sur la coexistence de deux formations similaires accélèrent les discussions de réunification[PPR 7].

Le , Frankiz Breizh annonce sa dissolution et son intégration dans l’UDB lors d’une assemblée générale[PPR 8], avec laquelle il partageait des valeurs et objectifs similaires[5]. Pierre Fourel, président de Frankiz Breizh, rejoint le bureau politique de l’UDB, et des élus comme Frédérique Le Nédellec et Anne-Marie Kervern participent aux listes de l’UDB pour les élections municipales de 2008 à Brest [PPR 9].

Idéologie

Frankiz Breizh se définissait comme un mouvement régionaliste de gauche, prônant :

  • Autonomie régionale : Une décentralisation accrue, voire un fédéralisme, pour renforcer le pouvoir décisionnel de la Bretagne, notamment en matière économique et culturelle[5].
  • Identité bretonne : La promotion de la langue bretonne et de la culture bretonne, avec un soutien marqué aux écoles Diwan et à l’enseignement du breton [7],[PPR 10].
  • Écologie et développement durable : Une opposition à l’agriculture intensive et à la pollution (ex. : algues vertes) et un plaidoyer pour la diversification économique, notamment dans les secteurs maritime, technologique et agroalimentaire[PPR 6].
  • Solidarité sociale : Une politique progressiste en lien avec la gauche plurielle, pour lutter contre les inégalités et soutenir les services publics[PPR 11].
  • Européanisme : Une vision d’une Europe fédérale des régions, en opposition au centralisme français, avec un soutien au traité de Maastricht et à la Constitution européenne de 2005[PPR 12].

Le mouvement rejetait la violence, adoptant une approche démocratique et humaniste, en phase avec les valeurs de Régions et Peuples Solidaires et de l’Alliance libre européenne (ALE) [11],[PPR 13].

Figures clés

Héritage

Références

Voir aussi

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