Place fortifiée de Belfort

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Place fortifiée de Belfort
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La place fortifiée de Belfort est une place de première ligne de défense du système défensif Séré de Rivières entre celles d'Épinal et de Besançon.

Brest
Cherbourg
Lille
Maubeuge
Belfort
Langres
Albertville
Briançon
Nice
Toulon
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Les principales places fortifiées entre 1874 et 1914 (système Séré de Rivières).

Au lendemain de la défaite traumatisante de 1870-1871, la place forte de Belfort, important nœud de communications routières et ferroviaires, est choisie, avec celles d'Épinal, de Toul et de Verdun pour constituer la « première ligne » du système de défense mis au point par Séré de Rivières.

La première ligne de défense, dans l’Est de la France à proximité de la frontière, est formée par plusieurs rideaux d’ouvrages. La place fortifiée de Belfort (le camp retranché de Belfort) est située entre le Fort de Giromagny qui fait partie du rideau de la Haute-Moselle et le Fort Lachaux du Môle défensif du Lomont.

Le principe du camp retranché est la concentration de l’artillerie dans les forts permanents construits autour de la ville. La distance par rapport à la ville correspond à la portée des canons et la distance entre les forts permet une défense mutuelle.

Le camp retranché de Belfort comprenait vers la fin du XIXe siècle les forts de la première ceinture fortifiée construits entre 1793 et 1870, les forts Séré de Rivières construits entre 1874 et 1886, et de nombreuses batteries.

Forts construits entre 1792 et 1870 (composant la 1re ceinture fortifiée) :

  • Fort de la Miotte (ou fort Kléber) (1831)
  • Fort de la Justice (ou fort Lecourbe) (1826)
  • Fort des Hautes Perches (1815-1870)
  • Fort des Basses Perches (1815-1870)
  • Fort Bellevue (1870) – Fort démoli début XXe siècle
  • Fort des Barres (ou fort Hatry) (1865-1870)

Forts Séré de Rivières construits entre 1874 et 1886 (composant la 2e ceinture fortifiée, sauf les forts des Perches remaniés, qui font partie de la 1re ceinture fortifiée) :

Les deux forts des Perches de la première ceinture fortifiée ont été conservés mais reconstruits par le général Séré de Rivières. La raison pourrait être la valeur stratégique prouvée lors de la phase finale du siège Denfert-Rochereau en 1870-1871.

Une vingtaine de petites fortifications (ouvrages) complètent ce dispositif défensif :

Piton Lagace, Mont Rudolphe, Etang Neuf, Denney, Rondot, Chèvremont, Trois Chênes, Meroux, Moval, Fougerais, Verpillère, Bois des Esserts, Haut du Bois, Héricourt, Bas du Mont, Côte d'Esssert, Nord du Salbert, Sud du Salbert, Petit Salbert, de la Forêt, Haut d'Evette, Monceau[1].

S'y ajoutent 13 abris de combat, 1 batterie, le réduit du Bosmont, le magasin à poudre du Bosmont, 6 corps de garde, 3 abris-cavernes, 1 casemate, 3 observatoires[1]

Après le décret du pris par le général Boulanger, alors ministre de la guerre, les bâtiments militaires sont rebaptisés du nom d'une gloire, si possible militaire et locale. Ainsi, les forts prennent de nouveaux noms. Localement, ces "nouveaux" noms ne s'imposeront pas vraiment parmi la population.

Aujourd’hui, la plupart des différents sites de cet ensemble ont perdu leur usage militaire : ils sont pour la plupart à l'abandon.

Quelques ouvrages composant la place fortifiée

Références

Voir aussi

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