Le Marchand de fourrures au Caire
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| Dimensions (H × L) |
61,5 × 50,2 cm |
| Mouvement |
Le Marchand de fourrures au Caire, également connu sous le titre Le Brocanteur de gloire, est une œuvre orientaliste du peintre français Jean-Léon Gérôme. Il s’agit d'une peinture à l'huile sur toile réalisée en 1869 et conservée dans une collection particulière[1]. Une réplique autographe exécutée en 1880 se trouve également entre des mains privées.
Les toiles représentent un vendeur de rue au Caire. Le jeune homme est assis le long d’un mur-banc, à l’angle d’une rue. Il porte un turban et une tunique presque entièrement couverte par une peau de tigre qui laisse apparaître ses pieds nus. Dans la main droite, il tient un casque de type « kulah khud ». Les motifs du tigre et du casque sont des éléments récurrents de l’œuvre de Gérôme.
La source de cette pose, ainsi que le contraste entre la richesse des étoffes et la sobriété du corps représenté, se retrouvent dans une œuvre célèbre de Rembrandt, Saul et David (vers 1630, Francfort, Städel Museum). La pose du personnage est presque identique ; la présence du turban peut apparaître fortuite, tout en relevant d’un choix délibéré. Plusieurs procédés de composition employés par Rembrandt dans cette scène biblique sont repris, notamment la ligne pied-main-tête.
En 1899, interrogé par lettre sur le peintre qu’il considérait comme son idéal, Gérôme répond : « Un homme remarquable par son amour de la nature, sa naïveté, sa sincérité, c’est Rembrandt, qui, en raison de ces qualités magistrales, est en même temps un grand poète ». Il ajoute : « S’il avait un sens plastique, il serait absolument sans faute. En tant que maître peintre, il serait mon idéal ».
Dans la version de 1869, la toile mesure 61,5 × 50,2 cm. La signature de l’artiste, « JL. GEROME », est visible en haut à droite, sous la fenêtre. Le tableau est vendu 1 326 000 dollars en par Christie’s.
À gauche de la composition, une ruelle s’enfonce dans l’ombre et conduit vers une zone baignée de lumière. Un colporteur chargé de bocaux apparaît dans l’obscurité du passage et s’avance vers le spectateur, formant une vignette secondaire habilement intégrée à la scène.