Portrait d'italienne en buste, nu-tête
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| Artiste | |
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| Type | |
| Techniques | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
42,1 × 33,5 cm |
| Propriétaire | |
| No d’inventaire |
K7-103 |
Le Portrait d'italienne en buste, nu-tête est un dessin réalisé en 1881 par Adrien de Witte, peintre belge et professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Liège. L'artiste livre un portrait « subtil et vivant » d'une jeune italienne « à la beauté un peu triste ».
De Witte exécute ce dessin en 1881[1],[2], durant son séjour à Rome en tant que boursier de la fondation Lambert Darchis[3],[4],[5]. Il y représente l'une de ces jeunes paysannes qui viennent poser pour les artistes à Rome, dont il possède (et peut-être réalise) diverses photographies. Celles-ci sont conservées au musée de la Vie wallonne[6].

Le catalogue de son œuvre, qu'effectuent Charles Delchevalerie et Armand Rassenfosse en 1927, liste 255 dessins[7] sur un total d'un peu moins de 600 pièces[8],[9], et ce, malgré le fait que cet inventaire n'est pas complet, tout spécialement en ce qui concerne les dessins, comme le rappelle Armand Rassenfosse en note de bas de page[10]. Ce recensement confirme donc la place de choix qu'occupe le dessin dans l'œuvre de l'artiste.
Parcours de l'œuvre
Selon le catalogue Delchevalerie-Rassenfosse de 1927, le dessin fait partie des collections publiques liégeoises[1]. Le catalogue de l'exposition Adrien de Witte : Dessins - Pastels - Gravures de 1981 situe l'œuvre dans les collections du cabinet des Estampes et des Dessins (ce que confirme l'historien de l'art David Bronze[11] en 2001)[12] et indique qu'elle est entrée dans les collections publiques liégeoises à la suite du legs Henrard-Bellefontaine[2]. Elle fait désormais partie des collections des Fonds patrimoniaux de la ville de Liège, après la dissolution du cabinet des Estampes et des Dessins en 2011[13],[14].
Description
Selon la conservatrice de musée Françoise Clercx-Léonard-Etienne et l'historienne Sylvie Lejeune[15], « la douceur du modelé, l'éclat des yeux, le contraste entre la blancheur du visage et de la blouse et le noir des cheveux et du corselet, les reflets du métal des bijoux dont la jeune femme est parée, tout concourt à donner une impression de vie intense »[2],[16].
Réception critique
Les mêmes auteurs estiment que « ce beau portrait d'une précision presque photographique garde cependant tout le moelleux du dessin »[2],[16]. Pour sa part, David Bronze considère que de Witte livre un dessin « subtil et vivant » où il parvient « à traduire avec beaucoup de vérité » le portrait d'une jeune italienne « à la beauté un peu triste »[12]. Les trois auteurs mettent en avant la capacité de l'artiste à scruter et dépeindre la psychologie de ses personnages, entre autres, dans la présente œuvre[2],[12].