Scarpa (Paysage)
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| Artiste | |
|---|---|
| Date | |
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
55 × 38,5 cm |
| No d’inventaire |
BA.WAL.05b.1927.674, 567, 10043472 |
| Localisation |
Scarpa (Paysage) est un tableau réalisé en 1883 par Adrien de Witte, peintre belge et professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Liège. L'artiste, qui produit peu de peintures de paysage, y brosse un panorama « rocailleux et sec » dans un cadrage insolite[1].
Le peintre exécute ce tableau en 1883[1],[2],[3], durant son séjour à Rome en tant que boursier de la fondation Lambert Darchis[4],[5],[6]. Le thème de la présente peinture de paysage vient d'un voyage qu'Adrien de Witte effectue de juillet à dans la vallée de l'Aniene, notamment à Scarpa et à Anticoli Corrado (dans le nord-est de Rome), dont « le cadre agreste et sauvage le fascine »[7],[8],[9].
L'artiste produit peu de paysages, et la majorité d'entre eux est réalisé lors de son séjour italien[1],[10]. En effet, selon le catalogue effectué en 1927 par Charles Delchevalerie et Armand Rassenfosse, il n'a réalisé qu'une vingtaine de paysages sur un total de 78 peintures à l'huile[11] et 52 aquarelles[12]. Comme le résume Charles Delchevalerie dans la notice du catalogue : « Dans la nature, la psychologie des visages et des corps l'a plus intéressé que celle des paysages »[13].
Parcours de l'œuvre
Le tableau entre dans les collections publiques liégeoises dès 1927[14],[15] et ce, grâce au don du Comité de l'Exposition d'ensemble de l'Œuvre d'Adrien de Witte[16], comme le confirme le Supplément au catalogue du musée des Beaux-Arts publié en 1930 par l'imprimerie Bénard[17]. Il passe au musée de l'Art wallon à partir de 1952 (no 567 d'inventaire)[18],[15] et y reste jusqu'au moment où l'ensemble des collections des musées des Beaux-Arts et de l'Art wallon (regroupées depuis 2011 aux Beaux-Arts) est transféré au musée de La Boverie en 2016[19].
Réception critique
En 2001, l'historien de l'art David Bronze considère que « le paysage est ici montré pour lui-même, dans un cadrage original, et l'artiste se révèle tout à fait convaincant dans le rendu de la lumière et de l'impression de chaleur »[1]. Pour sa part, Charles Delchevalerie remarque déjà, en 1949, que « ses essais de paysage sont peu nombreux : ils attestent pourtant les réussites de sa compréhension »[10].
L'œuvre comme illustration
La peinture est reproduite dans le catalogue de l'exposition Vers la modernité : le XIXe siècle au pays de Liège de 2001[20], dans l'ouvrage Le Musée de l'art wallon et le Cabinet des estampes et des dessins de la ville de Liège : de la richesse et de la complémentarité des collections de 2002[16] et, enfin, dans le catalogue de 2016 du musée de La Boverie[14].