Marcel Guieysse

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Naissance
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Nationalité
Activité
Marcel Guieysse
Photo de Marcel Guieysse publiée dans L'Heure Bretonne du 28 février 1942, où il est présenté comme "chef départemental du Morbihan [du PNB]".
Fonctions
Secrétaire général de la préfecture de l'Indre (d)
Sous-préfet de Vire
-
Sous-préfet de Sarlat-la-Canéda
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Père
Fratrie
Autres informations
Parti politique

Marcel Guieysse, né le à Caudan, et mort le à Vitry-sur-Seine, est un homme politique français. Il est investi dans le nationalisme breton.

Enfance et formation

Il naît au lieu-dit Kervéléan[1],[2] alors à Caudan, aujourd'hui situé sur la commune de Lanester[3].

Il est le fils de Paul Guieysse[4], député radical de Lorient de 1889 à 1910 et plusieurs fois ministre[3].

Il fait des études de droit et de science politique à Paris[3].

Il apprend les langues celtiques avec Henri Gaidoz et Joseph Vendryes[3].

Carrière

Il devient sous-préfet d'abord à Sarlat, puis à Vire[5]. Il doit démissionner après un duel avec un ministre qui avait injurié son père[3],[5].

Il se présente sans succès aux élections législatives de 1914 dans la circonscription de Lorient, face à Louis Nail qui y avait battu son père quelques années plus tôt[6].

Il entre dans les services diplomatiques et participe aux traités de paix en qualité de secrétaire des Affaires étrangères auprès du gouvernement croate et slovène. Il rentre en France pour participer aux négociations du Traité de Versailles en 1919. Il doit quitter la carrière en raison d'une vision progressivement déficiente ; il exerce alors la direction d'une compagnie d'assurances, puis donne des cours de littérature[5],[3].

Engagement dans le nationalisme breton

Il fonde en 1925 à Paris, pour les Bretons protestants de la capitale, Kengarantez Vreiz L'Amitié Bretonne ») » section de « La Cause », œuvre protestante d’enseignement, d’entraide, d’édition, d’évangélisation… fondée par le pasteur Freddy Durrleman[7] et publie en 1925 un livret Bretons et Protestants[8].

La même année, il publie La Langue bretonne, un ouvrage consacré à la langue bretonne[9].

Il adhère en 1929 au Parti autonomiste breton (PAB)[10].

Lors de la scission du PAB en 1931, il rejoint les nationalistes et participe à la fondation du Parti national breton (PNB). Il participe ainsi au premier congrès du PNB qui se tient à Landerneau le [11].

En 1936, il devient secrétaire de la section de Paris du PNB après le départ de sa fille Denise de ce poste, suite à des enquêtes policières pour son rapprochement avec Célestin Lainé et son groupe armé Gwenn-ha-du[12]. La même année, il évoque le travail fait dans les écoles de la République française, particulièrement depuis les années 1890-1900, pour empêcher l'usage de la langue bretonne au profit de la langue française[13].

En 1939, Marcel Guieysse et sa famille quittent Paris pour s'installer à Kervéléan[14].

Il fait partie avec Olivier Chevilotte et Olier Mordrel du comité de direction du PNB en , lorsque François Debeauvais est recherché par la police et se réfugie en Belgique[15].

En , Marcel Guieysse participe à l'établissement du Comité national breton (CNB) à Pontivy[16],[17]. Lors du même mois, les membres de l'exécutif du CNB, François Debeauvais, Olier Mordrel, Célestin Lainé et Marcel Guieysse décident de lancer un nouvel hebdomadaire L'Heure bretonne[18].

En , François Debeauvais se met à l'écart pour raisons de santé, par ailleurs le CNB apparaît comme un échec, Olier Mordrel devient alors le le chef du PNB ; chaque département est doté d'un nouveau responsable, Paul Gaignet pour l'Ille-et-Vilaine, Yves Favreul-Ronarc'h pour la Loire-Inférieure, Yann Ar Beg (Jean Le Bec) pour le Finistère, Jacques de Quélen pour les Côtes-du-Nord et Marcel Guieysse pour le Morbihan[19]. Quand Raymond Delaporte prend la direction du PNB, Marcel Guieysse reste responsable du Morbihan[20].

Quand en , Raymond Delaporte indique que le Service spécial du PNB, dirigé par Célestin Lainé, ne fait plus partie du PNB, il demande aux membres du Service spécial, de choisir leur appartenance ; Marcel Guieysse qui soutient Célestin Lainé est démissionné en décembre[21],[14].

En , Marcel Guieysse, accompagnée de sa femme et de sa fille, se replie en Allemagne avec la formation Bezen Perrot[10],[22].

Il est fait prisonnier par les Américains qui le livrent aux Français. Marcel Guieysse est le seul inculpé présent au procès de l'Heure Bretonne à Rennes, le . Il est condamné à cinq années de prison et à l'indignité nationale à vie[10],[22],[14].

Il est libéré en pour une opération ophtalmologique[14].

Vie privée et décès

Marcel Guieysse se marie le à Paris avec Marie Anglas[23].

En 1907, née sa fille Denise, qui deviendra plus tard militante nationaliste bretonne et collaboratrice de Marcel Guieysse[24].

À la fin de sa vie, devenu complètement aveugle, il meurt chez sa fille Denise, à Vitry-sur-Seine, le à l'âge de 86 ans[22].

Publications

Ouvrages publiés

Textes divers

Préface

Archives

Notes et références

Voir aussi

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