Markos Botsaris (Gérôme)
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70,2 × 54,6 cm |
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Markos Botsaris est une peinture à l'huile sur toile réalisée en 1874 par le peintre français Jean-Léon Gérôme. La toile représente le chef militaire grec Márkos Bótzaris, figure emblématique de la Guerre d'indépendance grecque. Elle constitue le seul portrait connu d’un personnage historique dans l’œuvre de Gérôme. L’œuvre appartient à la collection particulière Terence Garnett[1].
Markos Botsaris est l’un des héros les plus célèbres de la guerre d’indépendance grecque contre l’Empire ottoman. En 1823, il meurt lors d’une contre-offensive surprise contre l’armée turque qui assiège Missolonghi. À la tête de plusieurs centaines de combattants souliotes, il attaque de nuit une force ottomane d’environ 3 000 hommes près de Karpenísi.
Bien que l’assaut inflige de lourdes pertes aux troupes ottomanes, Botsaris est mortellement blessé durant l’affrontement. Il est ensuite enterré avec les honneurs à Missolonghi et devient rapidement une figure héroïque de l’imaginaire national grec. Dans la culture populaire, il est parfois comparé au roi spartiate Léonidas Ier, la défense de Missolonghi étant assimilée symboliquement aux Bataille des Thermopyles. Le diplomate et philhellène François Pouqueville écrit après sa mort que « toute la Grèce reconnaît en Marcos Botsaris l’objet de son chagrin, un second Léonidas ».
Description de l’œuvre

La peinture représente Botsaris assis, légèrement affaissé sur un fauteuil en bois, dans une attitude méditative. La composition, de format vertical, mesure 70,2 × 54,6 cm. L’artiste signe l’œuvre « J. L. Gérôme » dans une niche située en haut au centre de la toile. Il est peu probable que Gérôme ait disposé d’une représentation fiable du visage de Botsaris : celui-ci meurt en 1823, soit un an avant la naissance du peintre. Le modèle utilisé pour ce tableau est vêtu du costume qui apparaît également dans une autre œuvre de Gérôme de la même période, La Prière à la mosquée conservée au Metropolitan Museum of Art. L’identification du personnage repose essentiellement sur le titre donné par l’artiste lui-même, attesté dans les registres du marchand d’art Goupil & Cie qui acquiert la toile l’année de sa réalisation.