Incursion d'août 2024 à Khan Younès

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Date du au [1]
(21 jours)
Issue Retrait israélien
Incursion d'août 2024 à Khan Younès
Description de cette image, également commentée ci-après
Réfugiés palestiniens forcés de fuir le quartier Hamad à Khan Younès après avoir reçu un avertissement d'évacuation de l'armée israélienne le 11 août 2024.
Informations générales
Date du au [1]
(21 jours)
Lieu Khan Younès, Bande de Gaza
Issue Retrait israélien
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël Hamas
Jihad islamique palestinien
Fatah[2]
Mouvement des moudjahidines palestiniens[3]
Commandants
Drapeau d’Israël Dan Goldfuss Mohammed Sinwar
Forces en présence
Pertes
2 tués 250 tués au moins (selon Israël)
Civils : 21 tués au moins

Guerre de Gaza

Batailles

Guerre de Gaza depuis 2023

Chronologie

Engagements militaires

Attaques et massacres

Débordement

Voir aussi

L'incursion d'août 2024 à Khan Younès est une opération militaire israélienne lancée le contre la ville de Khan Younès, dans le cadre de l'invasion israélienne de la bande de Gaza pendant la guerre de Gaza[5],[6],[7],[8]. La bataille constitue la troisième opération terrestre distincte dans la ville menée par Israël contre les forces palestiniennes dirigées par le Hamas, après le premier siège et une brève incursion le mois précédent.

Préparation de l'opération

À partir du , l’armée israélienne lance des opérations de raids aériens sur la ville de Khan Younès, avec des avions de chasse de l’Armée de l’air israélienne frappant plus de cinquante cibles dans la zone[9]. Ces raids aériens et tirs d’artillerie se poursuivent en grand nombre[10]. Le , toutes les forces israéliennes se retirent de la ville. Dans une annonce le même jour, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, affirme que les forces du Hamas ont cessé d’exister en tant que force militaire à Khan Younès et indique que le retrait prépare l’offensive prévue à Rafah[11]. Cependant, des roquettes sont tirées par les forces palestiniennes à Khan Younès immédiatement après le retrait de l’armée israélienne[12]. Le conseiller à la communication pour la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Kirby, déclare qu’il s’agit d’une « pause et réorganisation » plutôt que d’une préparation à une offensive[13].

Une brève bataille de huit jours a lieu dans le gouvernorat de Khan Younès du 22 au , incluant une attaque israélienne contre Bani Suheila, qui entraîne la mort de 73 Palestiniens et plus de 270 blessés[14],[15],[16]. La bataille se termine par un retrait israélien, permettant aux Palestiniens de réintégrer la ville et de retourner dans leurs habitations[17].

À la suite de l’assassinat par Israël d'Ismaël Haniyeh, le dirigeant politique du Hamas, Yahya Sinwar remplace officiellement Haniyeh en tant que chef politique du Hamas le [18]. Quelques heures avant le début de la bataille, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou annonce l’envoi de négociateurs israéliens pour discuter d’une proposition de cessez-le-feu « finale » demandée par le président des États-Unis, Joe Biden, en coordination avec l’Égypte et le Qatar[5].

Des responsables du renseignement et militaires israéliens et américains déclarent tous croire que Yahya Sinwar se cache à Khan Younès et indiquent que leurs renseignements montrent que le Hamas et ses infrastructures se regroupent dans la région. Sur la base de ces informations, l’armée israélienne élabore des plans pour lancer de nouvelles opérations dans le gouvernorat de Khan Younès afin de cibler les « centres de commandement et de contrôle » du Hamas[5],[6],[19].

À la veille de la bataille, le , les habitants rapportent que les forces israéliennes commencent à distribuer des tracts depuis des avions leur demandant d’évacuer Khan Younès ainsi que des villes de la région est du gouvernorat de Khan Younès, dont Al-Qarara, Al-Salqa et Bani Suheila[19]. Plusieurs milliers de civils évacuent Khan Younès en emportant du matériel essentiel comme des tentes, des couvertures et des matelas[6]. La plupart des évacués doivent quitter la ville à pied en raison du faible approvisionnement en carburant dans la région, qui empêche l’utilisation de véhicules. Des journalistes de l’Agence France-Presse rapportent qu’au crépuscule du , la ville est entièrement évacuée de civils dans la mesure de leur observation[19].

Déroulement

Conséquences

Notes et références

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