Vefa de Saint-Pierre
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Saint-Brieuc
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(à 95 ans) Saint-Brieuc |
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Écrivaine, militante culturel |
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Geneviève de Méhérenc de Saint-Pierre, dite également Vefa de Saint-Pierre (Vefa Sant-Pêr en breton), Brug ar Menez Du (nom bardique), est une écrivaine, femme de lettres française et militante culturelle bretonne, née au château du Bois de la Salle en Pléguien le et morte à Saint-Brieuc le .
Enfance et formation
Elle naît en 1872[1] au château du Bois de la Salle[2].
Elle entre chez les oblates en 1890, à Troyes, et devient sœur Paul-Augustin[2].
Carrière
En 1906, elle embarque pour l’Amérique du Nord, dans le but de prouver que son aïeul, l'amiral de Saint-Pierre, a été membre de l’ordre de Cincinnatus. Elle rencontre à cette occasion le président Roosevelt. Elle explore ensuite le Grand Nord canadien et abat un orignal[2].
En 1908, Vefa de Saint-Pierre achète le manoir de Menez Kamm et ses terres revêches[3]. C'est une militante de la langue bretonne : « Le bilinguisme est un immense avantage. Il faut apprendre le breton aux enfants et ensuite, ils apprendront l’anglais en trois ou quatre mois. »[4].
Elle effectue un nouveau tour du monde en 1928[2].
En 1950, elle confie à Louis Le Floc'h, un ecclésiastique et poète de langue bretonne, la mission de gérer un lieu où séjourner et apprendre les langues celtiques et où les jeunes de tous les pays se rencontreraient et s'enrichiraient les uns des autres[5].
Elle est une grande voyageuse et une passionnée de chasse, parcourant l'Amérique du Sud, les États-Unis (en 1906 ; elle part sur les traces de son bisaïeul l'amiral de Saint-Pierre, qui s'était illustré pendant la Guerre d'indépendance américaine), le Canada (en 1907 ; elle rencontre plusieurs groupes d'émigrés bretons, notamment à Saint-Claude (Manitoba) où elle est reçue par la famille Kervinio, originaire de Guern, et celle de Louis Palud, originaire de Plouzévédé, et d'autres disséminés dans le Grand Nord canadien) et l'Australie[6].
Attachée à la préservation de la culture bretonne, elle apporte son aide financière à l'Emsav depuis son manoir de Menez Kamm[7] avec l'aide de Maodez Glanndour[2]. Elle adhère à l’Union régionaliste bretonne puis au Parti national breton, elle fréquente l’abbé Jean-Marie Perrot et soutient le Bleun Brug, mais aussi les druides de la Gorsedd de Bretagne, où elle est intronisée sous le nom de Brug ar Menez du[2].
Elle est proche de Yann Fouere[8].
Mort
Geneviève de Méhérenc de Saint-Pierre meurt le à l’âge de 95 ans à Saint-Brieuc[1].
Vie de famille
Elle épouse en 1910 Joseph-Marie Potiron de Boisfleury. Leur mariage dure trois mois[2].
Notes et références
- 1 2 « Vefa de Saint-Pierre (1872-1967) », sur data.bnf.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/recit-chasse-dieu-et-bretagne-les-trois-combats-de-vefa-de-saint-pierre-comtesse-rebelle-906c15f0-db74-11ec-84fd-0d1f31a3fa84
- ↑ https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/culture-bretonne-les-folles-annees-menez-kamm-5702037
- ↑ « Culture bretonne : les folles années Menez Kamm à Spézet », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/culture-bretonne-les-folles-annees-menez-kamm-5702037
- ↑ Arlaux 2000.
- ↑
- ↑ Fouéré 1987, p. 125, 410.
Voir aussi
Article connexe
Bibliographie
- Yann Fouéré, La patrie interdite, Editions France-Empire, coll. « [Histoire d'un Breton », (ISBN 978-2-7048-0566-2)
- Claire Arlaux, Une amazone bretonne: Vefa de Saint Pierre 1872-1967, Coop Breizh Keltia graphic, (ISBN 978-2-84346-111-8 et 978-2-913953-05-5)
Liens externes
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