Sculpturæ vitam insufflat pictura

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Date
Matériau
La peinture insufflant la vie à la sculpture
Artiste
Date
Type
Matériau
Dimensions (H × L)
50,1 × 68,8 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
69/31Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Sculpturæ vitam insufflat pictura La peinture insuffle la vie à la sculpture ») est une peinture à l'huile sur toile réalisée en 1893 par le peintre français Jean-Léon Gérôme. L’œuvre, de format horizontal, mesure 50,1 × 68,8 cm. Elle est conservée au Musée des beaux-arts de l'Ontario, à Toronto, au Canada[1].

Danseuse voilée, figurine en terre cuite de Tanagra, c. 150-100 avant notre ère, Musée du Louvre.

En , sur le site de Tanagra, en Grèce, des archéologues mettent au jour un important ensemble de figurines hellénistiques en terre cuite portant des traces de polychromie. Cette découverte suscite un vif intérêt, car elle confirme l’hypothèse selon laquelle la sculpture antique était originellement peinte. Les figurines de Tanagra représentent non des divinités ou des héros, mais des personnages de la vie quotidienne, généralement des femmes élégamment drapées. Elles sont présentées à l’Exposition universelle de 1878 à Paris, où elles rencontrent un grand succès. Dans les décennies suivantes, leur popularité entraîne la production de nombreuses contrefaçons. Ces statuettes marquent également la culture littéraire de la fin du XIXe siècle. Elles sont évoquées dans Le Portrait de Dorian Gray (1891) et Un mari idéal (1895) d’Oscar Wilde, ainsi que dans À la recherche du temps perdu de Marcel Proust[2]..

Fasciné par ces découvertes, Gérôme réalise la sculpture Tanagra en 1890, puis la Danseuse au cerceau en 1891, œuvres directement liées à cette redécouverte archéologique.

Description

Le tableau représente une boutique de poterie imaginée par Gérôme dans la cité antique de Tanagra, en Béotie[3]. À gauche, une jeune femme assise, probablement artisane ou peintre, est entourée d’objets et d’œuvres d’art. Elle tient dans une main une petite statuette en terre cuite représentant la Danseuse au cerceau, et dans l’autre un pinceau fin. Devant elle, sur une table, est alignée une douzaine de figurines identiques, peintes de couleurs vives variées ou à peindre. Par cette mise en scène, Gérôme illustre littéralement la formule latine « Sculpturæ vitam insufflat pictura » (« la peinture donne vie à la sculpture »). En appliquant la couleur sur la terre cuite, la jeune femme semble animer la matière inerte, évoquant le mythe de Pygmalion et Galatée.

À droite de la composition, une autre femme se tient près d’une large ouverture donnant sur l’extérieur. Elle présente des œuvres à des acheteurs rassemblés dans une cour baignée de lumière. Les personnages féminins visibles à l’extérieur portent des vêtements similaires à ceux des figurines mises au jour lors des fouilles, créant un effet de mise en abyme entre l’objet artistique et le monde vivant[4].

Œuvres représentées dans le tableau

Notes et références

Liens externes

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