Batterie de Peyras
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| Partie de | |
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| Destination initiale |
Batterie de bombardement |
| Destination actuelle |
Musée |
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| Division administrative | |
| Subdivision administrative | |
| Commune | |
| Altitude |
196 m |
| Coordonnées |
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La batterie de Peyras est un ouvrage défensif de la place forte de Toulon situé sur la commune de La Seyne-sur-Mer et maintenant transformé en musée. Il surplombe la rade de Toulon et culmine à 196 m. C'est le seul exemple en France d'une batterie encore armée de canons opérationnels, en parfait état de conservation.
La batterie fut construite en 1879 au moment de tensions entre d'une part la jeune Troisième République française et d'autre part le Royaume-Uni et surtout l'Italie en Méditerranée.
Il s'agit d'une batterie côtière de gros calibre destinée à défendre l'espace compris entre l'isthme des Sablettes et la pleine mer. Sa situation lui permettait de croiser ses feux avec ceux de la batterie de Saint-Elme. Placée à une altitude de 196 mètres elle pouvait soumettre des vaisseaux ennemis à un tire plongeant, ce qui lui conférait une redoutable efficacité[1].
L'armement d'origine se composait des éléments suivants :
- 3 pièces de 24 cm ;
- 8 pièces de 19 cm ;
- 2 pièces de 16 cm.
En 1912, l'armement comprenait :
- 4 pièces de 240 mm à tir ;
- 4 pièces de 19 cm ;
- 2 pièces de 24 cm.
Une batterie annexe de six pièces de 95 mm a été construite à proximité en 1899. À cette occasion l'aile droite reçut une carapace en béton et son terre-plein d'artillerie fut remanié. Ce matériel fut transféré sur le front du nord-est durant la Première Guerre mondiale.
En 1933, Peyras fut transformé en batterie de DCA avec quatre canons de 90 mm de marine sur affût fixe. À partir de 1943, les troupes d'occupation allemandes installèrent une batterie de Flak de six canons de 88 mm. Après la Libération, la Marine nationale transforma le site en école de lutte antiaérienne, en y installant les quatre canons allemands de 105 mm qui s'y trouvent encore aujourd'hui.
La batterie cessa d'être opérationnelle le . Elle constitue une des bases d'opérations du Commando Trépel jusqu'en 1967[1]. La Marine nationale, propriétaire du site, a entrepris sa restauration en 1997[2] et a confié à l'association GMC la conservation du musée.