RER métropolitain de Nantes

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Entrée en service2024 - 2030
Lignes6
RER métropolitain de Nantes
Image illustrative de l’article RER métropolitain de Nantes
Un Regio 2N en gare de Nantes en avril 2023.

Situation Loire-Atlantique, Métropole de Nantes
Type Réseau express régional
Entrée en service 2024 - 2030
Lignes 6
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Vitesse maximale 160 km/h
Réseaux connexes

Un Service Express Régional Métropolitain (SERM) est un projet visant à améliorer les mobilités quotidiennes des habitants d’une métropole et de son aire d’attraction. Il nécessite une étude des besoins pour réussir une décarbonation des transports, améliorer la cohésion sociale et répondre aux attentes des territoires[1].

Le SERM s’appuie principalement sur le ferroviaire, complété par d’autres modes de transport tels que les cars à haut niveau de service, la mise en place de réseaux cyclables et, le cas échéant, des services de covoiturage, d’autopartage, de transports à la demande, de navettes routières ou fluviales et de transports guidés (tramways). Mais aussi des réseaux piétonniers favorisant l’accès et l’attente dans les pôles d’échanges multimodaux[1].

Toutes ces services de transport prennent appui sur la création ou l’adaptation de gares ou d’espaces qui concentrent en un même lieu plusieurs modes de déplacement, les pôles d’échanges multimodaux[1].

Introduits par la loi d’orientation des mobilités de 2019 et concrétisés par une loi spécifique en 2023, les SERM sont de véritables outils d’aménagement du territoire. Ces derniers mois, des projets SERM ont émergé dans plus d’une vingtaine d’agglomérations de France (26 en février 2025).[2]

Le Réseau express régional métropolitain de Nantes, parfois abrégé en « RER métropolitain de Nantes »[3], est un réseau de transport à construire s'appuyant sur le réseau ferroviaire en étoile autour de Nantes. Il devra être progressivement mis en service, notamment par la modernisation du nœud ferroviaire de Nantes, la création d'un arrêt permettant de desservir l'aéroport de Nantes-Atlantique, ...

Il doit être cofinancé, en particulier par la région Pays de la Loire, l'État et Nantes Métropole[4],[5] .

Décisions

En 1997, le district de Nantes présente un projet comportant des liaisons "Coueron-Vertou-Clisson" et "Carquefou-Bouaye/Aeroport"[6]

En 2004, le département propose la réouverture de la gare de Ste Luce, la création d'un pole d'échange à Chantenay et la réouverture de la ligne entre Nantes et Nort Sur Erdre[6].

En application de la Loi d'Orientation des Mobilités votée en 2019 prévoyant « le doublement de la part modale du ferroviaire dans les grandes métropoles », la SNCF propose en 2020 un Service Express Métropolitain[7]:

"Dans un premier temps, le principe d’activations supplémentaires en heures creuses, en flanc de pointe et le week-end a été accepté par l’ensemble des acteurs. La mise en œuvre de ces orientations nécessite néanmoins la réalisation d’une étude horaire approfondie pour les horizons au-delà de 2023[7].

Dans un second temps, le projet de service qui pourrait servir de base à un SEM nantais propose le passage à la demi-heure sur l’ensemble des branches, une diamétralisation de la branche principale Ancenis / Nantes / Savenay et la création éventuelle d’une nouvelle halte (Baco) en correspondance avec les deux lignes de tramway. Il inclut également une mise au quart d’heure sur Nantes / Châteaubriant et la possibilité de desservir l’aéroport de Nantes Atlantique au quart d’heure. Des études de trafic prenant en compte la complémentarité avec les transports en commun urbains existants restent nécessaires pour affiner les offres pertinentes de SEM à mettre en place[7].

En termes d’aménagements attendus, le passage au quart d’heure sur Nantes / Savenay nécessitera une infrastructure spécifique en raison de la mixité des circulations sur cet axe. La levée d’exclusion pour une desserte à la demi-heure sur Nantes / Savenay nécessitera quant à elle des aménagements conséquents sur le plan de voies de Nantes et sur l’axe Nantes / Savenay / Redon. Elle devrait être accompagnée d’une desserte à la demi-heure sur l’axe Nantes / Rennes. Les études existantes laissent à penser que le remplacement de la signalisation classique actuelle par un système de type ERTMS sur Nantes- Savenay pourrait répondre à une partie des besoins d’accroissement, en cas de relative homogénéité des circulations[7].

