Fort de Pagny-la-Blanche-Côte
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| Fort de Pagny | |||
L'entrée du fort en 2007. | |||
| Description | |||
|---|---|---|---|
| Type d'ouvrage | fort à massif central | ||
| Dates de construction | de 1879 à 1883 | ||
| Ceinture fortifiée | isolé | ||
| Utilisation | fort d'arrêt | ||
| Utilisation actuelle | chambre d'hôte | ||
| Propriété actuelle | propriété privée | ||
| Garnison | 628 hommes (en 1883) | ||
| Armement de rempart | 6 canons | ||
| Armement de flanquement | 8 pièces | ||
| Organe cuirassé | une tourelle Mougin modèle 1876 | ||
| Modernisation béton spécial | non réalisée | ||
| Programme 1900 | |||
| Dates de restructuration | non réalisée | ||
| Tourelles | - | ||
| Casemate de Bourges | - | ||
| Observatoire | - | ||
| Garnison | ? | ||
| Programme complémentaire 1908 | non réalisé | ||
| Coordonnées | 48° 33′ 18″ nord, 5° 43′ 34″ est | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
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Le fort de Pagny-la-Blanche-Côte, appelé aussi fort de Pagny et brièvement fort Vaucouleurs, est un ouvrage fortifié se trouvant sur la limite entre les communes de Champougny (dans le département de la Meuse) et d'Uruffe (en Meurthe-et-Moselle). Construit à la fin du XIXe siècle, il avait pour mission de servir de fort d'arrêt dans la « trouée de Charmes », entre la place forte de Toul et celle d'Épinal.
À la fin de la guerre franco-allemande de 1870, la frontière franco-allemande est tracée au milieu de la Lorraine, séparant la Meurthe-et-Moselle, qui reste française, et l'Alsace-Lorraine, qui fait désormais partie de l'Empire allemand. Presque aussitôt, la République française fait construire de nouvelles fortifications le long de cette nouvelle frontière, une ligne discontinue appelée le système Séré de Rivières : quatre puissantes places fortes ont été aménagées le long de cette frontière, les places de Verdun, de Toul, d'Épinal et de Belfort, composées d'une ceinture de forts et de batteries et largement garnies d'artillerie et d'infanterie. Si ces places sont réunies deux à deux par des rideaux de forts (le rideau des hauts de Meuse entre Verdun et Toul et le rideau de la Haute-Moselle entre Épinal et Belfort), un vaste espace entre les deux ensembles a été laissé libre : la « trouée de Charmes ». Cette trouée de 59 km de large (entre l'ouvrage du Chanot près de Toul et le fort de Dogneville près d'Épinal), un appât assez évident, est tout de même renforcée par cinq forts isolés, appelés « forts d'arrêt », contrôlant les axes ferroviaires pour rendre difficile une offensive : ce sont les forts de Manonviller (à l'est de Lunéville), de Frouard (au nord de Nancy), de Pont-Saint-Vincent (au sud de Neuves-Maisons), de Pagny (au sud-ouest de Toul) et de Bourlémont (à l'ouest de Neufchâteau).
Le fort de Pagny est construit au sommet (389 mètres d'altitude) d'une des côtes bordant la Meuse, juste au nord de Pagny-la-Blanche-Côte, protégeant ainsi le flanc sud du rideau défensif des hauts de Meuse. Le fort a été renforcé par la batterie d'Uruffe 500 m plus à l'est (48° 33′ 16″ N, 5° 44′ 04″ E) et par la batterie de Pagny à un kilomètre au sud-ouest (48° 32′ 42″ N, 5° 43′ 04″ E)[1], qui couvrent les angles morts.