D’ici 2022, les travaux du terminus technique d’Ancenis et du pôle d’échanges multimodal de Nantes seront achevés[7].

Entre 2023 et 2030, la modernisation des postes (bâtiment de la commande centralisée du réseau), la réalisation d’aménagements permettant de recevoir deux trains sur une même voie (2 TMV) et la suppression d’un cisaillement du garage de Chantenay permettront d’augmenter la capacité à quai, d’améliorer la robustesse du système et le suivi des trains[7].

Au-delà de 2030, des aménagements conséquents de modernisation et de simplification du plan de voies de la gare de Nantes seront nécessaires pour mettre en œuvre le projet de service visé."[7]

Le , le nouveau terminus technique de la gare d'Ancenis, soit une voie supplémentaire et un nouveau quai, sont mis en service, permettant d'accueillir un nombre plus important de trains, soit 4 à 5 allers-retours en plus entre Nantes et Ancenis, première étape du RER nantais[8],[9].

Le , le ministre délégué chargé des Transports Clément Beaune signe le contrat de plan État-Région 2023-2027 sur invitation de la présidente de Région Christelle Morançais, et qui prévoit près d'un milliard d’euros d'investissements de l'État, de la Région et collectivités pour les mobilités dans la région Pays de la Loire, dont 101,4 millions d'euros seront consacrés au RER métropolitain de Nantes[3],[4],[10],[11]. Le projet de RER métropolitain de Nantes prévoit un train toutes les heures en heures creuses et toutes les 30 minutes aux heures de pointe, ainsi qu'une meilleure accessibilité des gares du réseau[5]. Le CPER inclut également la création d'une halte permettant de desservir l’aéroport de Nantes-Atlantique ainsi que la mise en accessibilité des gares du réseau pour un investissement de 12 millions d'euros, dont notamment les gares de Mauves-sur-Loire et Couëron, intégrées au SERM[5].

26 projets de SERM sont labelisés en 02/2025[12].

Le , les 13 collectivités concernées par le projet se réunissent pour un premier comité de pilotage, avec pour objectif annoncé de définir une feuille de route d’ici janvier 2026[13]. Cette feuille de route devrait prévoir les services de transports à mettre en œuvre, une évaluation socio-économique et environnementale du projet, un chiffrage des coûts d’investissement dans les infrastructures et le matériel roulant et des futurs coûts d’exploitation, une présentation du financement envisagé, un calendrier, ainsi que les modalités de gouvernance.

En , les écologistes nantais proposent, dans le cadre des élections municipales de 2026, la création de deux premières lignes du RER métropolitain d'ici 2028, sans toutefois préciser les itinéraires concernés[14].

Le le conseil métropolitain vote une délibération concernant la réalisation des études d’avant-projet, sous maîtrise d’ouvrage de SNCF Réseau pour la modernisation des postes sur le secteur Nantes, la mise en œuvre d’équipements pour accueillir 2 trains sur une même voie (2TMV) en gare de Nantes et ainsi augmenter la capacité et la robustesse en gare nécessaire au développement de l’offre sur l’étoile de Nantes à horizon 2030, le redécoupage des blocks de signalisation du tunnel de Chantenay permettant d’augmenter le nombre de trains dans le tunnel afin de contribuer également au développement de l’offre sur l’étoile de Nantes à horizon de 2030[15].

Celle-ci indique aussi :

Par ailleurs, des études d’exploitation ferroviaire, réalisées par SNCF Réseau, sur l’ensemble du périmètre régional et restituées en 2024, ont visé à identifier les aménagements à réaliser pour répondre aux besoins d’offre ferroviaire à moyen et long terme. Il a notamment été tenu compte de l’expression de besoin de l’Autorité Organisatrice des Mobilités régionales aux horizons 2030 (offre continue, élargissement des heures de pointes, activation plus importante de la desserte du week-end notamment) et 2050 (intensification des sillons et élargissement des heures de pointes horaires notamment) ainsi que les perspectives des autres autorités organisatrices[15].

Financement

À l'issue de la signature du contrat de plan État-Région 2023-2027, le financement se répartit entre l'État, la Région, et la métropole de la manière suivante sur les 101,4 millions d'euros consacrés au SERM : 53,68 millions d'euros de l’État, 22,45 millions d'euros de Nantes Métropole, 17,27 millions d'euros de la Région et 8,1 millions d'euros de SNCF Réseau[4].

Réseau

Notes et références

Voir aussi

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